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DERMATITE PRI-ORALE

29 avril 2013, par WEBER I.


Sommaire

Dermatite pri-orale
1 - DEFINITION ET CLINIQUE
2 - DIAGNOSTIC : LMENTS CLINIQUES ET HISTOLOGIQUES
3 - DIAGNOSTICS DIFFRENTIELS
4 - OUTILS THRAPEUTIQUES
5 - STRATGIE THRAPEUTIQUE
6 - SYNONYMES
Tableaux
Liste des rfrences
1 - DEFINITION ET CLINIQUE

La dermatite pri-orale (DPO) est une dermatose faciale frquemment


rencontre en pratique dermatologique. Il nexiste pourtant pas dtudes
pidmiologiques sur lincidence de cette pathologie.

La DPO touche surtout les sujets caucasiens, et prdomine chez la femme entre
15 et 45 ans avec un pic entre la 2me et 3me dcennie. Souvent un terrain de
xrose cutane ou de dermatite atopique modre est retrouv [3].

Les formes pdiatriques sobservent plus souvent chez des patients de sexe
masculin [3]. Les lsions sont en gnral plus tendues chez lenfant [2].

La localisation est majoritairement pri-orale. Une atteinte pri-nasale ou prioculaire est possible. Deux ou trois localisations peuvent tre associes chez un
mme malade.

1.1 - PHYSIOPATHOLOGIE

Dans la DPO on retrouve une altration de la barrire pidermique, ce qui la


distingue de la rosace [4]. Cette altration est favorise par lapplication
rpte de cosmtiques ou de prparations topiques et favorise une sensation
de tension ou de scheresse cutane qui entraine son tour une augmentation

de lapplication de topiques strodiens ou de cosmtiques. Il sen suit une


raction inflammatoire avec les lsions de DPO. La corticothrapie locale
aggrave les signes cliniques et est donc contre-indique dans la DPO.

Dautres facteurs tiologiques voqus sont rsums sur le Tableau I.

1.2 - VOLUTION ET COMPLICATIONS

Lvolution est le plus souvent sub- aigue ou chronique. La gurison se fait sans
squelles, sauf pour les formes lupodes o des cicatrices sont possibles.

Le retentissement psychique de cette pathologie affichante peut tre important.


Un effet rebond la dcroissance progressive ou larrt des corticodes
topiques est mal vcu et incite de nombreux patients reprendre ces produits,
engendrant ainsi un cercle vicieux.

Les rechutes sont rares et favorises par lapplication de dermocorticodes.