You are on page 1of 6

I - Etude de la variabilité des paramètres qualitatifs de l’eau de mer

pompée
Les océans et les continents sont inégalement répartis à la surface de la terre et les océans
représentent 71% de la surface de la terre et contiennent 97,2% du volume d’eau de notre
planète. D’autre part, l’air qui constitue l’atmosphère, et l’eau qui constitue l’océan sont deux
fluides aux caractéristiques physiques très différentes, et sa chaleur spécifique (capacité à
stocker de la chaleur) est 4 fois plus élevée que celle de l’air. Ces simples considérations mettent
en évidence le rôle potentiel de l’océan dans le climat. [1]

Un kilogramme d’eau de mer contient en moyenne 35g de sels. Le tableau suivant


indique les principaux ions présents dans l’eau de mer. Au total, il y a un excès d’anions par
apport aux cations ce qui donne à l’eau de mer son caractère alcalin (défini par son pH égal à
8,2). [2]

Ions % Total

Chlorure 18,980
Sulfate 2,649
Bicarbonate 0,140 21,861%
Bromure 0,065
Borate 0,026
Fluorure 0,001
Sodium 10,556
Magnésium 1,272
Calcium 0,400 12,621%
Potassium 0, 380
Strontium 0,013

Tableau : Concentrations moyennes des principaux ions de l’eau de mer.

L’hydrologie maritime qui nous intéresse dans ce travail a trait aux propriétés physicochimiques
de l’eau de mer, aux mouvements des masses d’eau de mer, leur répartition et localisation au
sein des mers. Généralement les variations des paramètres de l’eau de mer sont influencées par
des phénomènes qui entrainent des mouvements d’eau de mer, parmi ces phénomènes on note :
[3]

 Le vent, les vagues, la houle


 La marée
 Courant marin
 La pluviométrie

1- Le vent, les vagues, la houle


Le vent n’est autre qu’un mouvement de l’air, causé par l’inégalité de la pression.
Généralement le vent provoque des vagues, et l’ensemble des vagues donnent la houle.
Les houles et les vagues sont des oscillations périodiques du niveau de la mer qui se
manifestent de façon épisodique en fonction d’inégalités des pressions sur la surface.
La distinction entre houles et vagues est assez délicate. On peut dire que la houle est une
oscillation de profit sensiblement sinusoïdale, donc très régulière liée à une dépression mobile
et qui se propage sur de très longues distances. Au contraire, les vagues qui représentent ce que
les marins appellent « la mer du vent » sont des oscillations formées sur place, sous l’influence
d’un vent, à condition que celui-ci dépasse de 1,5 à 2 mètres par seconde. [4]

1-1 Variation vent- salinité


Le régime des vents est caractérisé par une variation saisonnière telle qu’une croissance
progressive de la vitesse de Janvier à Avril, une diminution à partir de Mai pour atteindre le
minimum en Aout. Le vent influence sur la mer par une force de friction, parce que le vent qui
souffle possède une certaine énergie lorsqu’il survole une étendue d’eau se transmet aux
couches de surface. Une partie de cette énergie va créer des ondes de gravité de surface qui
entrainent légèrement l’eau dans leur direction et une autre partie va contribuer à la génération
ou à la création de courants. Leur effet sur la salinité dépend de la température du vent ( froid
ou chaud), tel que le vent contribuant à l’évaporation de l’eau engendre ainsi une augmentation
de la salinité dans la zone balayée par le vent. L’eau de cette zone est devenue plus saline que
celle d’une zone avoisinante ou le vent n’a pas soufflée. [5]

1-2 Variation vent température


La moyenne mensuelles de la température et du vent varient de façon inverse, l’intensité du
vent et maximale entre Janvier et Avril, alors que les températures minimales sont enregistrées
en cette période.
Globalement les océans sont froids, leur température moyenne est de 3,8°C. Elle varie entre –
1,9°C et 30°C.
La température superficielle de l’eau de mer est fonction de l’éclairement solaire, des échanges
thermiques entre mers et atmosphères, et des phénomènes de mélange entre eaux superficielles
et eaux sous- jacentes.
La répartition des températures selon la verticale permet de distinguer entre trois couches d’eau
différentes au niveau de latitudes moyennes :

 La couche de surface (ou couche de mélange) de 50 à 200 m d’épaisseur ou la


température est à peu près homogène. Elle est sous l’effet direct de l’éclairement
solaire et des échanges avec l’atmosphère.
En hiver, elle est sensiblement isotherme. Au printemps, la température superficielle
augmente par absorption d’énergie solaire, et une thermocline dite saisonnière
apparait et continue à se développer durant l’été. En automne, les eaux de surface se
refroidissent, leur densité croit.
 Une couche de transition, de 200 à 1000 m d’épaisseur, de fort gradient de
température : c’est la thermocline permanente.
 Une couche profonde, qui s’étend de la base de la thermocline permanente jusqu’au
fond, caractérisée par des températures faibles et homogènes. [2]
1-3 Variation la houle-turbidité
Lorsque la houle étant faible (hauteur significative des vagues inferieures à 1,5 m). Son
Influence est négligée, et lorsque la houle est plus importante, les concentrations modélisées
des particules en surface augmentent fortement sous l’effet des mouvements des sédiments,
entrainant ainsi une forte turbidité. [6]
D’autre par le vent est alors le principal vecteur de circulation des déchets, puisque ce dernier
emporte le plus souvent des déchets légers vers les cours d’eau pour arriver à la surface de la
mer.

1-4 Variation le vent- huile et graisse

Dans le cas de déversement accidentels de produits pétroliers liquides ou industriel, la pollution


provoquée par ces déversement reste à la surface de l’eau, les courants, le vent emportent ce
pétrole et le rejette sur le littoral ce qu’on appelle une marée noir qui entraine une augmentation
de taux des huiles et graisses. . [7]

2-La marée

Les marées sont en premier lieu une variation d’apparence cyclique de la hauteur d’eau,
la plus grande responsable de ce phénomène est la lune et sa force d’attraction qui s’applique
en tout point de la terre. Le soleil n’est responsable que dans une moindre mesure puisque la
force qu’il induit ne représente que 45% de celle de la lune. . [8]

Les marées ont une amplitude maximale quand la lune et le soleil sont sensiblement
allogènes avec la terre, les forces d’attraction s’additionne et les marées dites marées de vives
eaux. Elles sont minimales quand les actions des deux astres se contrarient, c’est les marées
de mortes eaux. [9]

2-1 Variation marée – turbidité

A l’échelle spatiale, le taux de la turbidité augmente à marée haut par rapport à marée basse,
cette forte augmentation est liée aux vents. . [6]

3-Courant marin
En générale, la formation des courants marins est liée à un facteur thermique auquel il
convient d’ajouter l’action des vents et la salinité des masses d’eau.
On distingue deux types de courant marins :
 Les courants de surface formés par l’action des vents

Les courants de profondeur provoqués par des différences de densité de l’eau (en
fonction de la température et la salinité). [10]
3-1 Courant marin –turbidité
Les courants marins ont également un rôle crucial dans le transport et la répartition des
déchets présents en mer, on peut dire que les courants marins jouent un rôle véritable (voies
navigables) à transporter les déchets emmène aussi les matières en suspension, colloïdes et les
matières fins. [11]

4- Précipitation
La durée, l’intensité et la variation saisonnière des pluies en un endroit donné varient
considérablement d’une année à l’autre, généralement, les précipitations pluviométriques se
trouvent dans la période s’étalant entre Septembre et Mars de chaque année.

4-1 Variation précipitation- salinité


La salinité est le caractère essentiel de l’eau de mer. la salinité dépend essentiellement de
l’équilibre entre l’évaporation et les précipitations et aussi les phénomènes de mélange entre
eaux superficielles et eaux sous-jacents. Ainsi la salinité diminue fortement en saison humide
(phénomène de dilution), tel que le minimum de salinité correspondant au maximum de pluies,
contrairement les effets de très forte évaporation entrainent une augmentation de la salinité de
la surface.
Selon la profondeur, la variation de salinité dépend de la circulation océanique. Néanmoins,
à des profondeurs supérieures à 2000 m, elles sont assez constantes. [2]

Ces paramètres influencent aussi sur autre paramètres tel que :


Une élévation de la température même qu’une augmentation de la salinité entraine une
diminution de la solubilité de CO2, contrairement une augmentation de la solubilité de CO2,
provoque une diminution du pH par conséquence l’acidification de l’eau de mer.
Autre part, une augmentation de la température ainsi la demande biologique provoquent une
diminution de l’oxygène dissous, généralement dans les eaux superficielles, il y a souvent une
sursaturation du fait de l’activité photosynthétiques, ce dernier phénomène liée aussi avec les
éléments nutritifs, tel que la concentration des sels nutritifs dans les eaux de mer est faible (0,02
à 0,03%) et varie dans l’espace et dans le temps à cause même ce leur rôle biologique. [2]

 L’azote

L’azote nutritif se trouve dans les eaux de mer sous forme d’ion ammonium, nitrite, et
nitrate.
Le premier stade de la minéralisation de l’azote organique est l’ammoniaque, les ions NH4+,
dont la concentration est généralement faible et ne semble pas varie avec la profondeur, sont
directement utilisables par certaines plantes, les algues unicellulaire en particuliers. Mais la
majeure partie est oxydée par les bactéries dites nitrifiantes en nitrites, puis en nitrates. La
transformation ammoniaque–nitrites semble se faire principalement dans la couche
superficielle ou s’effectue la photosynthèse. C’est là où les nitrites sont généralement les plus
abondants. La teneur en nitrates, elle croit avec la profondeur pour passer généralement par un
maximum entre 500 et 1000 m de profondeur correspondant au maximum de minéralisation de
la matière organique.
La photosynthèse entraine au printemps un appauvrissement en sels azotés. [2]
 Le phosphore
Le phosphore nutritif se trouve principalement sous forme d’ions HPO42- et PO4 3- .
Le phosphore inorganique est assimilé par les plantes et transformé en matière organique. Le
phosphore organique repasse à l’état minéral soit sous l’action d’enzymes sécrétées par les
cellules végétales (phosphatases) ou par l’appareil digestif des animaux, soit sous l’action des
bactéries.
Comme pour les nitrates la teneur des eaux de mer en phosphore augmente avec la profondeur,
avec également un maximum vers 800 à plus de 1000 m, la concentration en phosphore
inorganique peut être nulle en surface et dépasse 3u.at.g /litre dans les eaux profondes. [2]

 Le silicium dissous
La majeur partie de silicium dissout dans les eaux de mer se présente sous forme de sels de
l’acide ortho silicique (Si(OH) 4). Sa concentration varie entre 0,02 ou même 0,01mg de Si /l,
au printemps dans les couches superficielles, lorsque les Diatomées en consomment beaucoup,
et 3 à 4 mg Si/l dans les eaux profondes.
La teneur des eaux en silicates augmente avec la profondeur à cause de la dissolution des
carapaces siliceuses au cours de leur sédimentation.
La teneur des eaux superficielles en silicium dissout subit des variations saisonnières
importantes. Avec une diminution au mois de Mars et augmentation en Septembre. [2]
Référence :
[1] BOURLES, .B, 2009.-Introduction à l’océanographie physique.
[2] A.Errhif. «Biodiversité et gestion des écosystèmes aquatiques», Faculté des sciences Ain
Chock, Casablanca, 2016.
[3] http://archimer.ifremer.fr/doc/00106/21730/19303.1989

[4] Jean-Marie PÈRES, « OCÉANS ET MERS (Eaux marines)-Mouvements », En cyclopedia


Universalis France.

[5] http://mren3.univ-littoral.fr/~alexei/pub/OU_OCEANO_CALAIS/cours3ek

[6] Frack Levoy, chanal Bonnot –Courtois, Olivier Monfor, Claude Larsonneur, «Génie
Civil-Génie Côtier», Dynamique sédimentaire et transport particulières, France, 13-14-15 mai
1998, pp.130-136
[7] El Mostafa MTAIRAG. Ecotoxicologie,Département de biologie, Ain Chock.Casablanca.
(2017).

[8]Odile Guérin (1996).comprendre les marées. Ouest France.

[9] Mouhamat SECK. (2003).inondation à l’embouchure du fleuve Sénégal : hydraulique


fluviale et aménagements. Ecole Inter Etats ingénieurs de l’équipement Rural/Faso-DESS
[10] http://cds27.e-monsite.com/pages/l-origine-des-courants-marins.html
[11] Dalsøren, SB et al. (2009) Update on emissions and environnemental impacts from the
international fleet of ships: the contribution from major ship types and ports.