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Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 1

FOUILLES POUR FONDATIONS

1 – Objet

La fouille à effectuer concerne toutes les variétés de sols dans la zone à creuser, quelle qu’en
soit la nature.

2 – Généralités

L’adjudicataire devra s’assurer des difficultés des travaux, soit au moyen des dessins du
projet, soit par la reconnaissance physique de l’endroit.

Le pompage des eaux, aussi bien pluviales que d’infiltration, sera à la charge de
l’Adjudicataire.

Avant le début des travaux, seront placées, en nombre suffisant et aux endroits appropriés, des
marques de nivellement bien définies, qui seront vérifiées par le Contrôle, et qui serviront
d’appui et de contrôle des travaux de fouille et de remblai, ainsi qu’à l’implantation des
ouvrages.

3 – Fouilles

La modalité de fouille sera librement choisie par l’adjudicataire. L’équipement et les moyens
humains utilisés devront garantir toujours la bonne marche des travaux.
La fouille ne doit pas être effectuée au-dessous des côtes indiquées sur les dessins, sauf
indication en sens contraire du contrôle, compte tenu de l’existence de sols qui ne
correspondraient pas à la tension exigée dans le projet pour les fondations, et qui, à cet effet,
doivent être enlevés.
Les matériaux enlevés au-dessous des côtes du projet devront être remplacés par des sols
dûment compactés dans les conditions indiquées pour les remblais et par du béton cyclopéen,
au cas où il serait indiqué dans le projet, ou bien au cas où le contrôle le jugerait opportun.
On tiendra compte de l’intérêt qu’il y a réduire au minimum possible le temps qui s’écoule
entre l’ouverture des fossés ou des tranchées et leur remplissage, de manière à éviter
l’écroulement ou la désagrégation des parements des tranchées et l’inondation prolongée de
ces derniers.

L’entrepreneur également devra exécuter tous les boisages et étayages nécessaires pour
satisfaire aux conditions de sécurité du personnel, à la bonne marche des travaux ou pour
éviter la décompression des terrains limitrophes.
Les fonds des fouilles devront être régularisés, nivelés et bien compactés.

Le matériel enlevé et non appliqué dans les remblais sera transporté à la décharge.

4 – Remblais

De même, l’équipement et les moyens humains utilisés devront toujours garantir la bonne
marche des travaux.
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Les matériaux pour les remblais doivent être exempts de détritus organiques ou d’ordures et
doivent provenir de sols sélectionnés de la fouille.

Au cas où il serait nécessaire, les sols à utiliser dans les couches de remblai devront être
arrosés, et l’on s’efforcera, dans toute la mesure du possible, de conférer aux sols l’humidité
nécessaire à un bon compactage.

Toutes les fois que l’on constatera que l’humidité des sols dépasse les valeurs optimales pour
leur bon compactage, en accord avec le contrôle, on devra prendre les mesures nécessaires en
vue de leur correction.

La teneur d’humidité des sols appliqués en remblais pourra être inférieure ou égale à la teneur
optimale déterminée dans l’essai « PROCTOR MODIFIE ».

Les remblais seront soigneusement exécutés par couches. L’épaisseur de la couche ne devra
pas dépasser 0,20 m.

On ne devra pas procéder à l’épandage d’une couche avant que la couche précédente
n’obtienne le degré de compactage exigé.

Le degré de compactage exigé sur toute l’épaisseur des couches ne devra pas être inférieur à
95 % de la barité sèche maxima, correspondante à celle qui a été obtenue dans les essais
normalisés de compactage des sols « PROCTOR MODIFIE » (AASHO), compactage lourd,
ou à 80 % de la densité relative, dans le cas des sables.

5 – Transports à la décharge

Le transport à la décharge des produits excédents de la fouille sera à la charge de


l’adjudicataire, et l’on veillera toujours à ce que l’accumulation des matériaux enlevés
n’affecte pas la bonne marche des travaux.

6 – Particularités

Si la nature des sols enlevés ne permet pas l’utilisation dans les remblais ou bien s’ils ne
peuvent être utilisés que partiellement, les remblais seront effectués avec des sols d’emprunt
obéissant aux qualités exigées à l’article 4.
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BETON DE NETTOYAGE

1 – Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications générales pour l’exécution
d’une couche de béton sous les fondations ou les structures enterrés, pour l’assainissement de
l’endroit d’implantation.

2 – Matériaux et exécution

On utilisera un béton avec un dosage minimum de 150 kg de ciment par mètre cube. La
couche de béton aura une épaisseur de 5 cm à moins qu’une autre épaisseur ne soit indiquée
sur les dessins du projet.

On devra procéder tout d’abord à la régularisation et au compactage du sol et, ensuite à


l’application de la couche de béton, après le placement des marques ou références pour
l’accomplissement des côtes de fondations ou des éléments à mouler.

BETON SIMPLE OU ARME


1 – Objet

La présente spécification établit les conditions techniques générales auxquelles doivent


satisfaire les matériaux, la fabrication, le transport, la pose et la cure du béton de ciment à
utiliser dans les ouvrages en béton simple pour lesquels ne sont pas exigées des techniques
spéciales.

1.1. - BETON ARME

1.1.2. - GENERALITES

L'Entrepreneur pourra proposer à l'agrément du contrôle toutes techniques ou dispositions


destinées à faciliter la mise en oeuvre du béton dans le cadre du présent dossier d'appel
d'offres.

Aucune modification ne pourra être apportée aux plans sans accord préalable du Maître
d'ouvrage délégué.

1.1.3. - CALCULS

L'Entrepreneur aura à sa charge de fournir les plans d'exécution de l'ouvrage avec


justifications par notes de calculs pour agrément du contrôle.

Seront à prendre en compte dans les calculs :


- les poids morts de la construction
- les surcharges d'utilisation
- les surcharges climatiques définies par les normes (NV.65.)
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BETON ARME

L'Entrepreneur exécutera en béton armé tous les ouvrages jugés nécessaires à la stabilité de
l’ouvrage

L'Entrepreneur prévoira tous les coffrages et armatures nécessaires ainsi que toutes sujétions
d'étaiements, vibrages, décoffrages etc.
L'Entrepreneur prévoira aussi les réservations de feuillures, passage de fourreaux, évacuation,
ventilation, climatisation, etc.

COFFRAGES

En planches non rabotées, y compris toutes sujétions de mise en oeuvre.

1.1.4. LONGRINES
En béton armé dosé à 250kg de CPA 210/325, pour une résistance de 25 MPA à 28 jours
d’age

1.1.5. CHAINAGE BAS


En béton armé dosé à 250 kg de CPA 210/325, pour une résistance de 25 MPA à 28 jours
d’age

1.1.6. CHAINAGE HAUT


En béton armé dosé à 250 kg de CPA 210/325, pour une résistance de 25 MPA à 28 jours
d’age

1.1.7 POTEAUX
En béton armé dosé à 250 kg de CPA 210/325, pour une résistance de 25 MPA à 28 jours
d’age

1.1.8 LINTEAUX
En béton armé dosé à 250 kg de CPA 210/325 pour les portes et baies en façade, pour une
résistance de 25 MPA à 28 jours d’age

1.1.9 POUTRES
En béton armé dosé à 250 kg de CPA 210/325 chaque fois qu’elles seront rendue nécessaires
pour la stabilité ou le raidissement de la construction après avis de contrôle, pour une
résistance de 25 MPA à 28 jours d’age

1.1.10 - DALLES - DALLAGES ET MARCHES


Béton de forme d'aire, dallages et marches, seront armées par treillis métalliques de 5 kg/m2
et seront d'épaisseur minimale de 8 cm dosées à 200 kg de CPA 210/ 325, pour une résistance
de 20 MPA à 28 jours d’age
Elles seront prévues pour recevoir des charges concentrées de 500 kg par m2. La forme d'aire
sera arasée au niveau supérieur du mur de soubassement.

1.1.11 DALLE DE COUVERTURES FOSSE


En béton armé dosé à 300 kg de ciment CPA 210/325 pour couvrir la fosse sceptique et aura
une épaisseur de 16 cm, pour une résistance de 30 MPA à 28 jours d’age
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1.2. - MACONNERIE
Les murs en élévation des clôtures cotés à 15 cm, seront réalisés en agglos creux de 15x20x40
hourdés au mortier de ciment dosé à 350 kg de CPA 210/325. Les cloisons des toilettes en
agglos creux 10x20x40. Soit 7 sacs de ciment pour 20 brouettes de sable
L’entrepreneur veillera à la parfaite verticalité des parois et à la bonne exécution des joints.

NB : Il est à préciser que la formulation du béton est à la charge de l’entrepreneur . Ce dernier


est tenu de réaliser tous essais nécessaires auprès du LNTP/B pour arriver au résistances
correspondantes.

2 – Normes d’exécution

Les matériaux à utiliser et les normes d’exécution doivent obéir aux conditions de la présente
spécification, ainsi qu’aux normes et aux règlements officiels en vigueur, notamment :

- « Règlement des structures en béton armé et précontraint » - Décret n°0349-C du 30


Juin 1983
- « Règlement de béton de liants hydrauliques »-Décret n°404/71 du 23 Septembre
- « Ciment Portland normal »-Cahier de Charges pour la fourniture et réception Décret
n°40870 du 22 Novembre 1956 ; Décret n°41127 du 27 Mai 1957 ; arrêté n°18189 du
5 Janvier 1961.
- « Cahier de Charges pour la fourniture et la réception du ciment Portland de Fer et du
ciment de Haut Fourneau 60/80 »-Décret n°49371 du 11 Novembre 1969
- « Cahier de Charges pour la fourniture et la réception de ciment Pouzzolanique
normal »-Décret n°43683 du 11 Mai 1961
- « Cahier de charges pour la fourniture et la réception de Pouzzolanes »-Décret
n°42 999 du 1er Juin 1960.

3 – Matériaux

3-1 Ciment
Sauf détermination en sens contraire contenue dans le projet, le liant à utiliser devra être à
prise normale.

Seule sera admise l’utilisation de ciment qui offre de bonnes conditions d’application.

L’usage de liants à des températures élevées résultant de la fabrication, avec grains durcis qui
ne peuvent se défaire sous la pression des doigts, n’est pas autorisé ; il en est de même de
toutes autre caractéristique qui risque de mettre en péril le type, la catégorie et la qualité du
ciment prétendu.

Sauf spécification en sens contraire, les valeurs qui doivent caractériser le ciment sont les
suivantes :

- Poids spécifique 2,5 g /cm3


- Finesse
résidu de criblage 10,00 %
superficie spécifique 1 500 m3/g
-Expansibilité 4 mm
- Début de prise 1hà8h
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- Tension
à 3 jours d’âge 2,5 MPa
à 7 jours d’âge 3,5 MPa
à 28 jours d’âge 5,0 MPa
- Tension de rupture
à 3 jours d’âge 1,10 MPa
à 7 jours d’âge 1,80 MPa
à 28 jours d’âge 2,75 MPa
- Perte au feu 4,0 %
- Résidu insoluble 2,0 %
- Oxyde de magnésium 4,0 %
- Anhydride sulfurique 3,0 %

3-2 Réception et stockage

Le ciment pourra être reçu sur le chantier en vrac, en sacs de toile d’emballage ou en papier
imperméabilisé.

Quand la réception est effectué en vrac, le ciment devra être emmagasiné dans des silos
appropriés pour garantir la conservation.

Quand la réception est faite en sacs, ceux-ci devront être emmagasinés par lots, correspondant
à chaque fourniture, afin d’en permettre l’utilisation par ordre chronologique et de faciliter
leur identification pour d’éventuels essais de réception.

Jusqu’à leur utilisation, les sacs seront conservés dans un entrepôt exclusivement destiné à cet
effet, dûment fermé, couvert et pavé, sur une estrade légèrement surélevée, et répondant à
toutes les conditions nécessaires pour éviter l’action de l’humidité.

3-3 Dosages minimums

Le dosage minimum du ciment à utiliser dans la fabrication du béton doit être établi à travers
des études préalables, compte tenu de la résistance (catégorie du béton) et d’autres
caractéristiques (durabilité, agressivité du milieu ambiant, imperméabilité, maniabilité, etc.)
du béton que l’on se propose d’obtenir.

Les dosages minimums de liant doivent satisfaire aux conditions suivantes :

1 – bétons du type B destinés à des structures en béton armé et précontraint :

550
C=
5D

2 – béton du type BD :

K
C=
5D
C = dosage du liant en kilogrammes par mètre cube ;
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D = dimension maxima du granulat en millimètres


K= constante, définie sur le tableau X du R.B.L.H

Dans le cas de structures en béton armé, les valeurs obtenues par application de l’expression
indiquée en 1, ne devront jamais être inférieures à 270 kg de ciment Portland Normal par
mètre cube de béton.
Au cas où ne seraient pas réalisées des études préalables de composition du béton, pour que
celui-ci puisse être considéré comme de la classe B20 il devra être fabriqué avec
un dosage minimum de 300 kg de ciment Portland Normal mètre cube de béton.

3-4 Eau

L’eau à utiliser pour les gâchages ou le lavage de granulats devra être douce et
propre, exempte de substances organiques, de chlorure, sulfate et autres sels en
pourcentage nuisibles, ainsi que d’huiles ou autre impuretés.

Les eaux captées dans la zone des travaux pourront être utilisées, du moment
qu’elles obéissent aux documents normatifs sur leur usage et une fois approuvées
par le Contrôle.

Toutes les fois qu’il le jugera nécessaire, le contrôle pourra faire procéder à
l’analyse de l’eau, même si celle-ci correspond apparemment aux conditions
nécessaires pour être utilisée dans la fabrication de bétons ou dans le lavage de
granulats.

Le prélèvement et l’emballage des échantillons, les analyses et les essais pour la


vérification de la qualité de l’eau seront à la charge de l’adjudicataire.

3-5 Quantités maxima d’impuretés dans l’eau de gâchage

Toutes les fois qu’il serait nécessaire de vérifier les caractéristiques de l’eau, on
procédera à son analyse, dont les résultats devront satisfaire aux limites
suivantes :

Impuretés Béton simple Béton armé ou


précontraint
Matériaux en suspension
(résidu en suspension) 5 g / dm3 2 g /dm3

Sels dissous (résidu dissout) 35 g / dm3 35 g /dm3*

Matière organique
(consommation chimique
d’oxygène) 50 mg / dm3** 500 mg/ dm3**

Notes :

*- dans le cas de béton armé assujetti à la fatigue et de béton précontraint


prétendu, et aussi dans le cas de chaux de mortiers pour injection de gaines
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d’armatures de béton précontraint, cette valeur devra être réduite à 10 g /


dm3

** - on pourra admettre des valeurs supérieures à celles qui seront indiquées,


du moment que l’on procède à des essais comparatifs d’un béton fabriqué
avec l’eau en question et d’un béton fabriqué avec de l’eau testée, les deux
bétons possédant la même composition.

La valeur moyenne de la tension de rupture par compression ou par flexion après


vingt-huit jours où le béton a été fabriqué avec l’eau en question, ne doit pas être
inférieur à 90 % de la valeur correspondante du béton servant de modèle. En
outre, le temps correspondant au début de prise de la pâte normale, pétrie avec
l’eau à l’étude, ne doit pas être supérieur à deux fois le temps correspondant au
début de prise de la pâte normale, où est utilisée l’eau testée.

3-6 Valeurs maxima de la raison eau-liant

La raison eau-liant doit être réduite à la compatibilité minima avec l’utilisation et


avec les procédés de pose et de compactage du béton.

En ce qui concerne notamment les bétons du type BD, des catégories 1 et 2, la


valeur de la rais on eau-liant devra être dans les limites indiquées sur le tableau
XI du R.B.L.H.

Pour les bétons de la classe 3 du même type, la valeur de cette raison ne doit pas
dépasser 0,55.

4. Matériaux pour la confection des bétons

4.1 Qualité des matériaux pour béton armé

4.1.1 Sable

1. Nature et qualité :
Les sables pour bétons devront avoir les caractéristiques suivantes :
PROPRIETES SPECIFICATIONS
Nature Sable de rivière siliceuse
75 % de silice
Propreté (ES au piston sur ES >= 80
fraction 0/5)
Granularité C20/25 Proportion d'éléments retenus sur le tamis de 5
mm : < 15 % (module 38)
C25/30 Fuseau de tolérance proposé par l'Entrepreneur
après étude de composition par le Maître
d’œuvre Coefficient de friabilité < 20
Module de finesse De 2,2 à 2,8
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Les sables dont la teneur en carbonate de calcium serait supérieure à vingt cinq
pour cent (25 %) sont totalement exclus. Le sable devra être exempt d’argile,
vase, matières solubles et matières organiques.

2. Stockage :
Aucun des granulats ne devra être approvisionné directement. Les granulats
apportés au cours du chantier seront obligatoirement déposés à un stock différé
constitué à proximité de la centrale, celle-ci étant approvisionnée par reprise au
stock différé.

Le stock différé doit permettre, d'une part, d'éviter toute rupture de stock, d'autre
part, d'essorer les granulats (principalement le sable) avant l'utilisation.
En outre, la capacité de ce stock doit correspondre au moins à la plus forte
consommation prévue de deux (2) jours de bétonnage. Si le programme de
bétonnage fait apparaître des périodes de bétonnage de plus de deux (2) jours
consécutifs, l'Entrepreneur doit prévoir le stockage supplémentaire nécessaire.

4.1.1.2 Granulats moyens et gros pour béton


Les granulats latéritiques sont autorisés pour le béton.
1. Nature et qualité :
Ils devront satisfaire aux normes XP P 18-504 (ou équivalente).

PROPRIETES SPECIFICATIONS

Angularité Les granulats moyens et gros pour béton


seront roulés ou concassés. L'utilisation de
granulats concassés sera soumise à
l'agrément du Maître d’œuvre
Propreté Eléments 2 mm : < 1,5 %
(module 34)
Décantation selon norme XP P 18-504 (ou
équivalente) matières éliminées
< 1,5 %
Seuil inférieur : 4 mm
(module AFNOR 37)
Seuil supérieur : 25 mm
Granularité Tous
(module AFNOR 46)
Bétons Fuseaux de tolérance proposés par
l'Entrepreneur après étude de composition
de bétons et agréés par le Maître d’œuvre.
DURETE LA < 35 %

Dans chaque classe granulaire d/D, le passant à d et le refus à D devront être, en


poids, inférieurs ou égaux à 10 % pour les bétons C20/25 et C25/30, et à 15 %
pour les bétons C16/20.
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Le refus à 1,56 D devra être nul et le passant à 0,63 d devra être inférieur à 3 %.
Les dimensions sont exprimées en mailles de tamis normalisées.

2. Stockage :
Les prescriptions spécifiées pour les sables seront appliquées pour les granulats moyens
et gros.

3-8 Gravier
Le gravier utilisé pour la fabrication du béton pourra être obtenue par broyage ou
par simple extraction de dépôts naturels.

Dans toute la mesure du possible, on choisira de préférence du gravier d’origine


calcaire.

Les graviers provenant de dépôts naturels devront être, autant que possible, de
nature siliceuse ; les surfaces ne devront pas être excessivement polies.

La pierre à utiliser devra être exempte de toutes substances capables d’affecter la


bonne liaison avec les autres matériaux, tels que : argiles, (notamment les argiles
adhérentes à la pierre ou en modules), mica détaché, charbon, détritus, particules végétales
ou autres matières organiques, chlorures, sulfates ou autres sels en pourcentages nuisibles.

Elle devra être dure, offrir un aspect homogène, et ne devra pas être marneuse ni glaceuse,
poreuse ou cassante, allongée ou aplatie.

Sauf spécification en sens contraire, le gravier à utiliser devra obéir aux conditions suivantes :

- tension de rupture à la compression de la pierre 50, 0 MPA


d’où est obtenu le gravier
- résistance au concassage
gravier 45,0 %
galets 45,0 %
- indice volumétrique
gravier 0,15
galets 0,12
- absorption d’eau 5,0 %
- coefficient de dilatation thermique linéaire 0,4 x10-5OC
2,0 x10-5OC
- usure à l’essai de «Los Angeles» 50,0 %

Le gravier devra être séparé par granulométries, de diamètre à ne pas être mélangé au cours
des travaux.

Le contrôle pourra empêcher l’entrée sur le chantier des matériaux qui n’obéiraient pas à ces
conditions, ou bien ordonner l’enlèvement immédiat du matériau rejeté.

Le contrôle pourra permettre le lavage du gravier, au cas où il en permettrait la récupération.


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Au cas ou le gravier devrait être lavé pour en éliminer les impuretés, on utilisera
exclusivement de l’eau douce, potable.

3-9 Dimension maximale du gravier (D)

La granulométrie du gravier doit être établie de manière à conférer au béton les propriétés
imposées par son utilisation ; les graviers fins et les graviers gros devront être dosés de
manière à obtenir une parfaite compacité.

Dans ces conditions, la granulométrie du gravier à utiliser devra être dûment étudiée et
justifiée pour chaque type de béton et devra obéir aux documents normatifs en vigueur.

La dimension maximale du gravier à adopter devra être fixée pour chaque cas, étant donné
qu’elle est en rapport avec différents paramètres, tels que la géométrie de la pièce,
l’écartement des tiges, les dosages des liants, etc.
La dimension maximale du gravier à adopter devra être fixée pour chaque cas, étant donné
qu’elle est en rapport avec différents paramètres, tels que la géométrie de la pièce,
l’écartement des tiges, les dosages des liants, etc.

A titre d’orientation, il est recommandé pour des pièces de béton armé de dimensions
courantes, d’utiliser des graviers, dont la dimension maximum ne dépasse pas 38,1 mm, valeur
qui dans les cas de grande densité d’armatures, devra naturellement être réduite.

Il est recommandé que la dimension maximum du gravier obéisse aux conditions indiquées ci-
dessous :

D 1/5 a où a est la plus grande distance entre les faces


opposées d’une moule

D 1/3 e où e est l’épaisseur d’une dalle

D 3/4 c où c est la distance minimum entre les armatures ou


l’épaisseur minimum de recouvrement des
armatures. Ces conditions, concernent comme il est
évident, exclusivement aux zones des pièces où
existent des armatures.

3-10 Stockage des graviers


Les graviers des diverses catégories doivent être stockés séparément, par lots, et l’on prendra
tous les soins nécessaires pour qu’il n’y ait pas de mélange entre les graviers, ou entre ces
derniers et des substances étrangères.

Chaque lot ne devra pas contenir plus de 10 % en poids, de particules excédant les dimensions
limites, ni plus de 10 % également, en poids d’éléments lamellaires.

3-11 Humidité des graviers

Au moment de la fabrication du béton, l’humidité des graviers doit être aussi uniforme que
possible.
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Cette humidité, mesurée d’après la teneur en eau potable, doit être dûment prise en
considération dans le calcul de la quantité d’eau à utiliser dans le gâchage, compte tenu du
dosage fixé dans la composition du béton.

4 – Caractéristiques des bétons

4-1 Compositions du béton

Les compositions du béton doivent être établies de façon qu’elles obéissent aux
caractéristiques imposées par son utilisation (type, catégorie et qualité), compte tenu des
éléments composants disponibles, des conditions particulières de fabrications, de transport, de
pose et de cure.

Les compositions du béton doivent être exprimées sur la base des éléments suivants :

- type, catégorie et qualité


- nature et dosage du liant
- identification, caractéristiques, granulométrie, dimension maximum des graviers
et quantités à employer pour chaque catégorie de graviers
- rapport eau/liant rapportée aux graviers secs
- nature et dosage des additifs, si on les utilise

Quelle que soit la composition du béton à utiliser, il devra être approuvé par le contrôle, qui
pourra exiger la présentation des études qui ont conduit aux dosages proposés par chacun des
éléments composants.

L’utilisation de béton déjà préparé ne dispense pas l’adjudicataire de soumettre sa composition


à l’appréciation du contrôle, toutes les fois qu’il en sera sollicité.

4-2 Additifs

L’utilisation des additifs qu’il serait nécessaire d’introduire dans le béton doit être, d’une
manière générale, sanctionnée par l’expérience.

Dans le cas contraire, ils devront être soumis à des essais prouvant leur efficacité et innocuité.

Aucun additif ne pourra être utilisé dans la fabrication du béton sans l’autorisation du contrôle.

4-3 Contrôle de la qualité du béton

L’adjudicataire est obligé de soumettre à l’approbation du contrôle un plan de prélèvement


d’échantillon, en vue du contrôle de la qualité du béton appliqué.

Au cas où ils seraient pas effectués directement par le contrôle, les prélèvements
d’échantillons et la confection d’éprouvettes pour les essais, ne seront reconnus comme
valables que s’ils sont effectués en sa présence.

A cet effet, le contrôle devra en être informé suffisamment à l’avance.


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Au cas où ils utiliseraient un béton déjà préparé, il appartiendra au contrôle de décider de la


dispense des essais de contrôle, en totalité ou en partie, du moment qu’il ait la preuve que la
fabrication est contrôlée officiellement.

Les résultats des essais seront dûment indiqués sur des bulletins d’enregistrement, qui devront
être promptement fournis au contrôle.

4-4 Equipement d’essais

Sauf indication en sens contraire, l’adjudicataire est obligé de disposer sur le chantier de
moules en nombre suffisant pour la confection d’éprouvettes d’essai à la compression.

5 – Fabrication du béton

5-1 Mesure des éléments composants

La mesure du liant doit toujours être effectuée par pesage ou par nombre de sacs d’emballage
d’origine.

De même, la mesure des graviers doit être effectuée en poids, toutefois, dans certains cas, elle
pourra être effectuée en volume, moyennant approbation du contrôle.

Dans l’appréciation de la mesure des éléments composants à utiliser dans chaque pétrissage, la
qualité du béton prétendue devra être considérée.

5-2 Gâchage

L’adjudicataire est obligé de se munir des moyens nécessaires en vue de satisfaire aux
quantités de béton à appliquer.

Tous les bétons, quel qu’en soit le type ou l’application, seront fabriqués mécaniquement.

On utilisera un équipement garantissant le mélange homogène des éléments composants et qui


ne provoque pas la ségrégation, le tassement ou la fracture des graviers.

Le temps de chaque gâchage ne doit pas être supérieur à la capacité nominale de la bétonnière,
indiquée par le Fabricant.

Le temps de chaque gâchage, compte à partir de la jonction du dernier élément composant, ne


doit pas être inférieur aux valeurs indiquées ci-dessous :

- bétonnières de type courant 30 rotations du tambour


- bétonnières à pelles mobiles 10

En aucun cas, il ne pourra être inférieur à 60 secondes, ni au temps t donné par l’expression :

t =60 : V = 750 x 10
250

Où :
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t : est exprimé en secondes


v : volume du gâchage exprimé en litres

La valeur numérique de la fraction qui figure dans l’expression doit être approximative des
unités, par excès.

On n’admettra pas d’arrêts de la bétonnière après le début du chargement et avant qu’elle ne


soit complètement vidée.

La sortie des gâchages des bétonnières doit être effectuée au moment où elles sont en rotation,
et de façon qu’elles ne provoquent pas la désagrégation totale ou partielle des matériaux.

De même, le déchargement de la bétonnière par fractions, n’est pas autorisé.

On devra surveiller la fabrication et la pose du béton à des températures défavorables et


observer rigoureusement les normes spécifiques concernant les cas.

6 – Bétonnage
6-1 Plan de bétonnage

Avant de commencer les bétonnages, l’adjudicataire devra présenter au contrôle le plan des
bétonnages à exécuter où sera clairement indiqué la localisation des joints de travail.

Au cas où, il y aurait lieu de craindre des effets de rétraction, le contrôle pourra ordonner de
laisser ouverts les joints des bétonnage, d’une largeur suffisante afin qu’il puissent être
bétonnés postérieurement.

6-2 Transport

Les procédés à utiliser pour le transport ou le transbordement du béton, du déchargement de la


bétonnière au lieu d’application, devront être soumis à l’appréciation du contrôle.

L’intervalle de temps entre le gâchage et la pose du béton doit être le plus court possible.

Aucun procédé de transport ou de transbordement ne sera autorisé, qui puisse provoquer la


ségrégation, le tassement ou la fracture des graviers, une sécheresse excessive, une exposition
exagéré à la pluie et au soleil, ou bien tous autres inconvénients susceptibles d’en affecter la
qualité.

6-3 Dépôt

Toutes les fois que le béton devra attendre un certain temps avant d’être appliqué, il devra être
emmagasiné en un endroit propre, non absorbant, protégé des intempéries, de manière que
soient conservées ses caractéristiques de compositions et d’uniformité.

Pendant la période d’emmagasinage, et au moment de l’application, il est interdit d’ajouter au


béton quelque composant que ce soit en particulier de l’eau.

Le béton ne pourra être que remué, repétri, appliqué et compacté.


Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 15

Le temps d’emmagasinage doit être le minimum possible. Dans tous les cas, ce temps sera
toujours limité par la possibilité d’une bonne application ultérieure, compte tenu des moyens
de compactage, de la température ambiante et de l’utilisation éventuelle de retardateurs de
prise.

Dans les cas courants, et sauf justification spéciale, cet intervalle de temps ne devra pas
dépasser une heure et demie.

6-4 Application

Les moyens à utiliser pour appliquer le béton « in situ » devront être en accord avec les autres
installations, avec les volumes exigés, le type, la catégorie et la qualité du béton, ainsi qu’avec
le lieu de l’application.

Le béton ne pourra être appliqué à l’endroit voulu que lorsque l’on aura vérifié que celui-ci est
en conditions de le recevoir.

L’application doit être effectuée de manière à éviter la ségrégation et la désagrégation du


béton, et, dans des conditions de température et d’humidité permettant la réalisation normale
de la prise et du durcissement du béton.

Le remplissage doit être opéré, autant que possible, d’une manière continue. En cas
d’interruption, le moment opportun pour cette interruption et la préparation de la surface du
béton pour la reprise de l’application doivent faire l’objet de soins particuliers.

Le remplissage doit être effectué par couches, d’une épaisseur proportionnelle aux moyens de
compactage.

En aucun cas, l’épaisseur des couches ne devra dépasser 50 cm.

L’épandage du béton pour former ces couches pourra être effectué par des moyens manuels ou
mécaniques, mais jamais par vibration.

Toutes les opérations de transport, d’emmagasinage et d’application proprement dites devront


être exécutés avant le début de la prise du béton.

Durant la pose et le compactage postérieur du béton, il ne sera pas permis de circuler


directement sur les armatures, le cas échéant, ou d’en modifier, de quelque manière que ce
soit, la position par rapport aux éléments structurels.

6-5 Compactage

Sauf détermination en sans contraire, tout le béton devra être compacté par vibration
mécanique à la masse ; quand il s’agit de pièces peu épaisses, il sera compacté par vibration
spéciale au moyen de règles ou de plaques vibrantes, ou bien encore, dans les cas justifiés et
dûment autorisés par le contrôle, par tout autre système de vibration au coffrage.

La vibration devra être caractérisée par une haute fréquence et une faible amplitude.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 16

Le nombre, la masse et la puissance des vibrateurs devront être en accord avec le volume de
béton à vibrer.

La fréquence devra être réglée conformément à la granulométrie des granulats et à la


maniabilité du béton.
Chaque couche devra être vibrée, jusqu’à ce que cesse la libération de bulles d’air, une fois
obtenu le reflux de l’eau et des particules les plus fines.

Les vibrations devront dans toute la mesure du possible, fonctionner verticalement et pénétrer
jusqu’à atteindre la couche inférieur grâce à leur propre poids.

Même en cas de nécessité de maintenir le vibrateur incline, pour conduire le béton à enrober
les armatures, ou même pour en faciliter l’épandage, il faudra répéter la vibration avec le
vibrateur vertical afin de garantir que la couche inférieure soit atteinte.

L’extraction des vibrateurs doit être effectuée lentement, de manière à ne pas laisser de vides ;
on ne devra pas dépasser la vitesse d’environ 10 cm/s.

Le compactage du béton doit par conséquence être exécuté, en sorte qu’il constitue, à
l’intérieur des moules, une masse homogène.

Après le démoulage ou le décintrage, les surfaces du béton devront être exemptes de pierres à
vue, de nids de pierres, de pores, de concavités ou de convexités.

6-6 Interruption du bétonnage

Aucune interruption du bétonnage ne sera autorisée pour des périodes supérieurs à 1 heure.

Toutefois, on pourra envisager des périodes de temps supérieures à celles qui ont été indiqués
ci-dessus, pour les joints de travail ou de bétonnage.

7 – Cure du béton

La cure doit s’opérer dans des conditions qui favorisent la prise et le durcissement du béton.

A cet effet, on devra immédiatement après le bétonnage, prendre les mesures nécessaires,
compte tenu de la température ambiante ou d’autres facteurs susceptibles de provoquer la
perte prématurée de l’eau du béton ou d’empêcher la réaction avec le liant.

Les soins à prendre avec la cure du béton devront être soumis à l’approbation du contrôle.

Dans tous les cas, et sauf détermination en sens contraire, devront être observées les normes
suivantes :
- dans les premières soixante-douze heures après le bétonnage, au moins, le béton
doit être protégé des températures inférieures à 0°C ;
- la perte d’eau du béton par évaporation doit être évitée, en utilisant les moyens
suivants :
- maintenir les surfaces du béton protégées par les moules, qui ne devront pas être
retirés prématurément ;
- conserver les moules humidifiés, s’ils sont perméables
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 17

- revêtir les surfaces, par lesquelles s’opère l’opération avec des matériaux
imperméables ou des matériaux humidifiés
- appliquer sur les surfaces, par peinture, des pellicules contrariant l’évaporation
- maintenir continuellement mouillées les surfaces exposées.

Les mesures de protection contre la perte d’eau par évaporation doivent être maintenues à
partir du bétonnage, durant les périodes suivantes :

- bétons de ciment « Portland » normal et « Portland » de fer 7 jours


- bétons utilisant d’autres liants 14 jours

Des procédés spéciaux de cure de béton, doivent être appliqués en accord avec le technique
d’efficacité prouvée. En outre, on devra tenir compte des modifications éventuelles
notamment en ce qui concerne l’évaluation de la résistance au temps, à la relation entre les
résistances à la compression et à la traction et aux propriétés rhéologiques.

8 – Tolérances admissibles

Quand le projet n’indique pas les tolérances admissibles pour les irrégularités, on devra
considérer, au moins, deux types : les irrégularités brusques et les irrégularités graduelles.

On considère comme irrégularités brusques, les ressauts ou les bavures provoqués par le
déplacement des moules ou de leurs structures, par des moules détachés ou tout autre défaut
des moules. Toutes les autres irrégularités seront considérées comme des irrégularités
graduelles.

De même, quand le projet n’indiquerait pas les tolérances admises, on devra tenir compte que
les dimensions des sections de béton, hauteur totale des poutres ou des dalles, largeur
(l’épaisseur d’âme) de poutres, dimensions de sections de poteaux doivent satisfaire aux
tolérances indiquées ci-dessus, où a représente la dimension en cause :
- pour a < 40 cm a = ± 0,05 cm
- pour a ≥ 40 cm a = ± 2,0 cm

Les tolérances admises pour d’autres sections et d’autres superficies dans des situations
différentes ne devront pas s’écarter excessivement de la valeur maximum indiquée ci-dessus.

Les valeurs des tolérances indiquées doivent considérer la nécessité éventuelle, dans tous les
cas, d’observer, autant que possible, les valeurs nominales indiquées pour chaque pièce dans
le projet, ainsi que la position relative de chacune par rapport aux autres.

Dans tous les cas, il appartient au contrôle de déterminer quels sont les défauts et où il faut les
réparer, ainsi que les procédés et les méthodes à utiliser.

9 – Particularités

Au cas où les bétons devraient être fabriqués avec des graviers d’origine latéritique,
l’adjudicataire devra procéder à l’étude granulométrique et à sa composition, de façon à
obtenir des bétons de la classe B20.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 18

Dans la composition de ces bétons, l’adjudicataire devra établir une relation eau-ciment,
relation qui sera le minima possible, afin d’obtenir des bétons d’une bonne maniabilité, mais
offrant une compacité optimisée.

L’adjudicataire devra, en temps opportun, informer le contrôle et le PNUD sur les études
effectuées et les résultats obtenus.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 19

MOULES POUR BETON


1 – Objet
La présente spécification a pour objet d’établir les conditions techniques générales auxquelles
devront obéir les moules pour béton.
2 – Généralités
Le type et la qualité des moules à utiliser seront proposés par l’adjudicataire et approuvés par
le contrôle.
Quoi qu’il en soit la qualité des matériaux choisis pour la confection des moules devra tenir
compte au départ, du type de finition que l’on se propose conférer au béton, ainsi que les
tolérances admises pour les pièces à mouler.
Les moules doivent être exécutés de manière à permettre un montage et un démontage faciles.
Aussi bien les moules métalliques que les moules en bois, doivent présenter, avant la pose du
béton, des surfaces propres, exemptes de détritus, y compris de rouille, de chaux de ciment ou
de matériaux susceptible de se désagréger.
Toutes les fois qu’une moule sera a nouveau appliqué, de la même façon, les surfaces devront
être examinées, réparées si nécessaire, et nettoyées avant la nouvelle application.
Dans le coffrage, devront être inclus tous les taquets pour les fixations, les contre-moules pour
les tuyauteries ou même des tubes pour les traversées, de manière à éviter des opérations
postérieures de coupes ou d’ouverture de fentes.
Si les moules sont en bois, afin de diminuer la capacité d’absorption d’eau du béton frais et de
réduire des joints éventuelles, ils devront être arrosés abondamment, de manière qu’ils se
gonflent, sans toutefois se déformer, sans que l’eau suinte ou reste accumulée.
L’utilisation de produits auxiliaires de démoulage ne doit pas provoquer de tâches sur les
surfaces extérieures du béton ; ces produits ne doivent pas être fabriqués à base de matières
grasses et ne doivent pas affecter l’application postérieure de quelque revêtement que ce soit.

3 – Caractéristiques
Quel que soit le type de moules à utiliser, ils devront posséder les caractéristiques suivantes :
- conférer au béton frais la forme définitive et prévue pour la pièce, ou l’ensemble
de pièces à bétonner ;
- être suffisamment rigides et peu déformants, afin de pouvoir résister aux
sollicitations (poids, pressions, vibrations, surcharges, charges éventuelles,
chocs, etc.), produites durant le bétonnage, et ne pas se déformer au-delà des
limites de tolérances admises. A cet effet, on aura recours à tous les étais et
contreventements nécessaires, afin de conférer aux moules, la rigidité et la
résistance à la déformation voulues ;
- avoir une perméabilité et une capacité d’absorption suffisamment réduites pour
que le ciment de laitier et les particules fines du béton ne se perdent pas en
quantités susceptibles d’affecter les caractéristiques, une fois durci. C’est
pourquoi ne sera pas autorisée l’existence de nœuds, quand il s’agit de coffrage
en bois, d’orifices ou de joints permettant l’écoulement du laitier ;
- permettre ou posséder des dispositifs facilitant l’application du béton.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 20

4 – Démoulage

Le démoulage ou le décintrage ne devront être réalisés que lorsque le béton aura acquis la
résistance suffisante, non seulement afin de garantir la sécurité nécessaire concernant la
rupture des pièces démoulées, mais encore afin d’éviter des déformations excessives aussi
bien à court qu’à long terme.

Les opérations de démoulage ou décintrage doivent être conduites avec toutes les précautions
nécessaires, de manière à ne pas provoquer d’efforts indésirables, des chocs ou de fortes
vibrations.

D’une manière générale, sauf dans les cas spécialement justifiés, dans des conditions normales
de température et d’humidité et pour un béton de ciment Portland normal, les délais minimum
pour l’enlèvement des moules et des étais, comptés à partir de la date de l’achèvement du
bétonnage, seront ceux qui sont indiqués sur le tableau ci-dessous :

Types de moule - Etais Type d’éléments Délais


(jours)
Moules à faces latérales Poutres, piliers, parois 3
Moules à faces inférieures Dalles (**) 1 3 m 7
et 316m 14(*)
étais 16m 21(*)
Poutres
Dalles et poutres qui, au moment du décintrage,
sont assujetties à des sollicitations d’une valeur
voisine de celle qui, une fois satisfaits les
conditions de sécurité, correspondant à leur 28(*)
capacité résistante

(*) – Quand on se propose de retirer seulement les moules des faces inférieures, les délais
indiqués peuvent être réduits de sept jours, du moment que soient maintenus les étais destinés
à éviter l’entrée en fonctionnement des éléments ; pour l’enlèvement des étais, on observera
les délais spécifiés.

(**) – Dans le cas de dalles en console, on prendra comme portée L, le double de la portée
théorique.

Aux délais de démoulage ou de décintrage indiqués sur le tableau, on devra ajouter le


minimum de jours où la température de l’air se soit maintenue égale ou inférieure à 4°C,
durant et après le bétonnage.
Dans les cas spéciaux, ou bien dans les cas où l’on prétendrait pas observer les indications qui
précèdent, les délais de démoulage ou de décintrage seront établis et justifiés compte tenu des
instructions fournies et de l’évolutions des propriétés mécaniques du béton, dûment
déterminées au moyen d’essais.
Quand les tolérances admises pour les irrégularités ne sont pas indiquées dans le projet, on
devra distinguer, au moins, deux types : les irrégularités brusques et les irrégularités
graduelles.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 21

On considère comme irrégularité brusques les saillies ou bavures provoquées par le


déplacement des moules ou de leurs structures, par des nœuds ou tout autre défaut des moules.
Toutes les autres irrégularités seront considérées comme graduelles.

5 – Particularités

Dans tous les cas où seraient prévus des éléments de béton à vue, les moules pour ces
éléments devront être construits d’après les dessins et les détails du projet et (ou) en accord
avec les instructions transmises par le contrôle, étant donné que l’on se propose ici d’obtenir
un effet esthétique à partir de contraste entre le béton et les autres finitions.

Ces coffrages seront exécutés avec le plus grand soin et de manière à obtenir des surfaces et
des arêtes absolument parfaite.

La granulométrie du béton et la vibration devront être telles que l’on obtienne des surfaces
avec une finition dispensant de toutes réparations ou améliorations.

ELEMENTS PREFABRIQUES EN BETON


1 – Objet
La présente spécification a pour objet de fournir des indications techniques générales, sur les
éléments préfabriqués en béton.

2 – Généralités
Les pièces préfabriqués en béton, devront être exécutés avec la plus grande perfection, de
préférence par une firme spécialisée ou par l’adjudicataire lui-même, au cas où le contrôle
reconnaîtrait que celui-ci dispose de l’équipement approprié à leur exécution et du personnel
capable de réaliser le travail.
Le ciment à utiliser sera de couleur claire et le béton aura des granulométries fines.
On exigera des moules très rigides, d’exécution très soignée, fabriqués avec des matériaux
appropriés, de façon que les pièces moulées aient une section invariable en accord avec les
éléments du projet.
La vibration appliquée sera très élevée, de l’ordre de 4500 vibrations par minute, très soignée,
transmise de préférence sur la longueur et du côté extérieur de toutes les parois moulées afin
d’obtenir des pièces très compactes et sans vides.
La section d’armature devra être en accord avec les dimensions et la section de la pièce à
mouler.

3 – Caractéristiques

Les pièces préfabriquées devront posséder les caractéristiques suivantes, en accord avec les
dessins et détails du projet :
- arêtes pointues ou arrondies, mais toujours rectilignes ;
- surfaces à vue avec finition très unie, du type bouchonné et sans tâches ;
- bords et sommets bien définis et équarris ;
- absence d’encoches, de rayures, de fissures ou arêtes brisées.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 22

On pourra accepter les pièces avec une tolérance de dimension de ± 2 mm, par rapport aux
côtes théoriques mentionnées dans le projet, mais elles ne pourront présenter des marques de
torsion ou flexion supérieure à 1/500 de sa longueur.

4 – Pose

La pose des éléments préfabriqués, sera effectuée sur des surfaces d’appui dûment préparées à
cet effet.
Les joints seront liés avec un mortier de liaison au trait 1-3 ou 1-4.
Le ciment utilisé dans la fabrication du mortier sera exactement le même qui a été utilisé par
les pièces préfabriquées, afin d’obtenir des mortiers de la couleur des pièces.
Les joints seront soigneusement liés de façon à cacher les zones d’intersection, à ne pas tacher
les pièces préfabriquées et empêcher les infiltrations d’eau ou repassage d’humidité.
Dans les endroits jugés nécessaires, les pièces devront être fixées avec les goujons ou des
crampons en fer zingué.

ACIER EN ARMATURES

1 – Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications techniques générales sur
l’exécution et la pose d’armatures en acier dans des ouvrages en béton armé.

2 – Généralités

Les catégories et les caractéristiques des aciers devront obéir aux conditions stipulées dans le
« Règlement des structures en béton armé et précontraint » Décret n°349-C/83 du 30 Juillet
1983.

Les catégories et diamètre à utiliser seront ceux qui sont indiqués sur les dessins d’exécution
du projet.

Les armatures doivent être exécutées dans les limites des tolérances dimensionnelles
admissibles.

Durant la période de bétonnage, on devra éviter, autant que possible, le déplacement et la


déformation des armatures. Pour cela, on utilisera obligatoirement des fils de fer recuits pour
lier les barres des armatures, de manière à maintenir entre les barres la position et l’écart
indiqués dans le projet et aussi de manière que l’ensemble des déformations, au-delà des
tolérances admissibles, soit durant le bétonnage et la vibration et le compactage respectifs, soit
durant les opérations complémentaires du bétonnage.

On aura recours à des barres auxiliaires ou complémentaires, même si elles ne sont pas
indiquées dans le projet, toutes les fois qu’elles se révèleront nécessaires pour garantir aux
armatures l’indéformabilité indispensable.

De même, on aura recours à des cales qui seront intercalées entre les armatures et la face
inférieure des moules, afin d’assurer le recouvrement réglementaires des armatures, ou bien
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 23

celui qui est indiqué dans le projet, au cas où il serait supérieur à la dimension du
recouvrement réglementaire.

Ces cales devront être de préférence préfabriquées avec des matériaux susceptibles d’être
incorporés dans la pièce à bétonner (du moment qu’elles n’en affectent pas la stabilité), d’une
épaisseur constante y compris le fil de fer de liaison.

Les barres utilisées devront être dûment exemptes de rouille, de tout matériau détachable, de
matières organiques, d’huiles ou d’autres matériaux susceptibles d’affecter l’adhérence des
barres au béton, ou leur durabilité.

De même, on aura recours à des cales qui seront intercalées entre les armatures et la face
inférieure des moules, afin d’assurer le recouvrement réglementaires des armatures, ou bien
celui qui est indiqué dans le projet, au cas où il serait supérieur à la dimension du
recouvrement réglementaire.

Ces cales devront être de préférence préfabriquées avec des matériaux susceptibles d’être
incorporés dans la pièce à bétonner (du moment qu’elles n’en affectent pas la stabilité), d’une
épaisseur constante y compris le fil de fer de liaison.

Les barres utilisées devront être dûment exemptes de rouille, de tout matériau détachable, de
matières organiques, d’huile ou d’autres matériaux susceptibles d’affecter l’adhérence au
béton, ou leur durabilité.

3 – Exécution

Les pliages des barres devront être exécutés avec les diamètres de courbures minimum
indiqués sur le tableau annexe, exprimés en fonction du diamètre des barres, désigné ici par
« Ø »,

Pliage de dépliage
Type d’acier Selon le diamètre des barres, Ø (mm) Armatures en
Ø≤18 18≤Ø≤32 32≤Ø≤40 générale *
A 235 NL 2,5 Ø 5Ø 5Ø 15 Ø
A 235 NR 4Ø 7Ø 10 Ø 15 Ø
A 400 NR
A 400 ER 5Ø 8Ø 12 Ø 20 Ø
A 400 EL
A 500 NR
A 500 ER 5Ø - - 20 Ø
A 500 EL

* Les valeurs indiquées peuvent être réduites de 5 Ø si le recouvrement latéral du pli est plus
grand que 5 cm ou 3 Ø.

Les crochets terminaux des barres lisses doivent avoir une forme semi-circulaire, avec les
diamètres de courbure minimum en relation avec le diamètre des barres correspondantes et
être prolongés en ligne droite, d’une longueur égale à quatre fois, au moins le diamètre de la
barre.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 24

L’ancrage des barres, sauf indication expresse en sens contraire, devra être effectué en les
prolongeant à partir des longueurs d’ancrages indiquées sur le tableau annexe, exprimées en
diamètres « Ø » des barres.

Catégorie du béton et conditions d’adhérence


Type Type B 20 B 25 B 30 B 35
d’acier d’ancrage
A B A B A B A B
A 235 NL Crochet 35 Ø 50 Ø 30 Ø 45 Ø 30 Ø 45 Ø 25 Ø 40 Ø
A 235 NR Droit 25 Ø 35 Ø 20 Ø 30 Ø 20 Ø 25 Ø 15 Ø 25 Ø
A 400 NR
Droit 40 Ø 60 Ø 35 Ø 50 Ø 30 Ø 45 Ø 30 Ø 40 Ø
A 400 ER
A 400 EL Crochet 60 Ø 85 Ø 55 Ø 80 Ø 50 Ø 75 Ø 45 Ø 65 Ø
A 500 NR
A 500 ER Droit 50 Ø 75 Ø 45 Ø 65 Ø 40 Ø 60 Ø 35 Ø 50 Ø

A – Conditions de bonne adhérence selon l’article 80-° du R.E.B.A.P


B – Autres conditions d’adhérence

Les barres doivent être raccordées le moins possible. Les raccordements à exécuter seront
effectués dans les zones où la tension est relativement basse. Dans une même section ne sera
pas autorisé le raccordement de plus d’un tiers des barres déjà existantes.

Dans les raccordements par superposition, les longueurs de superpositions de barres doivent
être, au minimum, celles qui sont indiquées dans le tableau correspondant aux longueurs
d’ancrage ; il est obligatoire que les barres du type lisse se terminent par des crochets, sauf le
cas des piliers.

Au cas où existeraient des raccordements par superposition, dans les sections consécutives,
elles doivent être séparées d’une distance au moins égale à la longueur de l’ancrage des
barres.

Ces raccordements doivent être toujours dûment enveloppés par des armatures transversales
(bandes ou étriers). On devra également éviter le contact direct entre les barres, car, d’une
manière générale, il en résulte des difficultés pour l’enrobement dans de bonnes conditions
des armatures par le béton.

Les raccordements par superposition ne sont pas admissibles dans les armatures
longitudinales à tirants.

Les raccordements par soudure électrique seront uniquement admis pour des barres en acier
soudable, qui seront dûment prouvé par des essais et, aux effets de dimensionnement, seuls
devront être considérés qu’à travers d’un essai spécial que l’on pourra admettre la non
réduction des sections.

Au cas où l’on utiliserait des soudures en aciers d’une qualité différente de l’A 235, il faudra
vérifier au moyen d’essai, si cette soudure n’affecte pas les superpositions mécaniques des
barres.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 25

Les raccordements filetés ne seront pas admis que pour des barres en acier d’une dureté
naturelle et, aux effets de dimensionnement, devront être considérés comme sections utiles les
sections correspondantes au fond du filetage.

L’utilisation de grillages électro-soudés devra obéir aux conditions stipulées dans les
documents d’homologation du L.N.E.C.

MORTIER POUR REMPLISSAGES, REGULARISATION ET SCELLAGES

1 – Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications techniques générales, des
caractéristiques et des conditions d’application de mortiers de remplissage ou de scellage,
destinés à fixer des tôles de tassement, des ancrages ou d’autres pièces.

2 – Caractéristiques et méthode d’application

Dans la série des opérations pour préparer l’application des mortiers de scellage, on devra
prendre les soins suivants :

a) les éléments à introduire, métalliques ou non, devront être exempts de matières grasses
ou d’autres corps susceptibles d’affecter l’adhérence. Ils seront, de préférence,
nettoyés au jet de sable ;
b) la scarification des surfaces où sera appliqué le mortier de remplissage ou de scellage
devra être exécuté, au cas où elles ne présenteraient pas la rugosité nécessaire ;
c) le nettoyage des surfaces décrites sur l’alinéa b) devra être exécuté au jet d’air ou à la
brosse qu’elle aient été ou non scarifiées, de façon à éliminer les détritus, les
poussières, ou d’autres matériaux déliés ou susceptibles de se désagréger ;
d) les surfaces où sera appliqué le mortier de remplissage ou de scellage devront être
saturées, au moins 24 heures avant le remplissage ;
e) finalement, on doit retirer l’excédant d’eau de l’opération indiquée sur l’alinéa d)

Le liant à utiliser mélangé avec de l’eau, fournira une pâte sans contraction au moment de la
prise, et qui devra posséder les caractéristiques suivantes :
Résistance de la compression – kN / cm2
Fluide Plastique
7 jours 7,55 47,8

28 jours 8,20 63,5

Résistance à la flexion- kN/cm2 (consistance fluide)


7 jours 0,73
28 jours 0,79

Pour une bonne pose, on devra observer les règles suivantes :

- les coffrages devront être solides et bien fixés ;


- du côté du coulage, le coffrage doit faire un angle de 45° ;
- on doit laisser une ouverture de 7,5 cm pour l’entrée du mortier et de 15 cm ou
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 26

plus, pour sa chute. Dans les autres côtés du moule, on laissera une ouverture de
1,5 cm, ou plus ;
- la température ambiante du mélange et de l’élément où sera appliqué le mortier,
ne devra pas être inférieure à 16°, ni supérieure à 24 °
- la préparation des mortiers doit être faite le plus près possible du local de pose;
- on doit disposer du personnel et des outils nécessaires permettant d’assurer un
travail continu ;
- l’eau à utiliser devra être potable et devra être additionnée lentement pour
assurer un bon gâchage ;
- pour chaque gâchage, la quantité d’eau devra être la même pour la même
quantité de liant (5,4 lt. de l’eau pour 25 kg de liant) ;
- les mortiers obtenus des différents gâchages seront égaux et uniformes;
- les mortiers ainsi obtenus, seront totalement appliqués dans un délai maximum
de 15 minutes, après avoir été gâchés ;
- pendant la pose de mortiers, le coulage doit être rapide et continu, exécuté d’un
seul côté pour éviter la formation de poches d’air;
- pendant la pose des mortiers, le coulage doit être rapide et continu, exécuté d’un
seul côté pour éviter la formation de poches d’air;
- on doit remplir d’abord de préférence, les ouvertures de scellage des boulons
d’ancrage ;
- pendant le coulage et le processus de cure, on devra arrêter toutes les machines
susceptibles de transmettre des vibrations au mortier ;
- le mortier ne devra jamais être vibré. Son uniformité n’est obtenue qu’à travers
l’opération de gâchage ;
- tous les mortiers qui, au moment de leur pose, présenteraient des indices de
durcissement, seront rejetés ;
- il est interdit d’ajouter de l’eau avec l’objectif de les rendre maniables

3 – Finition et cure
La cure étant très importante, on devra après la prise, maintenir la surface exposée couverte
avec les torchons humides, pendant 48 heures.

Afin d’éviter, les fissures finales, la finition sera exécuté à la truelle, au moment du début de
la prise.
Après le décoffrage, la surface exposée devra être revêtue d’une couche de peinture avec un
produit scellant du même fabricant.

4 – Particularités
Le mortier possédant les caractéristiques mentionnées ci-dessus ne doit pas être appliqué dans
les conditions suivantes !
- en cas de retards considérables entre la préparation du mortier et la pose ;
- quand les surfaces, où seront appliqués les mortiers, ne peuvent pas être
saturées d’eau avec 24 heures à l’avance ;
- quand les scellages des machines qui doivent entrer en fonctionnement 24
heures, ou moins, après la pose du mortier de scellage ;
- quand les ancrages supportent plus de 5,6 MPa.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 27

En ce qui concerne les scellages avec le mortier et dans les conditions spécifiées, l’avis et
l’assistance du personnel et l’Entreprise qui fournit les liants anti-rétractifs sont usuels, toutes
les fois que les conditions mentionnées dans ce chapitre seront observées il est absolument
obligatoire de demander l’avis et l’assistance du fabricant et de suivre les règles imposées
pour chaque situation.

Les scellages qui, selon l’indication des dessins et les détails du projet, ne seraient pas
exécutés avec des mortiers anti-rétractifs devront obéir à cette spécification en ce qui
concerne les phases d’exécution, toutefois les mortiers devront avoir un dosage de ciment et
de sable correspondant au dosage du béton utilisé pour le bétonnage de la pièce où est
appliquée le scellage.

PAROIS DE MACONNERIE EN BLOCS DE BETON SIMPLE

1- Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications sur des maçonneries en blocs
de béton simple, leurs caractéristiques principales et leur mise en œuvre.

2 – Caractéristiques

2-1 Les blocs sont fabriqués avec du mortier de ciment, du sable et des granulats de pierre
naturelle concassée et classifiée.

Les blocs devront présenter des valeurs de contrainte de rupture supérieures à 30 kg


f/cm2, (3,0 MPa) permettant l’utilisation des contraintes admissibles de l’ordre des 10
kgf/cm2 (1,0 MPa).

2-2 Marquage
Les éléments de la charpente seront identifiés par des marques exécutées au poinçonnage
ou à l’encre indélébile.

Les marques et l’encre indélébiles seront exécutées après la peinture d’atelier.

Au cas où le poinçonnage serait exécutées le local devra être signalé afin qu’il soit
facilement identifié.

Dans tous les cas, les marques devront être exécutés sur les pièces de façon qu’on puisse
les reconnaître facilement ; outre l’identification de la pièce proprement dite, les marques
devront également indiquer l’élément auquel elles vont être assemblées.

3 – Mise en œuvre

Il est convenable de marquer préalablement le paroi qu’on se propose de construire, en


plaçant les blocs à sec, à une distance de 10 à 8 mm, les un des autres, car c’est l’épaisseur la
plus appropriée pour construire le joint.
Cette opération permet de déterminer le nombre de blocs entiers et les fractions qui formeront
chaque paroi. On devra également placer les joints afin de vérifier leur disposition.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 28

Une fois les marques effectuées, on enlève les blocs et on procède à leur tassement avec un
mortier, en les rangeant avec toutes les précautions, afin d’éviter des joints d’une épaisseur
supérieure à 1 (un) cm.

Les mortiers à utiliser, doivent avoir les traits suivants :


- pour des utilisations courantes 1-3 ou 1-4
- pour des parois soumises à des charges 1-2 ou 1-3
très lourdes ou l’action des vents

Ce mortier doit lier les pièces de maçonnerie pour former un bloc homogène.

Tout mortier qui ne serait pas utilisé immédiatement après le malaxage, doit être rejeté
aussitôt qu’il perdra les caractéristiques de maniabilité.

4 – Particularités

Le bloc de ciment ne doit jamais être mouillé ni avant ni pendant la pose.

A la fin de la journée de travail, il est convenable de couvrir la partie de paroi ou l’on est en
train de travailler, avec des planches ou des sacs vides en papier ou en jute.

On ne doit pas exécuter des parois de maçonnerie d’une longueur de plus de 15,00 m sans
joints de dilatation.

Pour les parois qui doivent supporter de grandes charges, il est nécessaire d’employer des
barres de renforcement placées entre les joints horizontaux des blocs.

APPLICATION DE MORTIER EN CREPIS

3.1 Généralités

La paroi devra être dûment préparée pour recevoir l'application du crépi. La surface à recevoir
devra être totalement dépourvue de particules qui n'adhérent pas convenablement ou de tous
autres corps susceptibles d'affecter le mortier du crépi, et être exempte poussières, de matières
grasses ou de noir de fumée.

La surface à revêtir devra offrir la rigidité indispensable et parfaitement lissée, pour éviter
d'utiliser des épaisseurs de cr< supérieurs à 2,5 cm. Immédiatement avant l'application du
crépi, le bas mur devra et mouillé abondamment, de manière à être totalement humide au
moment de l'application du mortier, sans qu' il présente toutefois des cavités ou 1' eau peut
être retenue.

3. 2 Paroi en Maçonnerie
au cas où il n'aurait pas été possible d' éviter des irrégularités le bas mur, supérieures aux
tolérances, toutes les dépressions devront être préalablement remplies avec des mortiers
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 29

identique ceux du crépi, appliqués par couches, suivant les épaisseurs, et serviront de base au
crépi à appliquer ultérieurement. L1 épaisseur ! chaque couche ne devra pas dépasser 2 cm. Il
faudra observer intervalle de temps de deux semaines, au moins, entre le remplis^ des
dépressions du bas mur et l'application du crépi.

3. 3 Paroi en Béton

Au cas ou il n'aurait pas été possible d'éviter des irrégularités le lissage de la paroi supérieure aux
tolérances, toutes les saillies devront être dûment éliminées, jusqu'à ce que l'on constate les
valeurs de tolérance fixées.
Sauf stipulation en sens contraire, on devra exécuter une couche "giclée" toutes les fois qu'il
sera possible de l'appliquer avec du béton frais et humide après le démoulage.
Les surfaces de la pièce de béton datant de plus de sept jours, et lesquelles il n'a pas été
possible d'exécuter la "giclée être piquées de manière à permettre l'adhérence du mortier de
crépi.

3.4 Tolérance concernant de la Paroi

Sauf détermination du Contrôle en sens contraire, la tolérance admise, autrement dit, la


différence entre les points de la surface les plus saillants et les plus rentrants., ne devra pas
être supérieure à 2.. 5 mm.
Le lissage pourra être évalué, sur des parois planes, une règle redressée d'une longueur
supérieure à 2 m ou bien déterminée selon les dimensions de la paroi.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 30

3.5 Application de "Giclée"

3.5.1 Paroi de Maçonnerie


Toutes les fois 131.18 le Contrôle n'aurait pas dispensé l'application de la "giclée", celle-ci
devra être effectuée immédiatement après l'achèvement de la paroi, après qu'elle ait été bien
mouillée. Le mortier à utiliser devra être au trait 1:1 à 1:3, suivant les cas, et être projeté avec
force contre la paroi, de manière à constituer une couche rugueuse et adhérence, d'une
épaisseur comprise entre 1 et 3.

3.5.2 Paroi en béton


Au cas où le Contrôle dispenserait le piquage général du bas-mur, et la "giclée" aurait été
appliquée, celle -ci devra être effectuée immédiatement après le démoulage, avec le mur bien
mouillé. On devra utiliser un mortier au trait compris entre 1:1 et 1:2, suivant les cas, qui sera
projeté avec force contre le paroi, de manière à former une couche rugueuse et adhérente
d'une épaisseur comprise entre 1 et 3 mm.

APPLICATION DE CREPIS

Généralités

Le mortier devra être utilisé immédiatement après sa fabrication devra être totalement
appliqué avant le début de la prise. Tant qu’il ne sera pas appliqué, le mortier devra être
protégé soleil, de la pluie et du vent.
Il est interdit d'utiliser du mortier déjà durci, même additionné de 1' eau.
Le mortier durci devra être retiré du chantier.
On considère que le mortier est durci lorsqu'il présentera une diminution de maniabilité, ou
aura été pétri depuis plus d'une heure en été, et deux heures dans les autres saisons.
Toute modification de ces délais devra être soumise à l'approbation.

4.2 application de crépis


L'application de crépis extérieurs sera interdite toutes les fois 1' on constatera des températures
inférieures à 30° C, un vent fort, la pluie, ou bien que 1' on prévoit la formation de gelée.
Pour les crépis intérieurs, on pourra recourir à des appareils chauffage pour maintenir la
température au niveau approprié, devront être placés a une distance de la paroi, en sorte
qu'ils provoquent pas ion échauffement ou un séchage exagérés.

4-3 Méthodes d’application traditionnelles

4-3-1 Epaisseur du crépi


Sauf détermination du contrôle, toutes les fois que l’épaisseur totale du crépi dépassera 1,5
cm, il devra être appliqué en deux couches, à un intervalle minimum de 24 heures.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 31

La première couche devra avoir une épaisseur de 1,0 à 1,5 cm, et la seconde la différence par
rapport à l’épaisseur totale. Au cas où l’épaisseur totale n’aurait pas été préalablement fixée
par le contrôle, elle ne devra pas dépasser 2,5 cm.

4.3.2 Imperméabilisation
Le crépi appliqué sur des parois extérieures devra contenir toujours un produit hydrofuge
préalablement approuvé par le contrôle. Si le crépis est appliqué en plus d’une couche, le
produit imperméabilisant sera appliqué uniquement au mortier, qui constituera la première
couche de crépi.

On donnera la préférence à des produits hydrofuge, qui seront préalablement mélangés avec
l’eau de gâchage, liquides ou qui seront dilués avant le gâchage.
Sauf approbation du contrôle, il sera interdit d’utiliser des produits en poudre susceptibles de
produire l’effet hydrofuge à travers le degré de finesse.

Tel est le cas des diatomites ou autres poudres très fines.

4-3-3 Exécution du travail


Dans le cas où l’application est effectuée en deux couches, la première sera projetée et bien
pressée à la truelle, et ce n’est qu’après qu’elle sera raclée, la seconde couche sera projetée,
pressée et, suivant le degré de finition prétendu, elle sera raclée à la règle, talochée, passée à
l’éponge, à la spatule ou lissée à la truelle.

La seconde couche pourra être préparée avec le même type de sable que la première, ou bien
avec du sable plus fin, du sable de finition conformément aux indications stipulées.

Sauf stipulation contraire, le sable de la couche de surface ne devra pas contenir de grains,
dont les dimensions sont supérieures à 1,5 mm, et son finissage sera, une fois lissé, effectué à
la taloche, de manière à obtenir une surface régulière, non rayée et offrant un aspect
homogène. Cette finition pourra obtenir un meilleur résultat quelque temps après son
application.

4.3.3 Replâtrages ou réparations sur les crépis

Tous les replâtrages ou réparations devront être effectués de manière à obtenir des finitions
identiques aux surfaces environnantes et avec des lignes ou des colmatages qui ne présentent
pas de discontinuités sur les surfaces à vue.

Sauf indication du contrôle en contraire, l’étendue du replâtrage ou de la réparation devra être


en sorte que les lignes de colmatage coïncident avec les arêtes, les coins, les corniches ou
autres lignes singulières de la construction.

En cas de replâtrage ou de réparations sur de vieux crépis, bien que l’utilisation de matériaux
différents de ceux qui ont été employés puisse être autorisés par le contrôle, devra prendre la
précaution d’enlever préalablement, tous les vieux mortiers, ainsi que tout autre matériel
susceptible de provoquer une base défectueuse pour l’application du nouveau crépi.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 32

4-4 Application mécanique de crépis

Moyennant autorisation du contrôle, les crépis pourront être appliqués mécaniquement, en


suivant les instructions correspondant au type de machine utilisée à cet effet. Cependant, et
sans préjudice des instructions à observer pour chaque cas, on pourra adopter les règles
suivantes :
- La bouche du pistolet devra être maintenue dans une positions perpendiculaire
au parement à revêtir ;
- La vitesse du matériel à la sortie du pistolet devra être conditionnée, par le
diamètre de la bouche ;
- La pression de l’eau devra être plus forte que la pression de l’air, afin de
garantir un mouillage plus complet des matériaux et faciliter à l’opérateur un
réglage plus rapide et plus efficace ;

- La lissage devra se produire immédiatement après la projection avant le début


de la prise de l’agglutinant.

5 Cure des crépis

En cas de températures élevées, de soleil ou de vent, les crépis récemment appliqués devront
être maintenus humides constamment durant, trois jours, au minimum, ce qui pourra être fait
par arrosage, aspersion ou par tout autre système approprié. Seul le contrôle pourra dispenser
de cette méthode.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 33

MORTIERS DE REVETEMENT

1 – Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications techniques générales, et de


définir le mode d’exécution des mortiers de revêtement.

2 – Généralités

Les mortiers de revêtement sont destinés à constituer des surfaces d’usure ou à établir une
transition entre un plancher résistant et un revêtement de finition définitif.

La composition du mortier de revêtement devra garantir le maximum de compacité, qui


pourra être augmentée, notamment s’il s’agit de surfaces d’usure, moyennant l’incorporation
d’éléments destinés à cet effet.

Quand le dosage du mortier de revêtement ne serait pas indiqué ou devra utiliser, au


minimum, 350 kg de ciment par mètre cube, quels correspond une relation approximative en
volume de ciment et de sable de 1 à 3,5.

Le durcissement de la surface des mortiers de revêtement est généralement obtenu moyennant


l’application de produits qui à travers la réaction chimique avec les particules molles du
béton, chaux, carbonate de calcium, les durcissement et les liants de façon plus serrée
conférant ainsi au pavement des caractéristiques plus résistantes à l’usure.

Le produit de durcissement pourra être appliqué en le mélangeant avec le mortier de


revêtement comme accélérateur de prise.

Au cas où il ne serait pas indiqué dans les pièces dessinées du projet, le type de produit de
durcissement à appliquer devra être approuvé par le contrôle.

Au cas où la surface à durcir aurait déjà dépassé la phase de la prise, ou serait au début de la
cure, elle devra être entièrement débarrassée d’huiles, de graisses, de poussières ou de
matières détachées ; ensuite, on appliquera le produit de durcissement, le plus uniformément
possible.

Etant donné la variété de produits existants, leur mode d’application et leurs caractéristiques
devront obéir rigoureusement, en ce qui concerne chaque produit, aux indications du
fabricant.
Les mortiers de revêtements destinés à constituer une couche et remplissage et de
régularisation, étant donné qu’ils constituent un élément de transition avant le revêtement
définitif, leur finissage devra garantir le mieux possible l’application du matériau défini
comme revêtement.

3 – Base d’application

Au cas où la base d’application serait un élément de béton, le mortier de revêtement devra être
appliqué, dans toute la mesure du possible, avant que cet élément de béton ait effectué la
prise.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 34

Au cas où la base d’application aurait déjà dépassé la phase de la prise, ou ne garantirait pas
une liaison parfaite, elle devra être préalablement piquée, nettoyée et bien mouillée.

Tout additif ou produit destiné à améliorer la liaison devra être préalablement assujetti à
l’approbation du contrôle.

Les mortiers de revêtement destinés à présenter des inclinaisons pour l’écoulement des eaux,
ou bien quand il serait nécessaire de vaincre des dénivellements accentués, ils devront être
effectués sur des remplissages appropriés, objet d’une spécification adéquate.

4 – Pose

4-1 Généralités

Avant l’exécution des mortiers de revêtement, on devra placer des repères en nombre
suffisant, pour garantir le bon nivellement et le lissage de la surface.

Après sa fabrication le mortier devra être appliqué aussi rapidement que possible, avant le
début de la prise.

Durant la période où il n’y a pas encore été appliqué, le mortier devra être protégé du soleil,
de la pluie et du vent.

Il est interdit d’utiliser du mortier déjà durci et d’additionner de l’eau afin de lui conférer de
nouveau de la maniabilité.

Le mortier durci devra être retiré du chantier.

On considère que le mortier est durci lorsqu’il présentera une diminution de maniabilité ou
bien s’il a été pétri depuis plus d’une heure, en été, et deux heures dans les autres saisons.

Toute modification de ces détails est assujettie à l’approbation du contrôle.

Les mortiers de revêtements destinés à constituer une couche d’usure devront être écartelés ;
le module d’écartèlement sera égal à celui de leur base d’application.

4-2 Pose

Il est interdit d’exécuter des mortiers de revêtement de plus de 4 cm d’épaisseur pour chaque
couche, quelle que soit l’épaisseur du remplissage à exécuter en l’observance aux côtes du
projet.

Chaque couche devra être appliquée avant que la précédente ait terminé la prise, et devra être
fortement pressée et comprimée.

On devra prendre les précautions afin de maintenir les mortiers humides, durant les dix
premiers jours après leur pose.

La finition des surfaces devra être en accord avec l’objectif que l’on se propose.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 35

Quoi qu’il en soit, la surface devra être dûment lissée et présenter un aspect uniforme, avec
une tolérance de 3 mm de flèche, observée sur un même point avec une règle de 2 m de long,
placée dans différentes directions.

On devra intercaler les armatures, toutes les fois qu’elles seront indiquées dans le projet.

5 - Plinthes

Les plinthes devront être exécutées avec un mortier identique et de la même couleur que les
pavements correspondants.

La hauteur, la forme et la finition devront être en accord avec les éléments indiqués dans le
projet.

REVETEMENT DE MOSAIQUE HYDRAULIQUE

1 – Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications techniques générales et de


définir le mode d’application des mosaïques hydrauliques.

2 – Généralités

Les surfaces sur lesquelles reposent les mosaïques hydrauliques doivent être bien propres,
lissées à la taloche et nivelées selon les côtes du projet, afin d’éviter des couches
additionnelles de mortiers de remplissage et de régularisation.

Avant la pose, ces surfaces doivent être abondamment humidifiées, sans toutefois laisser l’eau
suinter.

Les mosaïques doivent être préalablement trempées dans l’eau propre le plus longtemps
possible et mis à égoutter quelque temps avant qu’être appliquées.

Le côté raboteux des mosaïques doit être dépourvu de livres de graisses, de matériaux
susceptibles de désagréger ou de particules détachées.

3 – Pose

Avant de commencer la pose des mosaïques, leur dispositions devra être définie en accord
avec le contrôle ou le PNUD.

La pose devra être exécutée moyennant une couche de mortier de ciment et de sable au trait
de 1-3 d’une épaisseur réduite d’environ 2 cm, sur laquelle on devra déposer les mosaïques
avant le début de la prise du mortier.

Afin d’éviter la perte d’adhérence résultant de poches d’air entre le côte raboteux du
mosaïque et le mortier, celui-ci devra être répandu au fur et à mesure que l’on appliquera les
mosaïques, en quantités légèrement supérieures à celles qui sont nécessaires, afin que les
mosaïques, après avoir été battues légèrement pour les aligner et les niveler, les poches d’air
s’échappent et le mortier suinte, afin de garantir une parfaite liaison.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 36

L’excédent de mortier qui déborde à travers les joints, doit être immédiatement retiré avec un
torchon humide afin d’éviter l’apparition de tâches.

Les mosaïques devront être appliquées de façon à assurer le lissage de la surface, son
uniformité, l’alignement, le parallélisme et la perpendicularité des joints.

La distribution des mosaïques et leurs colmatage doivent faire l’objet d’une attention
particulières.

Pour les plinthes, on devra suivre toutes les instructions mentionnées ci-dessus concernant
l’application des mosaïques sur pavements.

CARREAUX DE FAIENCE RECEPTION ET POSE

1 - Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications techniques générales, sur les
caractéristiques et la pose de carreaux de faïence fine.

2 – Caractéristiques générales

2-1 Réception

Les carreaux de faïence devront satisfaire aux caractéristiques générales indiquées dans la
norme.

Toutes les pièces devront être bien cuites et présenter une texture homogène et uniforme. Les
arêtes seront bien définies et le vernis devra être régulièrement répandu et présenter un ton
régulier.

2-2 Caractéristiques à soumettre à des essais

Les caractéristiques qui devront être soumises à des essais dont :

a) Dimension des arêtes


b) Déformation
c) Stabilité du vernis

2-3 Dépenses pour les essais

Les dépenses inhérentes à l’inspection et aux essais devront être à la charge de l’adjudicataire,
au cas où le lot serait rejeté, et à la charge du PNUD toutes les fois que le lot obéira aux
conditions des normes portugaises.

2-4 Certificat de garantie

Les essais à effectuer pourront être remplacés par les certificats de garantie délivrés par le
laboratoire officiel, sur l’acceptation du contrôle dans les cas déterminés par le dernier. A cet
effet l’adjudicataire s’engage à appliquer dans l’ouvrage du matériel possédant les
caractéristiques identiques à celui qui a servi pour l’obtention des certificats.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 37

2-5 Acceptation et rejet

Les décisions d’acceptation ou de rejet seront prises en accord avec les déterminations de la
norme et de la présente spécifications, en cas de divergences éventuelles, c’est cette dernière
qui l’emportera.

3 – Pose

3-1 Généralités

La pose des carreaux de faïence ne devra pas être exécutée avant l’installation de toutes les
canalisations et avant l’achèvement de tous les travaux susceptibles d’affecter cette pose.

3-2 Mortier à utiliser

Les dosages de ciment à utiliser seront les suivants :


-
couches de régularisation – 400 kg / m3
- couches de mise en place – 300 kg / m3

L’eau de gâchage devra être réduite au minimum, afin d’obtenir un mortier facilement
maniable.

3-3 Joints

Il est courant d’utiliser du ciment blanc pour la re-fermeture des joints, même avec des
carreaux de faïence de couleur, dont le contraste servira à embellir la surface. Comme
solution alternative, ont pourra incorporer de l’aniline de couleur dans la pâte de re-fermeture
des joints, de la même tonalité que le carreau à poser.

Ce détail devra être soumis à l’appréciation du contrôle ; on exécutera, sin nécessaire, un


panneau d’essai, afin de choisir le type de joint à adopter.

3-4 Couche de régularisation

La couche de régularisation est destinée à éliminer des irrégularités existantes dans la base,
moyennant l’application d’un crépi en une seule couche. Au cas où l’état de la base
l’exigerait, on appliquera deux couches : un enduit et un crépi.

L’enduit devra être grossièrement dégauchi : à cet effet, on ouvrira des sillons dans la surface,
tant qu’elle se trouve à l’état plastique, afin d’augmenter l’adhérence du crépi.

Avant d’appliquer le crépi, on devra procéder au placement de repères, qui devront


correspondre à la surface d’alignement prétendue et qui seront disposés en sorte qu’ils
permettent un bon nivellement.

Après l’application de chaque couche qui doit être fortement projetée et pressée à la truelle on
devra attendre qu’elle durcisse suffisamment et être conservée humide.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 38

3-5 Préparation des carreaux de faïence

La face rugueuse des carreaux de faïence devra être soigneusement débarrassée de poussière,
graisses ou autres substances nuisibles. Les carreaux devront être immergés dans de l’eau
propre le plus longtemps possible, et seront ensuite égouttés quelques instants avant leur
application, au cas où la pose est effectuée avec du mortier de ciment.

Pour améliorer l’adhérence du revêtement de la base, celle-ci devra être piquée, nettoyée, de
préférence à la brosse, et légèrement humidifiée.

3-6 Pose de carreaux de faïence avec du mortier

La pose de carreaux sera effectuée au moyen d’un mortier possédant les caractéristiques
indiquées au point 3-2.

Les carreaux doivent être bien battus, afin d’éviter la formation de poches d’air entre la
surface rugueuse et le mortier.

L’excédent de mortier qui dépasse à travers les joints devra être immédiatement retiré, avec
un chiffon humide, de manière à éviter l’apparition de tâches sur les carreaux.

Toutes les fois qu’existeront des joints de structure, les joints de revêtement devront
correspondre avec les premiers.

Au cas où on le jugerait nécessaire on accordera la priorité aux carreaux de forme concave ou


convexe qui seront posés suivant les mêmes principes, plutôt que les carreaux de forme
plane.

La re-fermeture des joints devra être exécutée le plus tard possible.

3-7 Pose de carreaux au moyen de colles

Toutes les fois que la pose des carreaux sera effectuée au moyen de colles, il est indispensable
que la couche de régularisation indiquée au pont 3-3 présente un lissage très rigoureux.
Les surfaces doivent être propres et sèches. Par temps chaud, il conviendra d’humidifier
légèrement la surface à revêtir. Pour le béton obtenu à partir de coffrages métalliques, on
devra éliminer complètement tous les résidus de liquide de démoulage.

Dans la préparation du mortier de collage fourni en poudre, on devra lui additionner environ
25 % d’eau et le pétrir convenablement jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène, qu’on
laissera reposer durant environ 10 mn avant son application.

Ensuite, on devra répandre une couche de ce mortier, d’une épaisseur de 5 mm environ, qui
sera « peignée » avec spatule dentelée, on appliquera ensuite le carreau en le comprimant
fortement.

4 – Particularités

Les types et la qualité des carreaux à utiliser devront obéir aux conditions du devis quantitatif
et estimatif ou de la liste des finitions.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 39

Les couleurs devront être définies en accord avec le contrôle ou le PNUD.

CHARPENTES
1 – Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications techniques générales, des
caractéristiques et le mode d’exécution du travail.

2 – Prescriptions générales

Les charpentes metalique à fournir et à assembler comprendront tous les éléments et pièces
de liaison, telles que : vis, rondelles, écrous, etc.,

S’il le faut, les éléments seront identifiés par une ou plusieurs marques, qui pourront aussi
indiquer quelle est la pièce où ils doivent être liés.

Ces marques devront préférablement être faites par poinçonnage.

3 – Caractéristiques générales des matériaux

3-1 Aciers en profilés et tôles


le structure metalique devra présenter une texture compacte et homogène sans inclusions,
fissures ou autres défauts pouvant affecter leur utilisation.

Ils doivent avoir les formes indiquées sur les dessins du projet, une section invariable, être
convenablement dégauchis, avoir des surfaces lisses et être libres des ébarbures aux
extrémités coupées.

Les tolérances des dimensions admissibles sont celles qui sont indiquées dans les normes.

4-1 Règles générales de montage


Pour le montage des charpentes, on devra observer les prescriptions du Règlement de Sécurité
dans le Travail de la Construction Civile.

4-2 Montage de l’ouvrage

- Le plan de montage et les moyens utilisés devront être soumis à l’appréciation


et à l’approbation du contrôle ;
- Le montage dans l’ouvrage devra être effectué, en observant soigneusement la
verticalité, les alignements et les côtes ;
- Durant la manipulation, on devra éviter d’endommager les pièces ou leur
finition, le cas échéant ;
- Toutes les torsions ou d’autres provoqués par le transport ou la manipulation,
devront être corrigés avant le montage ;
- Ces réparations seront effectuées aux frais de l’adjudicataire.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 40

5 – Contrôle

L’action du contrôle pourra s’exercer aussi bien au laboratoire que sur le chantier. A cet effet,
l’adjudicataire devra lui procurer toutes les facilités. Dans ces conditions :
- L’adjudicataire devra présenter, toutes les fois qu’il lui en sera sollicité, les
bulletins des essais prouvant les caractéristiques des différents matériaux
utilisés et éventuellement, fournir les échantillons nécessaires à la vérifications
de ces caractéristiques.

- Une fois achevée l’exécution, on devra procéder à une inspection minutieuse de


l’ensemble de l’ouvrage

Le contrôle refusera d’accepter le travail toutes les fois que l’on constatera des assemblages
boutonnés mal exécutés, des écarts concernant la verticalité, l’horizontalité ou la position des
pièces tels que : torsions ou contraintes impropres à la charpente.

6 – Essais

Toutes les fois qu’on le jugera nécessaire, notamment dans le cas où auraient été utilisées des
méthodes de dimensionnement des matériaux ou des procédés d’exécution non-usuels on
devra procédé à la réalisation d’essais, en vue d’assurer la sécurité de l’ouvrage.

Les essais consisteront, en général, à appliquer des conditions conventionnelles imposées


dans le projet, (qui seront de préférence atteintes graduellement), et à calculer les valeurs
maxima et résiduelles, de déplacements, extensions et de distorsions.

La sécurité de l’ouvrage doit être évaluée à partir des résultats des essais des matériaux et de
la charpente, en comparaison avec les valeurs prévues dans le projet.

7 - Règlements

Tous les cas omis ou dérivant de l’interprétation de cette spécification devront être résolus en
accord avec les indications établies dans le « Règlement de Charpentes pour Edifices » et
autres normes adoptées en Guinée-Bissau.

SERRURERIES – CARACTERISTIQUES – EXECUTION ET APPLICATION

1 – Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications techniques générales pour
l’exécution des serrureries destinées aux châssis de portes, fenêtres, grillages, balcons,
passerelles et rampes.

2 – Caractéristiques

Les profilés à utiliser devront être en accord avec le « Règlement de Structures en Acier pour
Edifices » ou équivalents.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 41

3 – Exécution

Toutes les serrureries devront être exécutées et montées, de manière à garantir la rigidité
nécessaire des ensembles, leur redressage définitif et le parfait fonctionnement des parties
mobiles.

Elles devront comprendre tous les éléments métalliques qui en font partie, ainsi que tous les
accessoires de liaison, tels que rivets, vis, écrous, rondelles, colliers, cordons de soudure, etc.

Les éléments dont sont composés les serrureries devront posséder les sections et les
dimensions indiquées sur les dessins et détails du projet.

Toutes les surfaces devront être nettoyées au jet abrasif ou à la brosse métallique, suivant leur
degré de saleté ou d’oxydation.

Pour l’exécution des soudures, on devra suivre les indications de la Norme.

Les électrodes devront posséder les caractéristiques appropriées aux soudures à effectuer.

Les coupes devront être dûment nettoyées et lissées.

Les surfaces à souder devront être bien propres et sans scories, et l’on devra procéder à leur
repiquage, toutes les fois que les soudures seront obtenues par plus d’un passage.

Pour les cordons de soudures à franc bord et du moment que la construction le permette, on
procédera au polissage à l’émeri de la base.

Tous les orifices ouverts par taraudage ou par poinçonnement devront être ébarbés.

Les perforations destinées à corriger d’autres orifices ne seront pas autorisées, tant que ces
orifices n’auront pas été bouchés et que leur épaisseur n’aura pas été rectifiée.

Les assemblages boulonnées, par rivetage ou au moyen de colliers devront présenter une
parfaite solidité.

Les vis des assemblages avec dilatation devront être munies de contre-écrous. Le serrage de
l’écrou devra permettre la libre dilatation.

On devra apporter une attention toute particulière concernant les liaisons aux maçonneries ou
aux bétons, de manière à garantir une parfaite fixation. A cet effet, on utilisera des crampons,
des griffes, ou bien les profilés seront prolongés sur la longueur optimale, afin de garantir
cette fixation.

Dans tous les cas, les pièces emboîtés dans des maçonneries se termineront an queue
d’aronde.

Les pièces ou les ensembles montés devront être dûment redressés, correctement
dimensionnés, bien fixés, avec soudures et fixations parfaites.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 42

4 – Particularités

Les finissages devront obéir aux indications fournies dans le détail estimatif ou bien feront
l’objet d’une spécification propre.

PORTES METALLIQUES

1 – Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications techniques générales sur les
portes métalliques.

2 – Caractéristiques

Les profilés à utiliser devront être en accord avec le « Règlement de Structures en Acier pour
Edifices » ou équivalente, auront les sections indiquées sur les dessins et détails du projet.

Quant au mode d’ouverture, les portes devront être à mouvement de rotation autour de l’axe
vertical défini par les gonds des peintures.

3 – Exécution

La structure des panneaux des portes devra être constituée par des profilés en acier doux
garanti, dûment soudés et contreventés, de manière à assurer la rigidité de l’ensemble.

Pour l’exécution des soudures, on devra observer les indications définies dans la norme.

Les assemblages qui ne seraient pas effectués par soudure, devront être exécutés par rivetage
ou au moyen de boulons, rondelles et écrous métalliques. On apportera une attention
particulière en ce qui concerne les ajustements des arêtes.

Ces structures devront être revêtues en tôle pliée, soudée à la structure.

Les grillages et les vitres devront être dûment fixés de manière à en assurer la rigidité.

Les cadres devront également être constitués par des profilés en acier doux garanti, et fixés
aux maçonneries et aux bétons par des crampons en acier doux zingués, ou bien par des
boulons et des chevilles métalliques à expansion non oxydables.

Afin d’assurer l’étanchéité entre les cadres et les maçonneries et les bétons, et les panneaux de
portes et leurs battants on devra intercaler des bandes en mousse de polyuréthane imprégnées
d’un produit bitumineux, des cordons d’amiante ou des profilés de caoutchouc conformément
aux dessins et détails du projet.

4 – Montage

Le montage devra être effectué de manière que les parties mobiles puissent être facilement
manipulées sans coincements et présenter un jeu toujours égal et jamais supérieur à 2 mm par
rapport aux éléments fixes ou elles sont insérées.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 43

La porte devra être fixée à la structure, de façon à garantir une solidité suffisante, en fonction
des dimensions de l’embrasure et des mécanismes o des ferrures. On appliquera un minimum
de 3 charnières par panneau.

Toutes les ferrures à utiliser devront être de première qualité et seront soumises à
l’approbation préalable du contrôle. A cet effet, l’adjudicataire devra présenter les
échantillons au temps opportun.

5 - Finitions

Devront obéir aux détails du projet et à la spécification correspondante.

PROFILES EN ALUMINIUM

1 – Objet

La présente spécification a pour objet fournir des indications techniques générales sur les
profilés en aluminium.

Les cadres seront en aluminium naturel, avec verre de sécurité d’une épaisseur de 6/7 mm.

Pour les typologies de cadres voir les détails contenus dans les élaborés de projet joints en
annexes au présent document.

2 – Caractéristiques

Les profilés à utiliser devront obéir aux caractéristiques suivantes:

- Seront obtenus par extrusion, dont la surface présentera une dureté minima de
12 Websters ;
- Densité de 2,7 ;
- Dans les différents tronçons, l’épaisseur des sections devra être invariable. On
admettra une tolérance approximative de 0,15 mm ;
- Perte de poids du colmatage inférieur à 20 mg/dm2, selon la norme ISO 2932 ;
- Forme et dimensions appropriées selon leur application ;
- Ne devront pas présenter de bosses, d’écorchures ou d’autres défauts
susceptibles de compromettre leur effet esthétique ;
- Couleur naturelle ;
- Limite minima élastique de 1100 kg/cm2
- Résistance minima à la traction de 1500 kg/cm2

3 – Contacts avec d’autres matériaux

Etant donné les caractéristiques des aluminiums, il faudra parfois les renforcer, à l’intérieur,
avec des matériaux capables de leur conférer la résistance mécanique aux efforts dont ce
matériel ne dispose pas. Parfois, au contraire, c’est le revêtement en aluminium qu’on utilise
pour enduire d’autre matériau et leur donner l’aspect esthétique.

Les matériaux qui sont généralement revêtus en aluminium sont des profilés en fer ou en bois.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 44

Comme on le sait, les profilés en fer non protégés s’oxydent facilement et la rouille tâche
l’aluminium. C’est pourquoi il est nécessaire de traiter préalablement les pièces en fer avec
une protection anticorrosive qui fera l’objet de spécification propre.
Il en est de même avec les bois qui produisent des réactions acides avec l’humidité.

Au cas où les assemblages entre les différents éléments seraient exécutés au moyen de
boulons, ceux-ci devront être galvanisés ou revêtus au cadmium et, de préférence, en
aluminium ou en acier inoxydable.

La poudre de plâtre et de ciment mélangés avec l’eau attaquent l’aluminium même après
l’anodisation. C’est pourquoi il est nécessaire de procéder au montage des éléments anodisés
après la conclusion des travaux avec la plâtre et le ciment, ou bien en cas d’impossibilité, les
protéger convenablement.

Au cas où, il faudrait procéder au scellage des pièces anodisées, elles devront être
préalablement protégé, un peu au-delà de la zone à sceller, avec un produit anticorrosif
approprié, facile à éliminer et qui n’affecte pas le revêtement anodisé.

Le nettoyage des éléments anodisés devra être effectué avec de l’eau propre et des détergents
non abrasifs.

Au cas où il faudrait procéder au scellage des pièces anodisées, elles devront être
préalablement protégé, un peu au-delà de la zone à sceller, avec un produit anticorrosif
approprié, facile à éliminer et qui n’affecte pas le revêtement anodisé.

Le nettoyage des éléments anodisés devra être effectué avec de l’eau propre et des détergents
non abrasifs.

PORTES, CHASSIS ET CADRES EN ALUMINIUM

1 – Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications techniques générales sur les
portes, châssis et cadres respectifs exécutés avec des profilés en aluminium.

2 – Généralités

Les portes, châssis et cadres auxquels se rapporte cette spécification devront être exécutés
avec des profilés en aluminium , qui feront l’objet de spécification propre.

La rigidité et l’indéformabilité des ensembles devront être obtenue par emboîtement des
propres profilés, par collage, soudure, boulonnage des éléments, ou à travers l’utilisation
d’autres matériaux d’une configuration adaptée à leur intérieur, et qui conféreront à
l’aluminium les caractéristiques mécanique dont il ne dispose pas.

En aucun cas, il ne sera permis d’utiliser des matériaux susceptibles de provoquer des
procédés électrolytiques avec l’aluminium.

Les éléments métalliques ferreux à l’exception de l’acier inoxydable, qu’il serait nécessaire
d’utiliser pour conférer aux portes, châssis et cadres l’indéformabilité et la rigidité prétendues
(par exemple les équerres), devront être préalablement protégés de la corrosion par
galvanisation, cadmiage ou autre moyen adéquat.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 45

Au cas où, l’assemblage serait exécuté au moyen de boulons, ceux-ci devront être en
aluminium ou en acier inoxydable.

La colle, au cas où, elle serait utilisée, devra être forte, ininflammable, dotée d’une bonne
résistance à la chaleur, à l’humidité et aux produits chimique. Elle devra être insensible à
l’usure et aura une période maxima de polymérisation de 12 heures, à la température
ambiante.

Pour ce genre de travaux, on procède rarement à des soudures ; toutefois au cas où elles
devront être exécutées, on devra suivre les indications du Fabricant des profilés.

Quoi qu’il en soit on ne permettra pas de déformations, saillies ou gauchissements provoqué


par cette opération ou autres quelconques.

Les zones soudés devront avoir un finissage identique à celui des autres zones des profilés.

3 – Caractéristiques

3-1 Généralités

En ce qui concerne la qualité d’exécution, les portes, châssis et cadres devront obéir aux
caractéristiques suivantes :

- Rigidité nécessaire à un fonctionnement parfait ;

- Forme et dimension adéquates, selon leur application


- Ligne uniforme définie par les profilés juxtaposés au long de leur jonction. Le
joint formé pour ces profilés sera le minimum et identique pour tous les
éléments ;

- Sommets exécutés à 90° ou à demi équerrage. Le joint formé par les pièces
d’assemblage sera le minimum, uniforme et identique pour tous les éléments

- Eléments mobiles faciles à manipuler, sans coincements, silencieux.


Emboîtement harmonieux dans les éléments fixes. Le joint défini par son
emboîtement dans les éléments fixes, sur toute leur étendue, sera le minimum,
uniforme et identique pour tous les ensembles.

- Nettoyage facile
Les portes, châssis et cadres ne devront pas présenter les caractéristiques suivantes :

- Gauchissements, bosses, écorchures ou autres défauts susceptibles d’affecter


leur fonctionnement, leurs finissages ou leur aspect esthétique ;

- Formes susceptibles de faciliter l’accumulation de poussière ou d’eau ;

- Devront procéder des dispositifs appropriés permettant un écoulement rapide


des eaux formées par condensation à l’intérieur ou qui pourraient s’infiltrer
pour un motif quelconque.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 46

3-2 Etanchéité

On devra utiliser des profilés et des brosses en matériel vinylique, fixés et placés à l’intérieur
des profilés en aluminium de façon que les portes et les châssis soient étanches à la poussière,
à l’eau et à l’air.

En ce qui concerne en particulier les éléments extérieurs fixes ou mobiles, on devra observer
ce qui suit :

- Infiltration d’air maxima : le débit d’air maximum autorisé est de 20 m3/hm2,


soit un débit d’air qui, pendant une heure, s’infiltre à travers les fentes des
châssis pour chaque mètre carré, quand la différence de pression statique est de
100 Pa ;

- Infiltration d’eau maxima : les vitrages doivent être toujours étanches, sous un
débit compris entre 1 et 21/min.m2 de la surface de vitrages, jusqu’à une
pression P qui doit satisfaire à la condition suivante :

150 Pa P 300 Pa

3-3 Ferrures des éléments mobiles

On devra éviter, dans la mesure du possible, le contact d’un métal avec un autre métal. A cet
effet, on devra interposer, entre les profilés métalliques, des rondelles en matériel vinylique.
Le finissage et la couleur des ferrures seront identiques à ceux des profilés. Elles devront
permettre un mouvement et une commande adéquats à la partie mobile à laquelle elles se
destinent. Elles devront être accessibles et faciles à manipuler.
3-4 Remplissage des embrasures

Pour le remplissage des portes et châssis, on utilisera, autre le verre, d’autres matériaux, tels
que les agglomérats de bois avec plaques de bois ou en thermo laminés, les panneaux en
fibrociment, type « sandwich », les tôles métalliques, etc.

La fixation de ces matériaux sera exécutée au moyen de garnitures en matériel vinylique,


adaptées et fixés à l’intérieur des profilés en aluminium anodisé.

Les garnitures en matériel vinylique devront offrir une grande résistance à l’usure, à l’action
des éléments atmosphériques et chimiques et être parfaitement étanches.

Etant donné la pression qu’elles exercent sur le verre ou autre matériel appliqué pour le
remplissage des châssis, les garnitures devront être capables de le fixer solidement,
empêchant leur déplacement ou qu’on puisse les enlever facilement.

Au cas où, les garnitures en matériel vinylique n’assureraient pas, à elles seules, une bonne
fixation ou étanchéité des matériaux, ou bien que l’on prétendrait un autre aspect esthétique,
on devra employer des rivets ou des mastics.

En aucun cas, ne seront autorisés des mastics susceptibles de provoquer, des tâches sur les
profilés en aluminium anodisé, qui sèchent ou durcissent rapidement sur toute leur épaisseur,
qui provoquent des fissures en perdant leur maniabilité qui doivent les caractériser.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 47

4 – Pose

Les cadres des portes et les châssis, extérieurs et intérieurs devront être appliqués sur des
éléments de structure rigides permettant leur fixation.
Cette fixation devra être exécutée au moyen de ressorts, vis et chevilles en métal inoxydable,
dont les dimensions devront être compatibles avec les profilés.
Tout autour des cadres, sur les éléments rigides où ils seront fixés, on devra appliquer des
cordons de mastic ou de la mousse de polyuréthane imprégnée d’un produit bitumineux, qui
puissent assurer l’étanchéité des portes et des châssis.

Sans préjudice de l’étanchéité prétendue, les liaisons des cadres des portes et des châssis, avec
les éléments de construction, où ils sont fixés ne devront pas être totalement rigides, afin de
permettre la compensation de dilatation différentielles.

5 – Particularités

Les types d’éléments à appliquer et leurs ferrures devront être soumis à l’approbation du
Contrôle, en temps opportun.
L’Entreprise à qui sera adjugée l’ouvrage devra présenter une garantie de 5 ans, au moins, sur
le maintien des caractéristiques des matériaux et de leurs ensembles.

BOIS – CARACTERISTIQUES DE QUALITE

1 – Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications techniques générales sur le
bois à utiliser, dont la nature est définie dans les différentes éléments du projet.

2 - Caractéristiques

Le bois à utiliser sera composé de fibres droites et unies, sans nœuds pourris, fendus ou
écaillées, sans cavités, fentes ou pourritures, résultant ou non des attaques de champignons. Il
ne devra pas présenter de signes d’attaque par des insectes xylophages, ni tâches ou autres
défauts susceptibles d’en affecter la durée, la résistance ou l’effet esthétique.

Selon les objectifs auxquels ils sont destinés, on adoptera, pour la détermination de la qualité
des bois, les normes portugaises, habituellement adoptées en Guinée-Bissau :

- Anomalies et défauts du bois


- Bois sciés –Evaluation des défauts

Le bois se présentera sec à l’air, autrement dit, avec une humidité moyenne d’environ 15
%, parfaitement dégauchi, sans fléchissements ou failles durant le travail, en ce qui concerne
ses caractéristiques mécaniques, on devra observer à cet effet les valeurs fixées par les normes
portugaises en vigueur.

Les pièces en bois seront soigneusement exécutés, conformément aux indications techniques
et aux dessins de détail ; elles seront massives, sans corrections et devront présenter les
dimensions indiquées dans le projet.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 48

La liaison des pièces sera toujours exécutée par assemblages, bien emboîtés et fixés dans tous
les sens, afin que l’ensemble se maintienne indéformable.

3 – Particularités

Toutes les surfaces et les pièces en contact ou assujetties à des milieux favorables à
l’apparition de champignons ou insectes xylophages devront être protégés avec des produits à
base de xylophène ou d’un produit similaire.

Au cas où seraient prévus des traitements de pré-immunisation en autoclave ou d’autres


procédés spécifiquement indiqués dans le projet, on dispensera du traitement mentionné ci-
dessus.

La finition des surfaces à vue fera l’objet de spécification propre.

MENUISERIE

1 – Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications techniques relatives à


l’exécution et à la pose de menuiserie, concernant les portes, fenêtres, autres structures ou
pièces isolées.

2 – Caractéristiques

Les caractéristiques des bois à utiliser devront satisfaire à la spécification « Bois –


Caractéristiques de Qualités », et seront secs et de premier choix et traités contre les
insectes au moyen de xylophone ou produit similaire. Les impressions seront exécutées avant
pose par le peintre soit en atelier, soit sur le chantier. La fourniture et pose de bois humide
est proscrite, toute fourniture de bois non sec est immédiatement rejetée.
Les sections à utiliser seront conformes à celles définies par les Normes Européennes.

3 – Application

Les éléments à appliquer dans l’ouvrage devront être bien secs, afin d’éviter de futures
déformations.

Aussi bien dans l’exécution que dans la pose, on apportera une attention spéciale en ce qui
concerne les liaisons, assemblages, moulages, etc.

Les parties mobiles devront être facilement maniables, sans frictions et sans coincements, et
devront présenter un jeu toujours égal et jamais supérieur à 1,5 mm par rapport aux parties
fixes où elles sont insérées. Tous les travaux devront garantir la parfaite rigidité des
contreventements et des assemblages.

Tous les vis de fixation de ferrures, apparentes ou non, seront en laiton chromé et devront
posséder les dimensions appropriées.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 49

PORTES EN BOIS

1 – Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications techniques sur les portes
intérieures en bois du type fabrication en série.

2 – Caractéristiques

2-1 Généralités

Les portes à utiliser devront obéir aux caractéristiques générales exigées par les Essais de
Qualification d’Eléments d’Edifices, du Laboratoire National du Génie Civil. Les ferrures
devront également obéir aux normes spécifiques de ce laboratoire.

Quant au mode d’ouverture, les portes seront à mouvement de rotation autour de l’axe vertical
constitué par les fonds de peintures.

2-2 Constitution

Les portes seront du type fabrication en série.

Elles seront constituées par des structures en treillis ou en alvéoles, entourées d’un châssis en
bois dur auquel sont fixés des taquets du même bois, aussi bien pour la pose des charnières
que de la serrure.

Les châssis, les linteaux et les garnitures des portes seront constitués par des pièces massives,
sans rapiéçages, d’un bois de la même qualité que les placages que les placages ou contre-
plaqués, ou d’un bois différent, suivant les indications des dessins et des détails du projet.

Les châssis et les linteaux seront fixés aux éléments rigides de la construction au moyen de
taquets de bois préalablement mis en place et de vis d’un matériel non oxydable. Au cas où
cette solution ne serait pas recommandée, on utilisera des crampons en fer galvanisé, en
nombre et d’une longueur appropriés à une bonne fixation.

Les portes doivent offrir la résistance adéquate aux efforts résultant de manœuvres normales
des usagers et de l’utilisation à laquelle elles sont destinées.

3 – Pose

La pose devrant être effectuée de manière que les parties mobiles puissent être facilement
manipulées, sans coincements, et présenter un jeu toujours égal, et jamais supérieur à 1,5 mm
par rapport aux parties fixes où elles sont insérées.

La fixation de la porte à la structure doit offrir une sécurité suffisante, en fonction des
dimensions de l’embrasure et des mécanismes ou ferrures, auxquels on appliquera un
minimum de 3 charnières par battant.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 50

Toutes les ferrures utilisées seront de première qualité et devront être soumis à l’approbation
du représentant du contrôle. A cet effet, l’adjudicataire devra présenter des échantillons en
temps opportun.

4- Finitions

Les finitions devront obéir aux indications fournies dans les éléments du projet et à la
spécification correspondante.

PLAQUES DE VERRE
CARACTERISTISQUE

1 – Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications techniques générales sur les
verres courants.

2 – Généralités

Les plaques de verres à fournir et à monter devront être totalement transparentes et, vues de
biais elles devront présenter la même tonalité .

Les plaques devront être exemptes de bulles, ampoules, sinuosités, traits, cordes, pierres,
égratignures, brûlures, dévitrifications, bulles éclatées, petites bulles dispersées, bosses,
gauchissements, arêtes et coins brisés ou autres défauts.

L’ondulation, le cas échéant, devra offrir une déformation des objets, à peine perceptible
quand ils sont observés sous un angle de 20°.

3 – Dimensions

Les dimensions et la forme des plaques devront être celles qui sont indiquées dans le projet,
compte tenue de ce que la surcharge minima admise pour les vitres extérieures sera de 1
KN/cm2.

Pour cette surcharge, les épaisseurs minima des plaques à appliquer, par rapport à leurs
dimensions, seront celles qui sont indiquées sur le tableau annexe :

Dimensions 300 400 600 800 1000 1200 1400 1700 2000 2500 3000
mm
300 3 3 3 3 3 3 3 3 3 - -
400 3 3 3 3 3 3 3 3 3 - -
600 3 3 3 4 4 4 4 5 5 5 5
800 3 3 4 4 4 5 5 6 6 6 6
1000 3 3 4 4 4 5 6 6 8 8 8
1200 3 3 4 5 5 5 6 8 8 8 8

1400 3 3 4 5 6 6 6 8 8 10 10
1700 3 3 5 6 6 8 8 8 8 10 10
2000 3 3 5 6 8 8 8 8 8 10 10
2500 - - 5 6 8 8 10 10 10 10 10
3000 - - 5 6 8 8 10 15 15 15 15
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 51

Bien que les épaisseurs mentionnées soient les épaisseurs courantes pour des surcharges de
1,0 Kn/cm2 on ne devra pas appliquer des vitres d’une épaisseur inférieure à celle qui est
indiquée sur les dessins et dans les détails du projet.

Les valeurs mentionnées pour les épaisseurs sont nominales.


Les tolérances admises sont les suivantes :

Epaisseur nominale (MM) Epaisseur Minima (MM) Epaisseur Maxima (MM)


3 2,8 3,3
4 3,8 4,3
5 4,6 5,5
6 5,6 6,5
8 7,6 8,6
10 9,5 10,5

4 – Sondages

On devra prendre des précautions concernant le déchargement, la disposition et le stockage


des plaques, afin d’éviter qu’elles se cassent, que les coins et les arêtes se brisent, ou même
l’apparition des rayures.

Lorsque les plaques seront placées les unes sur les autres, on devra intercaler des couches de
gros papier, de carton ondulé ou de paille fine.

Elles devront être conservées dans un local couvert et fermé, séparées par lots parfaitement
identifiés, d’où elles ne seront transportées que pour être immédiatement mises en place.

5 - Pose

Les vitres devront être mises en place au moyen de garnitures en matériel vinylique, de
mastic, rivets, ou rivets et mastic.

Ces éléments devront être appliqués conformément aux indications fournis par les dessins et
les détails du projet.

Quel que soit l’élément de fixation indiqué, il devra être capable à lui seul, étant donné la
pression qu’il exerce sur le verre, de le fixer solidement, afin d’éviter qu’il se déplace,
provoque des vibrations ou puisse être enlevé facilement.

De même, l’élément de fixation devra garantir l’étanchéité nécessaire.


Les garnitures en matériel vinylique appliquées devront offrir une grande résistance à l’usure,
ainsi qu’à l’action des éléments atmosphériques et chimiques.

En aucun cas, ne seront autorisés des mastics qui risquent de provoquer des tâches sur les
cadres qui sèchent rapidement sur toute leur épaisseur, provoquent des fissures ou perdent
leur malléabilité qui doit les caractériser.

Toutes les vitres devront posséder des dimensions inférieures à 2 mm (au minimum) ou de 4
mm (au maximum) aux dimensions des cadres ou elles sont enchâssées, de manière à
permettre des mouvements différentiels.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 52

METALISATION ET PEINTURE DE SURFACES METALLIQUES

1 – Objectif

La présente spécification établit les conditions techniques auxquelles doivent obéir la


métallisation au zinc et la peinture en surfaces métalliques.

2 – Caractéristiques des matériaux

Abrasif :

Pour le décapage, peuvent être utilisés les types d’abrasif suivants :

- sable siliceux angulaire


- quartz etc.

La dimension du grain doit être comprise entre 0,5 mm et 1,5 mm.

Quel que soit le type d’abrasif à utiliser, il doit être exempt de contaminations, notamment de
sels solubles.

Zinc : Sa composition devra être à celle du type 99,99.

3 – Conditions d’exécution

3-1 Préparation de la surface

Toutes les surfaces à métalliser devront être préalablement soumises à un décapage par jet
abrasif.

Après le décapage, et jusqu’à ce que la métallisation soit appliqué, la surface devra


correspondre au degré 3 des Normes SIS 055900-67.

3-2 Métallisation

La métallisation devra être parfaitement propre et sèche ; à cet effet, tout l’abrasif et les
particules de la surface, produites par l’opération de décapage devront être soigneusement
éliminées.

3.3 Caractéristiques spéciales

a) Epaisseur

L’épaisseur du revêtement ne devra pas être inférieure à 40 microns.

Les mesures de l’épaisseur devront être effectuées à travers des méthodes magnétiques et
devront obéir aux prescriptions de la Norme.
b) Aspect
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 53

Après la métallisation, la surface devra présenter un aspect uniforme, totalement revêtue avec
un métal parfaitement adhérent.

Elle devra obéir aux prescriptions de la Norme.

c) Adhérence

La couche de zinc devra être parfaitement adhérente au fer ; à cet effet, elle devra
correspondre à l’essai d’adhérence indiqué.

4 – Peinture

4-1 Avant l’application de la peinture, la surface métallisée, devra être dépourvue


de graisse et de toutes saletés ou autres matières impropres

4-2 Ensuite, on devra appliquer le système de peinture suivant :

- 1 couche de « primer » de chromate de zinc, d’une épaisseur de 40 microns de


pellicules de peinture sèche
- 2 couches d’émail d’une épaisseur de 25 microns de pellicule de peinture sèche
par couche.

VERNISSAGE DE SURFACES EN BOIS AU VERNIS

1 – Objet

La présente spécification établit les conditions auxquelles devra satisfaire l’exécution des
travaux de vernissage du bois avec un vernis celluleux.

2 – Conditions d’exécution

2-1 Les opérations à effectuer sont les suivantes :

a) Les surfaces à vernisser doivent être bien sèches, sans failles, ni parties susceptibles
de se désagréger

b) Application de « TAPA-PROS » (bouche-pores) dilué conformément aux indications


du fabricant, en utilisant les couches nécessaires, afin de boucher les pores du bois ;

c) Après avoir procédé au polissage de la surface au papier de verre, dans différentes


directions, et avoir éliminé soigneusement toute la poussière produite durant cette
opération, il faudra appliquer 3 couches de vernis celluleux ;

d) Au cas où se produirait de la « peluche du bois » lors du vernissage, on devra procéder


à une opération de polissage au papier de verre entre les couches, jusqu’à ce qu’elle
soit complètement éliminée.

e) Après l’application des trois couches, le vernissage définitif des pièces devra présenter
un aspect mat.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 54

PEINTURE A EMULSION SYNTHETIQUE

1 – Objet

La présente spécification établit les conditions techniques auxquelles doit satisfaire


l’exécution des travaux avec peinture à émulsion synthétique.

2 – Caractéristiques des matériaux

Emulsion de copolymères acryliques, de première qualité, permettant d’obtenir une pellicule


d’aspect satiné, résistante au lavage et dotées de bonnes propriétés imperméabilisantes.

3 – Conditions d’exécution

3-1 Débarrasser les surfaces à peindre de sables mal liés, en utilisant une brosse ou une
planche de bois. Au cas où l’on utiliserait la brosse, on devra procéder de manière à ne
pas modifier la texture de la surface à peindre.

Avant de commencer la peinture, il est nécessaire de vérifier si les parois sont


complètement sèches, étant donné que l’existence d’humidité constitue un
empêchement pour l’application de la peinture.

Les peintures ne doivent pas être effectuées par temps excessivement humide.

3-2 Appliquer deux couches de peinture, à un intervalle minimum de deux heures entre
chaque couche.

Au cas où les conditions de températures et de ventilation ne le permettrait pas, cet


intervalle devra être prolongé, jusqu’à ce que la première couche soit bien sèche.

La peinture devra être diluée dans l’eau propre, dont les proportions seront indiquées
par le fabriquant.

Les proportions de la peinture et de l’eau devront être rigoureusement observées et le


contrôle rejettera toutes les applications où la quantités d’eau serait supérieure aux
valeurs recommandées par le Fabricant.

3-3 Après la dernière couche, la surface devra présenter un fond entièrement recouvert et
une finition uniforme, au cas où ces conditions ne seraient pas respectées, on devra
appliquer toutes les couches nécessaires jusqu’à ce que l’on obtienne l’aspect
prétendu.

PEINTURE SUR FER A EMULSION SYNTHETIQUE

1 – Objet

La présente spécification établi les conditions auxquelles doit obéir l’exécution de travaux
de peinture, sur les surfaces métalliques, avec un système de peinture glycérophtalique.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 55

2 – Conditions d’exécution

2-1 Préparation de la surface

a) Eliminer complètement tous les corps étrangers (oxydation, calamine, saletés, etc.) par
décapage à un jet d’abrasif.

Après le décapage de la surface, et jusqu’à l’application de la première couche, elle


devra correspondre au degré SP6-63 des Normes SSPC ou SA2 des Normes SIS 055-
900-67 (Commercial Blast Cleaning) ;

b) Avant de commencer la peinture, on devra procéder à un nettoyage minutieux de la


surface, de manière à éliminer toutes les particules et l’abrasif résultant de l’opération
de décapage ;

c) Au moment de l’application de la peinture, la surface devra être complètement sèche.


Au cas où l’on constaterait de procéder à un séchage forcé (chalumeau, jet d’air chaud,
etc..).

2-2 Application de la peinture

Immédiatement après décapage et le nettoyage de la surface, on devra appliquer :

- deux (02) couches de « primaire de peinture antirouille à base de plomb » d’une


épaisseur de 40 microns de pellicule de peinture sèche, par couche ;

- deux (02) couches d’émail synthétique, d’une épaisseur de 25 microns de


pellicule de peinture sèche par couche.

3 – Particularités

3-1 La couleur de la peinture de finition (synthétique) sera définie en temps


opportun.

3-2 Les deux couches de « painner » et à l’émail devront être d’une couleur
contrastant avec la couche initiale.

3-3 Toutes les fois que la peinture serait exposée à l’action de la pluie ou de
l’humidité avant d’être complètement sèche, il faudra immédiatement définir la
zone qui en a été affectée.

Après le séchage complet des surfaces affectées, les peintures endommagées


devront être complètement refaites ; à cet effet, on procèdera à l’élimination de
la peinture qui avait déjà été appliquée dans les zones en question et l’on
recommencera tout le système de peinture jusqu’à la phase où s’est produit
l’incident.

De même, toutes les peintures qui auraient été endommagées lors des
opérations de transport ou de montage devront être refaites, en appliquant le
procédé décrit plus haut.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 56

TOLE EN ACIER ET LAQUEE SUR COUVERTURE


ET PAREMENTS VERTICAUX

1 – Objet

Cette spécification a pour objet de fournir des indications techniques générales sur les
revêtements en tôle métallique pliée, galvanisée et laquée.

2 - Caractéristiques

Les tôles à fournir et à monter devront présenter les caractéristiques suivantes :

- épaisseur minimum : 0,45 mm ;

- dépasser les embrassures maxima indiquées sur les dessins et détails du projet ;

- résister à l’action du vent, en accord avec les conditions définies dans le


Règlement de Sécurité et Action (RSA) ;

- être galvanisées par immersion à chaud et présenter sur les deux faces une
couche de zinc d’une épaisseur variable entre 15 et 17 microns ;

- laquées avec peinture à l’étuve ;

- pliées, de façon à présenter les superpositions adéquates à une parfaite


étanchéité, après leur montage ;

- section constante et lissage à toutes les arêtes de façon à obtenir des


emboîtements sans ampleurs accentuées ;

- les tôles devront être montées de façon que les faces, offrant une meilleure
protection anticorrosive, soient tournées vers l’extérieur.

3 – Pose

Avant de commencer la pose, on devra procéder à l’inspection des pièces à monter, qui seront
refusées au cas où elles présenteraient des fissures, des fentes, des défauts de fabrications ou
autres anomalies.

La manipulation des tôles d’une longueur supérieure à 3,00 m devra être exécutée par plus de
deux hommes, afin d’éviter des déformations, ou des brèches.

L’installation des tôles et leur glissement sur la couverture devra être effectué au moyen de
roulettes, de façon à éviter que les revêtements de protection soient endommagés.

La pose des tôles devra commencer par la partie inférieure de la couverture à revêtir et du côté
opposé à la direction des pluies et des vents dominants.

La fixation devra être effectuée au moyen de crampons en aluminium ou en fer galvanisé, des
rondelles en PVC et en aluminium, des écrous et des accessoires d’étanchéité.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 57

Les coupes et les perçages sur les tôles devront être soigneusement exécutés par des moyens
mécaniques, et jamais manuels.

On ne devra pas exécuter ces opérations sur les zones de la couverture qui aient déjà été
revêtues.

Conformément aux pièces dessinées du projet, tous les colmatages et étanchéités, aussi bien
entre les tôles qu’entre les tôles et les autres éléments de construction, tels que : couvre-joints,
faîtages, colmatages des pignons, etc. , seront exécutés sur des pièces moulées et fournies par
le même fabricant.

Toutes les tôles, pièces de colmatage, et les accessoires, devront être dûment mis en place, de
façon à observer une fixation solide et une parfaite étanchéité.

Le nombre de fixation à exécuter devra assurer une fixation parfaite des tôles afin d’éviter des
effets de pression ou de succion qui pourront être constatés à l’incidence des vents dominants.

L’étanchéité de la couverture et des parements verticaux devra également être assuré par
l’application de pâte bitumineuse étanche ou par des profilés aux dimensions appropriées, en
mousse de polyuréthane imbibé dans le bitume, sur tous les joints et emplacements où son
application se révèlerait nécessaire, en vue d’éliminer d’éventuelles infiltrations.

L’adjudicataire devra soumettre à l’appréciation du Contrôle le plan des tôles, des accessoires
et des éléments de colmatage.

Les fixations devront être exécutées par un personnel spécialisé, de préférence celui du
fabricant.

4 - Particularités

Les tôles mentionnées ci-dessus doivent être manipulées, transportées et emmagasinées de


façon à ne pas subir des endommagements dus à des chocs, des perforations ou des flèches
pour éviter des déformations irrémédiables.

Les tôles devront être emmagasinées de préférence, dans des zones couvertes, étant donné que
l’eau qui s’accumule entre elles produit des tâches, qui constitueront un motif de rejet, au cas
où elles seraient constatées.

Au cas où elles seraient emmagasinées dans des zones couvertes et à l’abri des eaux, les tôles
devront être disposées en piles pas très élevées, sur des cales en bois en nombre suffisant pour
que la charge soit répandue le plus uniformément possible, autrement dit, on de devra pas
constater des flèches accentuées entre les appuis.

Au cas où les tôles seraient, pour un motif quelconque, assujetties à une action prolongée de
l’eau, on devra placer au milieu une cale plus élevée, qui provoquera une flèche convexe pas
trop accentuée, afin de ne pas provoquer des déformations permanentes, mais qui, toutefois,
devra permettre que l’eau intercalée s’écoule et ne tâche pas le revêtement.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 58

L’adjudicataire devra assurer un terme de garantie sur la durée du système de protection


anticorrosive de 10 ans au moins.

APPAREILS SANITAIRES EN CERAMIQUE

1 –Objet

La présente spécification a pour objet de fournir des indications techniques générales, des
caractéristiques et des critères d’approbation de céramique vernissée utilisés dans les
installations.

2 – Caractéristiques

2-1 Généralités

On considérera les types d’appareils sanitaires suivants : cuvettes de W.C, douches, lavabos,
urinoirs, bidets et lavoirs.

2-2 Caractéristiques concernant la forme

Pour les caractéristiques de la forme, on devra observer, quel que soit le type d’appareils
sanitaires, les principes suivants :

- uniformité ;

- nettoyage facile ;

- absence de formation de poches d’eau ;

- format robuste.

2-3 Caractéristiques du matériel de base

Tous les appareils sanitaires devront être fabriqués avec des matériaux non absorbants, tels
que grès céramique vernissé, à l’intérieur et à l’extérieur.

D’une manière générale, les surfaces de l’appareils sanitaires devront être lisses, exemptes de
fentes, de failles ou autres défauts de fabrications et être inattaquables par les acides et autres
produits corrosifs.

2-4 Caractéristiques de fonctionnement et des liaisons

Aucun appareil sanitaire ne pourra permettre l’intercommunication entre les eaux


d’alimentation et les eaux usées. En outre, on devra observer toutes les prescriptions du
Règlement Général d’Approvisionnement en Eaux et du Règlement Général de Canalisations
d’Egout se rapportant aux appareils sanitaires, notamment celles qui sont indiquées dans le
Chapitre V de ce dernier Règlement, article 81, 82, 84 et 85.

2-5 Classifications concernant les défauts


Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 59

Pour la réception des appareils sanitaires, ils devront être classés en Eco (économique) et Nor
(normal).

Pour la vérification de la continuité du vernissage et de la résistance aux tâches, on devra


appliquer le norme.

Certains défauts de fabrication peuvent donner lieu à un mauvais fonctionnement, dont le


principal consiste en une vidange défectueuse ou la rétention de l’eau, quelle que soit la
catégorie qui a été choisie.

En ce qui concerne la mise en place, on désigne par gauchissement la différence de mesures


suivant la plus grande dimension de la pièce par rapport à un plan horizontal de pose,
gauchissement qui ne devra pas dépasser 3 mm (trois millimètres).

3 – Mise en place

Les appareils sanitaires seront toujours installés à niveau ; à cet effet, on prendra comme point
de référence les arêtes des rebords latéraux des surfaces courbes.

Les appareils sanitaires seront fixés soit aux cloisons, soit aux dallages où ils sont posés.

La fixation aux cloisons sera obtenue au moyen de consoles métalliques permettant


l’immobilisation et l’appui de l’appareil. La fixation pourra également être obtenue au moyen
de taquets insérés dans la cloison et vis inoxydables qui devront être munies de rondelles de
plomb ou de caoutchouc pour permettre le serrage sans endommager le matériau céramique.

Pour les fixations aux dallages seront utilisées des vis inoxydables et de rondelles, comme il
est décrit ci-dessus. S’il s’agit de W.C (les appareils sanitaires de ce type disposent
actuellement de siphons incorporés), il est indispensable que le tuyau de vidange ne devra pas
être coupé ras et devra émerger du pavement.

Le poseur effectuera préalablement une pose d’essai de la pièce à installer et profitera de cette
occasion pour marquer l’emplacement des perforations à exécuter dans le cloison ou dans le
dallage en tenant compte, dès ce moment-là, des raccordements de liaison à la canalisation
d’eaux et aux égouts.

L’appareil sanitaire devra être parfaitement aligné avec la surface ou il s’appuie, avec
interposition d’une masse étanche ou d’un joint.

4 - Particularités

Les qualités et les types des appareils sanitaires à utiliser devront répondre aux spécifications
mentionnées dans le « Détail Quantitatif et Estimatif » ou dans la « Liste de Finitions ».

Les couleurs de ces appareils devront être choisies en accord avec le PNUD.

INSTALLATIONS ELECTRIQUES

A – Caractéristiques techniques générales

1 – Objet
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 60

La présente spécification a pour objet de définir en général, les exigences concernant la


qualité des matériaux qui constituent les divers équipements et les pièces et accessoires pour
le fonctionnement et le montage des installations électriques.

2 – Implantation de l’équipement dans l’ouvrage


L’adjudicataire à partir des éléments établis dans les dessins techniques, devra procéder à
l’implantation définitive des divers équipements. Toutes les différences qui seraient
constatées par rapport au projet relèveront de sa responsabilité.
Avant de commencer les travaux, il devra communiquer au contrôle toutes anomalies détectés
concernant les dimensions et les côtes.
Avant de faire exécuter quelque installation que soit, l’adjudicataire devra procéder au tracé
respectif et le soumettre à l’approbation du contrôle et/ou de son Représentant. Ce n’est
qu’une fois approuvés que les travaux concernant l’installation pourront commencer.
Les matériaux, principaux et accessoires, à utiliser, devront être également soumis,
suffisamment à l’avance, au contrôle.
Le contrôle pourra, à tout moment, procéder à la vérification des implantations effectuées,
sans qu’il en résulte une diminution de futures obligations de la pat de l’adjudicataire qui
devra fournir le personnel compétent nécessaire à l’exécution des vérifications d’implantation.

3– Méthodes de travail et appareillage


Dans la coordination de l’ouvrage, l’adjudicataire devra utiliser, des méthodes de planification
permettant de prévoir, avec sécurité, le progrès des travaux, et devra établir un système de
contrôle le plus adéquat en vue d’assurer leur évolution.
Toutes les méthodes de travail, aussi que l’équipement mécanique, les outils et autre
appareillage qui seraient employé par l’adjudicataire dans l’exécution de l’ouvrage, devront
être assujettis à l’approbation préalable du contrôle.

2 – Normes et règlements

Les installations, ainsi que les matériaux et l’équipement qui font partie du projet de
l’installation électrique, et que l’adjudicataire se propose exécuter devront obéir aux Normes
et Règlements de Sécurité en vigueur sur l’utilisation d’Energie Electrique.

3 – Caractéristiques des installations

Les installations électriques devront posséder les caractéristiques suivantes :

- Système triphasé avec neutre à la terre ;


- Tension de service 220/380 V
- Fréquence 50 c/s
4 – Caractéristiques générales des installations électriques

4-1 Les conditions de montage des installations

Les installations électriques devront être encastrées, avec tuyaux pour protéger les
conducteurs électriques ou bien du type saillant avec des câbles pour la tension 0,6/1,0
Kv.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 61

Les canalisations devront être encastrées dans les fentes ouvertes dans les parois, ou
bien à vue, montées avec des fixations ou bien souterraines.

Les types de canalisations prévues dans le projet sont dûment signalés sur les plans et
sur les schémas électriques des tableaux concernant les installations respectives.

On devra tenir compte de la localisation des boîtes de dérivation, qui devront être
installées dans des lieux accessibles, de préférence, dans les couloirs, sans affecter
l’aspect esthétique. Pour le montage des installations électriques, on devra observer
régulièrement toutes les exigences concernant leur application.

4-2 Les tuyaux à employer dans les installations électriques devront être en
chlorure de polyvinyle, en accord avec les normes des laboratoires officiels, et
présenter, dans un endroit bien visible, l’identification du fabricant, du type et
du diamètre nominal.

Les tuyaux devront être correctement assemblés et dûment collés.

Dans les installations encastrées, les liaisons des tuyaux aux tableaux, boîtes de
dérivation et (ou) appareillage devront utiliser des pré-dalles en plastique
dûment collées.

Dans les installations à vue, on devra employer des pré-dalles avec écrou.

4-3 Câbles et conducteurs électriques

Les câbles et les conducteurs employés dans les installations devront obéir, en ce qui
concerne la fabrication et l’installation aux Normes et Règlements en vigueur, pour
conducteurs en cuivre électrolytique, dont la quantité et les sections sont indiqués sur les
dessins techniques.

On devra employer les types de conducteurs électriques suivants :


- dans les installations intérieures, on devra utiliser, pour l’éclairage et les prises
des conducteurs pour une tension nominale de 450/750 V, type V ;
- dans les installations extérieures à vue avec des fixations, on devra employer
des câbles pour la tension nominale de 0,6/1,0 KV, type W ;
- dans les installations extérieures souterraines on devra employer des câbles pour
la tension nominale 3,6/6,0 KV type VAV ;
- dans les installations d’électrodes de terre de protection, on devra employer des
câbles en cuivre nu.

Pour l’assemblage des câbles, on devra observer les principes de la technique, en faisant
attention aux courbures selon les Normes et les Règlements en vigueur, et le serrage
mécanique des bornes devra être efficace.

Les bornes employées devront être en alliage de cuivre ou de bronze étamé ou nickelé.

Les liaisons des câbles et des conducteurs aux tableaux électriques, devront être effectuées, de
préférence avec des bornes à serrage mécanique, encastrés.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 62

Les couleurs des gaines extérieures de protection des câbles et des conducteurs devront être
les couleurs normales de fabrication. Les gaines extérieures des conducteurs des différents
câbles auront les mêmes couleurs que les conducteurs correspondant à des câbles différents.

Toutes les fois que les câbles seront montés à vue en parois ou en faux plafonds : ils devront
former des caniveaux verticaux ou horizontaux et fixés au moyen des colliers de type
extensible.

Toutes les fois qu’ils seront installés en des endroits où ils peuvent être endommagés, ils
devront être protégés mécaniquement, par des tuyaux en fer galvanisé d’un diamètre adéquat
à la section du câble à protéger, en accord avec les normes et règlements en vigueur.

Les rapiéçages sur les câbles ne sont pas autorisés.

La présentation de certificats d’essai des câbles et autres conducteurs utilisés dans


l’installation pourra être exigée.
5 – Caractéristiques générales des installations d’éclairage

5-1 Eclairage général intérieur


En général, on devra utiliser des lampes fluorescentes d’un rendement approprié. On pourra
également utiliser des lampes incandescentes.

Les types d’armatures d’éclairage prévus pour l’utilisation seront indiqués à titre d’exemple,
non seulement dans un chapitre approprié des Caractéristiques Techniques Spéciales, mais
encore ceux qui sont signalés sur les dessins respectifs, et les quantités correspondantes.

5-1-1 Armatures d’éclairage incandescent et fluorescent

Les références des armatures sont signalées à travers un code de lettres suivies d’un numéro.
Le nombre de lampes et leur puissance par armature sont également signalés.

L’identification des armatures d’éclairage prévues concerne les modèles, en accord avec les
descriptions, utilisations et lieux où elles seront appliquées.

Les ballasts devront être isolés avec du polyester, à fonctionnement silencieux et sans
vibrations. Leur facteur de puissance pourra être faible ou élevé, au moment qu’ils
garantissent dans l’ensemble un facteur de puissance de 0,85 ou supérieur.
Afin d’éviter que les armatures équipées avec deux lames production et un autre de
capacitance, ou bien, comme solution alternative, une liaison double.

Les condensateurs devront être de bonne qualité, isolés avec une substance non inflammable,
et montés avec liaison double compensée avec un facteur de puissance minima de 0,85.

Les lampes fluorescentes seront utilisées pour la puissance indiquée sur les dessins
techniques, à haut rendement, avec des températures de couleur 82 et 84, de la marque
PHILIPS ou similaire.

Les lampes incandescentes, seront normales, claires, pour la tension 220 V – 50 c/s et pour
des puissances indiquées sur les dessins du projet.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 63

Toutes les armatures devront être dûment électrifiées, y compris lampes et accessoires.

Les conducteurs utilisés dans la liaison intérieure des armatures devra être exécutée au moyen
de systèmes, avec ou sans joint d’étanchéité, de façon que l’intérieur de l’armature soit
protégé contre les condensations.

En ce qui concerne les armatures d’éclairage incandescent, leurs dimensions devront être
appropriées pour des lampes qui ne chauffent pas excessivement et devront tenir compte du
milieu où elles seront appliquées.

Les armatures appliquées sur les parois devront posséder une base d’une largeur suffisante
pour couvrir la boîte terminale de la paroi et laisser libre passage aux conducteurs.

Les supports des lampes fluorescentes seront à noter avec accrochement en quart de tour des
pôles, de la lampe, de façon à assurer un parfait contact électrique et une bonne fixation des
lampes.

Les accessoires des armatures fluorescentes devront être de bonne qualité et durabilité, de
faible consommation et posséder les caractéristiques adéquates au bon fonctionnement des
armatures respectives.

Toutes les armatures devront obéir aux normes et règlements officiels en vigueur ou dans les
cas omis, aux normes VDE et aux prescriptions CEI.

Les armatures devront présenter un finissage parfait, avec peinture résistante à l’action
corrosive, en émail blanc et séchée en étuve.

L’épaisseur de la tôle utilisée dans la construction des armatures ne devra pas être inférieur à
0,8 mm.

Toutes les fois que les armatures ne seront pas de construction elles devront avoir une
carrosserie métallique, en polyester renforcé, de couleur assez claire.

Les types des armatures décrites dans les conditions techniques spéciales devront être d’une
marque existante, de préférence, nationale, mais qui ne devront pas affecter les conditions de
fonctionnement, la qualité, le finissage, l’aspect, le montage et les caractéristiques techniques
de luminosité exigées.

Les armatures indiquant les sorties « Enseignes de Sortie », devront être équipées avec deux
lampes de 8 W, des accumulateurs en cadmium nickel dispensant la manutention, et un
dispositif de charge constante. Elles devront être protégées localement contre les courts-
circuits et les surintensités. L’une des lampes restera allumée et l’autre éteinte, que l’on ne
devra allumer que par manque d’alimentation du réseau.

Elles devront être alimentées à 220 V c/s et auront 2 heures d’autonomie. Les diffuseurs en
plastique devront être de bonne qualité et présenter un boulage uniforme avec facteur élevé de
transmission lumineuse, dont le fabriquant devra assurer la garantie.

La fixation des diffuseurs aux boîtes des armatures devra être exécutée au moyen de systèmes
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 64

à ressort, avec ou sans joint d’étanchéité poussières et les insectes, ou des condensations,
suivant les endroits où elle sera installée.

En ce qui concerne les armatures d’éclairage incandescent, leurs dimensions devront être
appropriées pour des lampes sans chauffage excessif et devront tenir compte du milieu
ambiant où elles seront installées.

6 – Boîtes de dérivation de passage et accessoires pour liaisons

Les boîtes devront posséder les dimensions adéquates afin de permettre le logement et la
liaison de tous les conducteurs qui en font partie.

Les liaisons devront être exécutées au moyen de plaques en porcelaine, avec bornes en laiton
revêtu au cadmium en accord avec les sections des conducteurs où ils seront logés.

On devra tenir compte du nombre de conducteurs à relier à chaque borne, et qui devra être en
accord avec le Règlement en vigueur.

Les liaisons des tuyaux aux boîtes devront être convenablement exécutées et collées, et être
parfaitement étanches.

A l’entrée des câbles dans les boîtes, on devra utiliser des presse étoupes appropriés en
« bakélite » ou de laiton revêtu au cadmium, avec les joints en caoutchouc correspondants.

Pour leur fixation à la paroi ou à la charpente métallique, on devra utiliser des bouchons, des
vis, des écrous et des rondelles galvanisées.

Toutes les fois que les boîtes d’appareillage seront montées en installation encastrée,
l’appareillage devra être dûment fixé, sans présenter de différences.

Au cas où les boîtes formeraient des ensembles, les croisements, devront être évités en
disposant les nattes de façon que les canalisations entrent directement dans les boîtes,
facilitant, ainsi, les emboîtements.

Des les installations encastrées, les boîtes devront être dûment fixées, et le montage ne devra
présenter aucune anomalie.

Dans les installations en saillie, les boîtes devront être en bakélite, pressée, de couleur crème,
avec écrous en laiton incorporés pour la fixation des couvercles et « miroirs » avec vis en
laiton revêtu au cadmium.
Les boîtes terminales et d’appareillage devront être rondes avec un diamètre de 60 mm, ou
bien dans des modèles permettant la formation d’ensembles.

On pourra cumuler des boîtes de dérivation avec des boîtes d’appareillage (boîtes creuses ou à
double-fond), dans ce cas, elles devront disposer de séparateurs et de plaques terminales.

Dans les installations à vue, les boîtes devront être métalliques et absolument étanches, et
devront englober une borne pour la liaison de conduites de protection.

Dans l’installation téléphonique, les boîtes de distribution devront être métalliques, avec fond
intérieur en bois avec couvercle, charnières et fermeture magnétique.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 65

Les boîtes de dérivation et d’appareillage et les rosettes devront posséder des caractéristiques
identiques à celles de toute l’installation électrique.

Les boîtes de distribution devront posséder les dimensions appropriées pour le nombre et la
section de conducteurs où ils seront insérés.

Elles devront être métalliques et équipées avec des plaques et des bornes en laiton appropriées
à la section des conducteurs qui seront reliés.
7 – Interrupteurs, Commutateurs, Poussoirs et Prises de courant

Dans les installations encastrées, les interrupteurs et commutateurs devront être du type
basculant, pour le courant nominal de 10 A – 250 V – 50 c/s.

Les prises devront être appliquées pour le courant nominal de 16 A – 250 V – 50 c/s,
monophasées, avec pôle de terre.

Dans les installations à vue, les interrupteurs et commutateurs devront être étanches, en
matériel plastique incassable, du type basculant, pour le courant nominal 10 A – 250 V – 50
c/s, avec pôle de terre.

Les prises pour téléphones seront de la même série et appropriées pour le branchement
d’appareils de téléphone.

La localisation de l’appareillage dans les installations encastrées devra être la suivante :

- appareillage de commande près des portes ………. 1,10 m de haut


- prises de courant près de la plinthe ………………. 0,25 m de haut
- rosettes …………………………………………… 0,25 m de haut

Dans les installations à vue, la localisation devra être la suivante :

- appareillage de commande près des portes ………. 1,60 m de haut


- prises de courant près de la plinthe ………………. 1,30 m de haut

Dans les boîtes de dérivation destinées à l’installation téléphonique, on devra monter les
accessoires terminaux normalement assemblés dans les réseaux des abonnés.
8 – Circuits électriques

Tous les circuits électriques englobés dans le projet devront être monophasés et triphasés avec
conducteurs de terre de protection.

Pour leur installation, on devra observer les prescriptions des Normes et Règlements en
vigueur.

Les câbles et conducteurs électriques, devront être installés de la manière suivante


approximativement les tracés indiqués sur les dessins respectifs :

- à vue fixés au moyen de colliers ;


Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 66

- revêtus avec des tuyaux en plastique encastrés dans les murs ;


- revêtus avec des tuyaux en ciment installés dans le pavement ;
- installés en tranchée ouverte dans le terrain et dûment protégés par des dalles en
béton.

9 – Tableaux électriques

Les tableaux électriques devront être en saillie fixés à la paroi dans les espaces destinés à cet
effet ou installés sur le pavement, et devront être robustes, avec finissage parfait et étanches
aux poussières.

Ils devront être exécutés en tôle d’acier doux, pliée d’une épaisseur convenable, mais jamais
inférieure à 1,5 mm.

Dans leur structure, on devra utiliser des profilés en fer dûment soudés.

Les tableaux devront être, en général, de construction électrosoudée, exception faite des cas
où l’accès est difficile ou bien au cas où ils auraient des châssis ou des couvercles protecteurs.

Dans ce cas, les structures devront être fixées au moyen de vis, rondelles à ressort et en tôle,
nickelés ou revêtus au cadmium, afin d’éviter des déformation dans les ensembles.

Tous les tableaux devront contenir les appareils adéquats, peints à l’intérieur et à l’extérieur,
avec les couches suffisantes de « primer » anti-corrosif et peinture de finissage d’émail, dans
une couleur à définir par l’architecture.

Tous les tableaux devront être entièrement électrifiés, y compris tous les accessoires
indispensables à son fonctionnement.

Tous les tableaux devront être préparés pour les courants de court-circuit maximum
symétrique observés dans les jeux de barres.

Les tableaux de distribution à fournir dans le cadre du marché, devront faire l’objet
d’approbation préalable.

Tous les tableaux devront posséder les dimensions adéquates pour contenir tout l’équipement
nécessaire, compte tenu des espaces disponibles dans les locaux indiqués pour leur
installation.

L’appareillage devra être accessible au devant et fixé sur des charpentes métalliques robustes,
en formant des châssis, et capables de supporter les efforts mécaniques de manœuvre suivis.

Tous les éléments sous tension devront être dûment protégés contre les contacts occidentaux
et offrir les meilleures conditions d’utilisation pour la manœuvre.

Les jeux de barres devront être en cuivre électrolytique, et posséder les dimensions suffisantes
en ce qu concerne les échauffements et les efforts de court-circuit, dûment fixés afin de
garantir les conditions de sécurité et de fonctionnement exigées.

Les conducteurs devront être reliés aux jeux de barres au moyen de colliers à serrage
mécanique et sans recourir à des perçages.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 67

La section minima des conducteurs à utiliser dans l’électrification des tableaux devra être de 4
mm.

Les liaisons des circuits de sortie devront être toujours assurées au moyen de règles terminales
aux dimensions appropriées pour les sections des conducteurs qui en font partie et identifiés
avec le numéro sur le circuit.

A l’intérieur des tableaux électriques, les conducteurs devront être convenablement disposés
en nattes ou en goulottes en plastique appropriées.

Toutes les boîtes des tableaux, ainsi que tous leurs accessoires métalliques démontables ou
non, les plastrons et portes métalliques, devront assurer la continuité des prises de terre.

Afin de garantir un continuité absolument parfaite entre les plastrons et les boîtes des
tableaux, il devra exister entre eux, une prise de terre, constituée par des conducteurs en
cuivre nu, qui relient les deux parties au moyen de bornes de liaison par encastrement.

Les tableaux devront être pourvus de portes avec charnières et serrures de pistons , et
appareillage ou les boutons de commande montés sur le plastron respectif.

Aucune pièce ou organe de commande ou de protection ne devront être retirés, lorsqu’il sera
nécessaire d’ouvrir une porte quelconque des tableaux.

9-1 Lampes de signalisation

Les lampes de signalisation utilisées dans les tableaux en installations encastrées dans les
plastrons, seront dans les couleurs réglementaires, au néon, pour 380 V, avec verre de
protection de la lampe.

9-2 Prises de terre

Les charpentes métalliques des tableaux devront être reliées à la terre de protection de
l’installation. A cet effet, les tableaux devront posséder une borne de terre, pour la liaison du
conducteur de protection.

10- Plaques de bornes


Les bornes devront être de bonne qualité, dotées de capacité pour la liaison de conducteurs de
deux calibres avec section au-dessus de ceux qui ont été prévus.
Le type de bornes devra être approprié pour le montage en goulottes métalliques, permettant
un montage et démontage faciles, afin de ne pas interférer avec les autres qui ont déjà été
montés.
Toutes les bornes devront porter des références bien visibles, aussi bien en ce qui concerne les
lettres que les chiffres.

11- Mise à la terre


Dans ce marché, est englobée l’installation du réseau de terres et électrodes de terre prévue
dans le projet.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 68

Toutes les parties métalliques de l’installation devront être dûment reliées à la terre, en
utilisant les conducteurs de protection respectifs, qui devront assurer un parfaite continuité
jusqu’aux électrodes de terre.
Toutes les prises de terre devront être exécutées en accord avec le Règlement en vigueur.
Dans les cas spéciaux, et dans la mesure où cela se justifie, on pourra utiliser des conducteurs
en cuivre nu, dans ce cas, la section minima de ces conducteurs devra être de 16 mm2.
Au cas où l’on utiliserait des conducteurs en cuivre nu, ils devront être installés au moyen de
colliers appropriés, dont la fixation devra être efficace.
Dans les dérivations, on devra employer des organes de liaison appropriés, dûment traités
contre la corrosion, c’est-à-dire nickelés ou revêtus à cadmium.

Pour la fixation des câbles, on devra employer des matériaux appropriés qui ne provoquent
pas des situations de fuite ou de danger telles que rupture de continuité.

On considère comme circuits de terre séparés, les installations suivantes :

- Installation téléphonique
Toutes les liaisons parcellaires doivent posséder des sections adéquates et seront exécutées
moyennant perçage ou serrage, avec accessoires constitués à cet effet. On ne devra pas utiliser
différents types organes métalliques, et adopter le laiton.
On ne devra pas employer des soudures pour assurer la continuité électrique des circuits de
terre.
Les prises de terre doivent garantir une surface de contact avec le terrain, permettant, dans des
conditions normales de sécurité, le passage des courants de terre qui pourront être constatés
dans les divers locaux de l’installation.

Les électrodes devront être de type baguette, constituée par un tuyau en acier de  2’’, revêtu
de cuivre, reliés en parallèle jusqu’à l’obtention des valeurs de résistance de terre non
supérieures à 8 Ohms.

Les valeurs de mesurage de terre devront être effectués dans les bornes amovibles de
l’installation, montés à cet effet.

12- Inspection des installations

Toutes les installations englobées dans ce marché, y compris tous les tableaux électriques
fournis par l’adjudicataire sont assujettis aux essais et aux contrôles de fonctionnement, jugés
nécessaires par le représentant du contrôle, soit durant le montage, soit à la fin de l’exécution
des installations.

Au cas où l’on constaterait des défauts dans les installations, ils devront être immédiatement
résolus.

Les principaux essais et contrôles concerneront les aspects suivants :

- rigidité ;
- résistance de l’isolement ;
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 69

- protections contre les surintensités et les surcharges ;


- protections contre les contacts indirects, y compris le mesurage de la résistance
de terre des masses ;
- possibilité de déboîtement ou emboîtement de conducteurs isolés ou de câbles
dans les tuyaux ou dans les conduites ;
- niveaux de bruits provenant des ballastes et d’intermittence des lampes ;
- essais généraux de bon fonctionnement.

13– Dessins de construction et modification

Des dessins détaillés des équipements à fournir et à installer, ainsi que les modifications
justifiées qu’il serait nécessaire d’effectuer aux dessins du projet quelles qu’en soient les
origines, devront être soumis à l’approbation du contrôle.
14– Garanties

Tous les équipements et matériaux que l’adjudicataire se propose d’installer devront posséder
des caractéristiques garanties par un organisme responsable.

L’adjudicataire s’engage, dans le délai d’un an, à compter de la date de la réception


provisoire, à réparer ou à remplacer tous les appareil, organe ou pièces sur lesquels seraient
détectés des défauts de fabrication ou de montage, ou bien d’usure prématurée.

Toutes réclamations présentées directement par le contrôle ou par son représentant, dans le
délai de garantie, concernant le fonctionnement défectueux, devront être promptement
résolues par l’adjudicataire.

15– Instructions

On devra fournir toutes les instructions nécessaires au fonctionnement, à l’intérieur et à la


réparation des équipements installés.

INSTALLATIONS ELECTRIQUES DE BASSE TENSION

CARACTERISATION TECHNIQUES SPECIALES

1 – Objet

Cette spécification a pour objet de compléter les indications décrites dans les caractéristiques
techniques générales des installations électriques de basse tension.

2 – Identification des armatures

Les armatures à utiliser dans les divers locaux des édifices englobés dans ce marché sont les
suivantes :

2-1 Type F1

Armatures d’éclairage fluorescent pour montage en saillie sur le plafond, dotées des
caractéristiques suivantes :

a) Boîtes métallique traitée avec « primaire » anticorrosif et l’émail


Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 70

b) Diffuseur en plastique acrylique prismatique ;


c) Classe de protection non inférieure à P20 ;
d) Accessoires incorporés ;
e) Equipée avec lampes tubulaires fluorescentes rectiligne, dont les quantités et
puissances sont mentionnées sur les dessins respectifs ;

2-2 Type F2

Armature d’éclairage fluorescent, supports ordinaires, type industriel, avec montages en


saillie et possédant les caractéristiques suivantes :

a) Boîte et réflecteur en tôle d’acier doux, d’une épaisseur non inférieure à 0,8 mm et
traitée par phosphatage ;
b) Application d’une couche de « primaire » anticorrosif, aussi bien sur la boîte que sur
le réflecteur ;
c) Finition en émail, d’étuve blanc ;
d) Classe de protection non inférieure à P20 (selon la Norme DIN 40050) ;
e) Accessoires incorporés.

2-3 Type F3

Armature identique à celle du type F4, mais avec supports étanches.

2-4 Type F4

Armatures d’éclairage fluorescent, type règle de montage saillant avec supports normaux et
possédant les caractéristiques suivantes :

a) Boîte en tôle d’acier doux d’une épaisseur non inférieur à 0,8 mm et traitée par
phosphatage ;
b) Application d’une couche de « primaire » anticorrosif ;
c) Finition en émail d’étuve blanc ;
d) Classe de protection non inférieure à P20 (selon la DIN 40050) ;
e) Accessoires incorporées ;
f) Equipés avec lampes tubulaires fluorescentes rectilignes, dont les quantités et les
puissances sont mentionnées sur les dessins respectifs.

2-5 Type F5

Armatures d’éclairage fluorescent, type règle de montage en saillie étanche, et possédant les
caractéristiques suivantes :

a) Boîte métallique traitée avec couche de « primaire » anticorrosif, avec finition en


émail d’étuve de couleur blanche, ainsi que à l’intérieur qu’ à l’extérieur ;
b) Boîte métallique traitée avec couche de « primaire » anticorrosif, avec finition en
émail d’étuve de couleur blanche, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur ;
c) Classe de protection non inférieure à P20 (DIN 40050) ;
d) Accessoires incorporés ;
e) Equipés avec lampes tubulaires fluorescentes rectilignes, dont la quantité et les
puissances sont mentionnées sur les dessins respectifs.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 71

2-6 Type F6

Armature identique à celle du type F1, mais avec diffuseur opalin.

2-7 Type d’enseigne de la sortie

Armature d’éclairage fluorescent.

Pour le montage en paroi ou au-dessus des portes, et possédant les caractéristiques suivantes :

a) Corps en polyester ;
b) Diffuseur en verre avec l’inscription « Sortie » de couleur verte (deux diffuseurs en
double version) ;
c) Deux lampes fluorescentes de 8 V ;
d) Accumulateurs en nickel-cadmium sans maintenance et un dispositif pour les
maintenir toujours chargés ;
e) Protection locale contre les courts-circuits et leur intensités ;
f) Une lampe toujours allumée, et une autre éteinte, et que l’on allumera qu’en cas de
manque de tension dans le réseau ;
g) Tension d’alimentation de 200 V, 50 Hz ;
h) Autonomie de 2 heures.

2-8 Armatures d’éclairage extérieur pour les voies

Les armatures seront destinées aux voies pour le trafic, résistances aux intempéries.

Elles devront être dûment montées en bras, avec inclination de 15 °, sur poteaux
convenablement électrifiés, y compris lampes et accessoires respectifs.
Les conducteurs utilisés dans la liaison des armatures devront satisfaire aux Normes et aux
Règlements en vigueur.

Les accessoires devront être de bonne qualité et durabilité, de consommation réduite, et


devront posséder les caractéristiques appropriées au bon fonctionnement des armatures.

Les armatures sont en corps d’alliage d’aluminium injecté et peint, constitué par deux
compartiments séparés, dont l’un est destiné au système optique, et l’autre au logement des
accessoires électriques et auxiliaires. Elles devront posséder un réflecteur en aluminium pur
brillant et anodisé, facilement amovible.

Le couvercle de l’armature devra être en polystyrène résistant à l’usure et aux rayons


ultraviolets, et présenter une parfaite étanchéité au moyen d’un joint en néoprène entre le
couvercle et le corps de l’armature.

Les accessoires devront pouvoir être remplacés rapidement et facilement.

Les armatures devront disposer d’un condensateur pour chaque lampe.

Les diffuseurs devront être prismatiques, hautement résistants, autrement dit, d’une
construction en polycarbonate pur inaltérable aux actions atmosphériques. On devra présenter
une littérature prouvant les caractéristiques des armatures et la qualité des diffuseurs.

Les armatures devront offrir un finissage parfait, une peinture ou un grand pouvoir de
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 72

protection anticorrosive, à base de résines époxy de couleur cendre.

Les armatures qui ne satisferaient pas aux conditions exigées dans cette études ne seront pas
acceptées.

Les poteaux devront être métalliques, résistants, offrir une bonne finition, une peinture
résistante à la corrosion, avec deux couches d’émail, après le traitement primaire, séchées à
l’air, d’une couleur à définir par l’architecteur. Elles auront une construction en tôle d’acier en
accord avec les Normes et les Règlements, galvanisées à l’intérieur et à l’extérieur par
immersion à chaud.

La section transversale devra diminuer, de façon continue, de la base vers le sommet.

Elles devront posséder un orifice pour le passage du câble d’alimentation et un large portillon
pour le montage de la plaque de dérivation et fusibles.

2-9 Type 11

Armature d’éclairage incandescent, pour montage en saillie sur la plafond, possédant les
caractéristiques suivantes :

a) Boîtes en tôle d’aluminium, avec couche de « primaire » anticorrosif et peinture


synthétique séchée en étuve ;
b) Diffuseur en verre opalin en forme carrée de 200 x 200 mm ;
c) Classe de protection non inférieure à P20 ;
d) Support E27 avec joint en caoutchouc incorporé ;
e) Equipée avec une lampe incandescente, dont la puissance est indiquée sur les dessins
respectifs.
Type 12

Armature d’éclairage incandescent, pour montage en saillie sur la paroi, possédant les
caractéristiques suivantes :

a) Base en matériel thermoplastique avec support E27 incorporés ;


b) Diffuseur oaplin
c) Classe de protection non inférieur à P20 ;
d) Support E27 avec joint en caoutchouc
e) Equipée avec une lampe incandescente, dont la puissance est indiquée sur les
dessins respectifs.

2-10 Type 13

Armature d’éclairage incandescent pour l’extérieur, montage sur paroi en saillie, étanche, et
possédant les caractéristiques suivantes :

a) Base en aluminium, avec couche de « primaire » anticorrosif et peinture synthétiques


séchée en étuve ;
b) Diffuseur en verre prismatique en forme rectangulaire ;
c) Etanchéité au moyen de joint en caoutchouc ;
d) Classe de protection non inférieur à P55 ;
e) Support E27 incorporés ;
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f) Equipée avec une lampe incandescente, dont la puissance est indiquée sur les dessins
respectifs.

2-11 Type 14

Armature d’éclairage incandescent, pour le montage sur le plafond, étanche et possédant les
caractéristiques suivantes :

a) Base en matériel thermoplastique avec support E27 incorporé ;


b) Diffuseur opalin ;
c) Classe de protection non inférieure à P20 ;
d) Support E27 au moyen de joint en caoutchouc ;
e) Equipée avec une lampe incandescente, dont la puissance est indiquée sur les dessins
respectifs.

2-12 Type 15

Armature d’éclairage incandescent, pour le montage sur paroi en saillie, étanche, et possédant
les caractéristiques suivantes :

a) Boîte d’aluminium, avec couche de « primaire » anticorrosif et peinture synthétique


séchée en étuve ;
b) Diffuseur en verre opalin en forme carrée de 200 x 200 mm ;
c) Classe de protection non inférieur à P20 ;
d) Support E27 avec joint en caoutchouc ;
e) Equipée avec une lampe incandescente, dont la puissance est indiquée sur les dessins
respectifs.

2-13 Type 16

Armature d’éclairage incandescent, pour montage en saillie possédant les caractéristiques


suivantes :

a) Boîte en tôle d’aluminium, avec couche de « primaire » anticorrosif et peinture


synthétique séchée en étuve ;
b) Diffuseur en verre prismatique de forme arrondie ;
c) Classe de protection non inférieur à P20 ;
d) Support E27 ;
e) Equipée avec une lampe incandescente, dont la puissance est indiquée sur les dessins
respectifs.

3– Cellules photo-électrique

L’organe devra avoir comme protection une boîte résistante à l’intempérie et sensible aux
variations de la température extérieure : -55 °C à + 70 °C.

Il devra être sensible aux variations de lumière instantanées, et posséder un dispositif de


réglage de 6 à 20 lux.

Il devra être installé dans un endroit porche de l’entrée du P.T, hors de la portée des faisceaux
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 74

de lumière émis par les phares de voitures et du propre éclairage extérieur, et rester à l’abri de
l’incidence des rayons solaires.

4 – Caractéristiques de l’appareillage pour les travaux électriques

3-1 Intempéries

Les intempéries devront posséder le nombre de pôles indiqués sur les schémas électriques
respectifs et couper avec sécurité jusqu’à 1,5 fois leur courant nominal, afin de garantir une
couverture et une fermeture indépendantes du temps de manœuvre annoncé par l’opérateur.

Pour les courants nominaux jusqu’à 63 A, ils devront être rotatifs, multicellulaires, en blocs
d’acétate et contacts en argent.

Au-dessus de 63 A, ils devront être à coupure parallèle, agissant sur les contacts en argent.

Ils devront posséder des dimensions empêchant l’échauffement excessif sous l’intensité
nominale.

Les interrupteurs devront être robustes et garantir un nombre élevé de manœuvres.

Leurs calibres sont ceux qui sont indiqués dans le projet. Les interrupteurs différentiels
devront posséder les calibres et les sensibilités qui sont indiqués dans le projet.

3-2 Disjoncteurs

Les disjoncteurs devront être à « coupure dans l’air », équipés avec des relais thermiques et
électromagnétiques, et seront monophasés ou triphasés, sans coupure de neutre, en accord
avec les dessins.

Le pouvoir de coupure des disjoncteurs devra être toujours supérieur aux valeurs des courants
de court-circuit prévues pour les tableaux où ils seront installés, et jamais inférieur à 4500 A
pour la tension de 380 V cos = 0,9.

3-3 Contacteurs

Ils devront être à coupure dans l’air, équipés avec des bobines de commande pour 220 V-50
c/s, bipolaires, tripolaires ou tétra polaires, pour la tension de 220/380 V-50 c/s, équipés avec
des blocs de contacts auxiliaires instantanées avec autant de contacts ouverts et (ou) fermés
que ceux qui sont indiqués dans les schémas électriques respectifs.

Les caractéristiques des pôles devront être conformes aux Normes CEI, en ce qui concerne le
courant thermique maximum (40 °C) ; le pouvoir de coupure et la tension nominale
d’isolement.

Ils seront destinés au courant nominal qui est indiqué sur les dessins. Les pôles devront
posséder des dispositifs de protection contre les contacts directs.
Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 75

4 – Cales métalliques

Les cales métalliques devront être suspendues au plafond au moyen de tirants en acier dûment
fixés à la dalle.

Elles devront être en tôle d’acier, indéformables ou dûment structurées. Elles devront
posséder un traitement efficace contre la corrosion et être peintes convenablement.

Tous les accessoires de fixation des cales devront être dûment dimensionnés, compte tenu des
charges qu’ils devront supporter.

Pour les liaisons entre les divers tronçons de cale, on devra utiliser des accessoires
appropriées, reliés au moyen de vis et d’écrous.