HAULSET FAMIEN - ANXYL KOUASSI

… CE QUE NOUS VOULONS …

AVANT-PROPOS

SOMMAIRE

La fin de l’été a sonné, comme d’habitude, la rentrée académique au CESAG, la quatrième en ce qui nous concerne. Au cours de ces quatre (4) ans, il s’est passé de nombreuses choses que nous avons soit encourager, soit déplorer. Nous en avons été acteur, spectateur ou observateur. Par la présente, nous faisons une analyse de tous ces éléments que nous soumettons à votre critique.
Un on #ans la # vers t)........................................ * L$assert on pro'ess onnelle ................................. ( Ce sent "ent #$% part tenace .............................. & Corroborer la collaborat on ................................ ! Avant-propos ....................................................... 2

Ce petit essai littéraire, proposition d’un de vos frères étudiants, n’indexe aucunement une entité de notre école. Au contraire, il vise à rendre hommage à tous ceux qui ont œuvré pour un meilleur CESAG. De facto, Il vise également à rappeler aux présents acteurs que les efforts antérieurs ne doivent pas être vains.
Ce ,-e no-s vo-lons ......................................... /2 Le ,- pro,-o #e .est on.................................... // Can# #es can# #ats ............................................. +

I, Etudiant en MPCGF1 Que Dieu bénisse notre CESAG ! « Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite. »
Henr0 For#

Haulset F. KOUASSI, étudiant en MPCGF 1

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CORROBORER LA COLLABORATION

Pour que les organisations soient plus performantes, pour que le nombre de différends diminue et qu'objectifs personnels et organisationnels se rapprochent, il faut développer un management qui respecte le besoin de chacun d'être reconnu en tant qu’important maillon de la chaîne : il faut un management clairement participatif. Afin d’aboutir à un tel management, il est important de mettre en avant la concertation, le dialogue et la délégation des tâches comme piliers de l’organisation. Dans l’environnement estudiantin, beaucoup plus déterminant est l'efficacité de la collaboration entre représentants d’étudiants et étudiants, plus grand se ressentira l’appartenance des étudiants à leur association. C’est pourquoi, le succès des activités de l’ASEMA repose sur la performance et sur le style de son management. Ce management doit se ressentir au niveau de tous les étudiants, indépendamment du statut. Nous sommes, depuis 2006, date de l’avènement du système LMD au CESAG, arrivés à une phase importante de notre établissement. En effet, une catégorie d’étudiant, moins expérimentée et beaucoup plus en phase avec la jeunesse, a intégré l’établissement. Ainsi, le mécanisme d’ajustement antérieur est caduc et ne correspond plus à nos réalités. Le défi est donc grand : trouver le moyen permettant aux professionnels-étudiants, de cohabiter et de collaborer de manière efficiente avec les plus jeunes. Il nous faut collaborer, de toute bonne foi, avec l’administration qui doit être le partenaire privilégié des étudiants. Bien plus que des salariés du CESAG, les membres de l’administration doivent être pour nous des grand-frères, des oncles et tantes, des grands-parents ; des personnes qui comprennent nos difficultés, qui ressentent la nécessité d’y remédier. A notre tour, nous devons nous montrer compréhensifs sur le fait qu’ils n’ont pas toujours tâche facile. Une franche collaboration inclut également sincérité de chacun des partis. En toute chose, la sincérité est de mise. Cette sincérité doit d’abord se ressentir au niveau des

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dirigeants, de ceux qui ont en charge la gestion. Les premières qualités de ceux-ci doivent être l’intégrité et l’honnêteté. Sans ces fondamentaux, quelles que soient les compétences de ces derniers, les retombés du travail ne seront pas pour la masse, mais pour une minorité. Afin de ne pas parvenir à de tels préjugés, il est important, dès le départ, d’installer la clairvoyance dans la gestion. Les étudiants doivent avoir connaissance de ce qui se passe dans leur école et dans leur association. C’est leur droit. Les dirigeants doivent faire preuve de sincérité envers les étudiants en ne dissimulant pas d’information. De toute manière, il n’y a rien à celer quand la gestion est explicite.

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CE SENTIMENT D’A PART TENACE

Il est temps que nous prenions conscience de nos compétences, il est temps que nous prenions conscience de nos capacités. Il est temps que nous prenions conscience du destin qui est le nôtre et qui est grand, tellement grand. L’on a beau dire, peu d’étudiants issus du CESAG sont restés sur le carreau après leurs études. La grande majorité a réussi à s’en sortir. Ne doutons pas de la qualité de notre formation. Nous devons contribuer à son amélioration, à son perfectionnement. Une fois que nous avons choisi le CESAG, une fois que nous avons eu la chance d’être accepté dans cette grande famille, nous avons, non pas la possibilité, mais plutôt l’obligation de contribuer, d’une manière ou d’une autre, à son rayonnement. C’est pourquoi l’ASEMA doit être l’affaire de tous. Pas d’une relative majorité ayant gagné des élections. Avoir de l’amour, de la haine peut être pour l’ASEMA, du moment que l’on se sente concerné, du moment que subsiste la passion ; car la plus grosse difficulté serait un ressentiment d’indifférence. Nous devons être fiers de notre établissement, fiers de notre formation et contribuer à son essor. L’étudiant du CESAG pris individuellement n’est pas éternel, mais l’institution, elle, doit demeurer, consolider ses acquis, avancer, croitre, viser les sommets. Parce que, de toute manière, le diplôme est amené à perdurer et la réputation de l’établissement nous suivra partout. Il y va donc de nos ambitions, de notre voix, de notre survie. Ce sentiment d’appartenance que nous prônons doit également se ressentir par la solidarité. Quand on est membre d’une famille, on ne peut rester indifférent au sort d’autrui. C’est pourquoi, il est important de mettre sur pied une caisse de solidarité performante et transparente, capable de pouvoir aider nos camarades en difficulté. Une contribution forfaitaire annuelle effectuée par chaque étudiant permettrait de reposer sur une base assez intéressante. Cette contribution devra venir de manière spontanée, parce qu’un accident est si vite arrivé, parce qu’un décès de proche peut survenir chez n’importe lequel d’entre nous. Et bien évidemment, dans ces conditions, la solidarité et l’entraide doivent être prônées.

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L’ASSERTION PROFESSIONNELLE

L’insertion professionnelle, l’éternelle question de l’insertion professionnelle. Il faut que tout un chacun, étudiant ou membre de l’administration comprenne qu’il ne s’agit pas d’une question relevant de l’ASEMA, mais plutôt du CESAG, voir au-delà. Il n’y a pas de véritable solution miracle. Nous sommes aujourd’hui dans un environnement assez complexe dans lequel le simple fait d’avoir étudié au CESAG ne suffit pas à garantir un emploi. Il est grand temps que l’administration pèse de tout le poids que lui confère le label CESAG afin de trouver des approches concrètes à ce problème ; bien évidemment de concert avec le travail d’amont effectué par l’ASEMA. Il est temps d’asseoir les bases d’un réseau d’étudiants performant, fiable et qui permettra à moyen terme de régler une grande part du problème lié à l’insertion professionnelle. La vie d’aujourd’hui est régie par les réseaux, et le CESAG a un grand retard à rattraper dans ce domaine. C’est pour nous le lieu de soutenir et encourager les créateurs de l’initiative « CESAG rekk », censée apporter des pistes de solution à ce problème. Il est également nécessaire de nous rendre solidaire au niveau des promotions afin, dès notre première année ensemble, de se trouver un parrain qui nous accompagnera jusqu'à la fin de notre cursus.

Nous devons trouver des stages et des autres imprégnations professionnelles pour nos camarades étudiants. Ceci est une nécessité. Si certaines entreprises éprouvent certaines réticences à nous les accorder, nous devons persévérer et au moins nous aurons tenté. L’échec ne se définit pas comme le fait de n’avoir pas réussi. L’échec, c’est plutôt le fait de n’avoir pas essayé. La réussite de l’essai nous garantit la victoire et l’échec nous garantit au moins l’expérience ; dans les deux (02) cas, nous ressortons aguerris, nous ressortons gagnants. Tout bon programme d’activité monté pour les étudiants se doit d’incorporer la recherche de stage pour ceux-ci. Cependant, il nous faut faire distinction entre

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ambition et illusion, entre challenge et utopie, entre possibilité et volonté. Un programme d’activité doit présenter de l’ambition, ceci est indéniable. Toutefois, il doit également tenir compte de la réalité de l’environnement et de la conjecture liée à l’emploi. Nous devons tirer leçons des expériences passées.

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UNION DANS LA DIVERSITE

L’un des points caractéristiques du CESAG est bien évidement son métissage culturel, tiré des différentes nationalités en son sein. Chacun d’entre nous vient avec sa vie, sa culture, son histoire. Chercher à l’imposer à l’autre environnement aussi diversifié, cela est très dangereux. Mettre nos nationalités en avant, c’est mettre nos différences en avant ; c’est donc, à bien des égards, extérioriser nos faiblesses. Nous mettons beaucoup trop nos différentes origines en amont. Ceci constitue un frein à l’idée de rassemblement à laquelle nous devons tous adhérer. Loin l’idée de penser à une dissolution des associations de communauté, elles constituent l’essence de la vie associative du CESAG. Par contre, il demeure vital d’atténuer ce sentiment de nationalisme afin de penser panafricanisme. Sans vraiment le constater, les communautés du CESAG sont en rivalité. Nous essayons de prouver que notre communauté est supérieure, que les autres en font un peu trop. Nous avons recours à beaucoup trop de clichés et nous jugeons sans connaître. Les différentes activités que nous organisons avec les communautés (Journée de l’intégration, promo culture, grand concours des communautés, miss CESAG…) ne visent pas à rechercher la meilleure association de notre établissement. Au-delà de cela, elles ont été initiées pour que nous connaissions un peu plus l’autre, ses us, ses coutumes, afin que nous nous trouvions des similitudes, afin que nous soyons beaucoup plus tolérant vis-à-vis des autres, afin que nous harmonisions. Elles ont été initiées afin que nous comprenions que, dans le fond, nous ne sommes pas très différents. Nous devons rechercher l’union, l’union dans notre diversité. C’est grâce à cela que nous pourrons mettre en synergie nos actions et contribuer à l’émergence d’un CESAG plus grand et plus fort. sans tolérance et dans un

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CANDIDES CANDIDATS

Bientôt Décembre. Nous rentrerons dans la phase de pré campagne, les tractations commenceront ; puis adviendra la campagne. Les tambours retentiront, les étudiants arboreront de belles couleurs, l’on nous promettra monts et merveilles, l’espoir sera suscité. Bien sûr, pour mieux être crédible, l’on espèrera avoir le soutien de personnalités. L’on dira aux étudiants qu’ils auront tous des bourses, que nous leur garantissons à tous des stages et emplois, nous leur promettrons monts et merveilles. Mais un jour, très exactement le lendemain de la victoire, tous ces scénarios ne comptent plus, ou plus exactement, il n’en reste qu’un seul : celui du réel. Il ne s’agit pas à chaque fois de parler de changement pour des fins de campagne ; l’on ne sait pas ce que l’on doit changer, mais l’on parle de changement parce que cela fait gagner des voix aux élections. De même, il ne s’agit pas de remettre en cause les fondamentaux de l’ASEMA, car aux cours de toutes ces années de mandature, il y a eu de très nombreux acquis. Il s’agit de s’appuyer sur le travail des bureaux antérieurs afin de parfaire ce qu’ils ont réussi. Egalement connaître leurs échecs, en faire l’analyse, les comprendre afin de ne plus les répéter. Il s’agit d’enterrer les belles paroles, de finir avec la politique « politicienne » et s’attaquer de manière pratique et pragmatique aux difficultés quotidiennes des étudiants. Certains d’entre nous sont tentés de croire que l’ASEMA est réservé à un groupe d’ami, un cercle fermé, voir même une secte à laquelle seul quelques initiés ont droit. Certains d’entre nous sont tentés de croire que les membres du bureau de l’ASEMA s’adonnent à des actes anormaux de gestion et privilégient leurs intérêts personnels au détriment de l’intérêt général. Il nous appartient de ne plus être tenté de le croire. Pour cela, nous devons lever toute équivoque en exigeant et en obtenant une gestion claire et transparente de notre association. Nous pourrions, par exemple, mettre en place une structure parallèle à l’ASEMA qui assurerait le suivi des activités de l’association. Cette structure indépendante pourrait s’appuyer sur nos représentants légaux, les

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gouverneurs de classe, afin que ceux-ci aient un droit de regard sur la gestion de l’association. Notre devoir de partage, de transparence et de libre circulation de l’information nous l’impose.

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LE QUIPROQUO DE GESTION

Concernant la gestion de l’ASEMA, nous devons connaitre nos priorités. Nous devons, très clairement, définir nos centres d’intérêt. Ce qui nous intéresse, ce n’est de savoir lequel de nos compatriotes sera à la tête de l’association. Ce qui nous intéresse ce n’est pas de savoir si oui ou non nous occuperons un poste de responsabilité dans le bureau exécutif de l’ASEMA. Ce qui nous intéresse, c’est plutôt de savoir si les leaders que nous aurons à choisir sont capables, compétents, intègres et répondront aux attentes des étudiants. Entrer dans le bureau exécutif de l’ASEMA peut être vu comme la consécration en termes de vie associative au sein du CESAG. Pour y arriver, il est préférable d’être passé dans l’un des laboratoires dont regorge le CESAG, je veux parler de nos clubs et associations ; il faut y avoir fait ses preuves, y avoir un parcours. Le bureau des étudiants doit, en outre, regrouper des étudiants chargés d’animer quotidiennement la vie estudiantine du campus. Vecteur de la vie associative, il doit favoriser l’épanouissement des étudiants et donner la possibilité aux clubs et associations de se développer. Le bien-être, la bonne humeur et la cohésion des étudiants au sein de l'Ecole sont autant de choses que le bureau se doit d’assurer tout au long de son mandat. Il doit aussi susciter l’initiative des étudiants, soutenir, dans la mesure du possible, les projets concrets et ambitieux et accompagner les étudiants dans toutes leurs démarches. Nous avons les compétences pour gérer, cela est inaliénable. Cependant, à ces compétences, il est important d’ajouter la motivation, l’envie, la volonté de faire bouger les choses et d’aller de l’avant. Ces deux éléments, bien ajustés et utilisés doivent logiquement donner l’action, la pratique, l’application. Cette application, si elle est continue et effectuée sans relâche aboutira d’année en année à l’amélioration de notre établissement et à l’essor croissant de notre label.

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CE QUE NOUS VOULONS

Notre problème, c’est que l’institution est beaucoup trop reposé sur des pseudos lauriers : tutelle de la BCEAO, institution sous couvert de l’UEMOA comme si cela suffisait à garantir certaines facilités après la formation. Notre problème, c’est le manque de solidarité entre les étudiants qui par peur, par crainte, ne revendiquent pas ou ne revendiquent pas bien ce qui leur est dû. Notre problème, ce sont les étudiants brillants et très intelligents, mais qui n’ont pas de temps à consacrer aux camarades de classe n’ayant pas assimilé les cours. Notre problème, ce sont les responsables de club ou d’association qui, au lieu de servir leurs membres et de se préoccuper de l’émergence de leur institution, s’adonnent à des pratiques anormales de gestion et au détournement de fonds. Notre problème, c’est le membre de l’administration, fut-il agréable, qui n’a pas compris qu’il est d’abord et avant tout présent pour assurer les bonnes conditions d’apprentissage aux étudiants et leur faciliter, du mieux que possible, l’insertion professionnelle. Ce que nous attendons, c’est un pacte de confiance avec l’ensemble des étudiants du CESAG afin que la gestion de leur association soit claire et exhaustive. Ce que nous attendons, c’est de transmettre fidèlement la volonté des étudiants à qui de droit et d’œuvrer par tous les moyens possibles afin d’avoir suite favorable. Ce que nous attendons, ce sont des activités qui allieront le culturel, l’éducatif et le récréatif pour toutes les tranches d’âge, tous les programmes et toutes les nationalités. Ce que nous attendons, c’est de trouver le mécanisme afin que les étudiants du soir, qui sont le plus souvent des professionnels, se sentent aussi bien concernés par les activités du CESAG que les étudiants du jour. Ce que nous attendons, c’est de trouver le moyen d’une collaboration pleine, franche et entière avec les membres de l’administration afin que les requêtes des étudiants soient étudiées avec la plus grande importance par ceux-ci et qu’on puisse, ensemble, y trouver des solutions.

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Ce que nous attendons, c’est de faire le maximum possible afin qu’un grand nombre d’étudiants ait des stages et bénéficie de visites d’entreprises. Ce que nous attendons, c’est de garantir une franche collaboration avec l’ensemble des communautés d’étudiant afin que, celles-ci, indépendamment de leur effectif ou de la situation géographique de leur pays, soient considérées de la même manière et soient fières d’appartenir à la grande famille CESAG. Ce que nous attendons, c’est de pouvoir proposer des logements décents aux étudiants qui en exprimeront le besoin. Ce que nous attendons, c’est de diversifier les clubs qui existent au sein du campus afin de toucher tous les secteurs d’activité (sport, journalisme, environnement, leadership féminin…). Ce que nous attendons, c’est de permettre à nos amies, nos sœurs, nos mamans de partager des moments de détente entre elles et de promouvoir le leadership féminin « made in CESAG ».

Nous devons penser vert, voir vert et agir vert ; vert couleur du CESAG, vert couleur de l’espoir. Nous devons avoir espoir, espoir en de lendemains meilleurs pour nous, et commencer à travailler afin que cet espoir devienne objectif et que cet objectif devienne réalité, tel est ce que nous voulons…


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Elle aura besoin de notre énergie Nous devrons la reconstruire tous unis Sans aucune obligation, mais avec de l’envie Ecrivons les plus belles histoires de son récit Mobilisons-nous pour qu’elle brille dans la nuit Bâtissons-la avec de solides appuis Luisons-la d’un peu de notre magie Elle aura, ainsi, à nouveau vie

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