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UNIVERSITE KASDI MERBEH OUERGLA - ALGERIE

FACULTE DES HYDROCARBURES ET DES ENERGIERS


RENOUVLABLES ET DES SCIENCES DE LA TERRE ET DE L’UNIVERS

DEPARTEMENT DES SCIENCES DE LA TERRE ET DE L’UNIVERS

COURS

TECTONIQUE DES PLAQUES

Pour les 2 ème


annéeS LMD

Enseignant : BOUTRIKA Rabah


Tectoniques des plaques

SOMMAIRE

I. La dynamique de la Terre (Géodynamique) (La dérive des continents)……………………3


I.1. Le parallélisme des côtes…………………...………………………………………….3
I.2. La répartition géographique de certains fossiles……………………………………….4
I.3. Les traces d'anciennes glaciations……………………………………………………...5
I.4. La correspondance de certaines structures géologiques………………………………..6

II. La structure interne de la terre…….………………………………………………………...8

III : La tectonique des plaques………………………………………………………..………11


III.1. Les frontières divergentes………………………………………………………..….13
III.2. Les frontières convergentes………………………………………………………….17
III.3. Les frontières transformantes………………………………………………………..20

IV. Plaques tectoniques…………………………………………………………………...24-26

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Tectoniques des plaques

CHAPITRE -I-

I. La dynamique de la Terre (Géodynamique)

I. La dérive des continents

I.1. Le parallélisme des côtes

I.2. La répartition géographique de certains fossiles

I.3. Les traces d'anciennes glaciations

I.4. La correspondance de certaines structures géologiques

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Tectoniques des plaques

I- LA DYNAMIQUE DE LA TERRE (GEODYNAMIQUE) (LA DERIVE DES


CONTINENTS)
C'est Alfred Wegener (un physicien-météorologue) qui, au début du 20è siècle, a développé la
théorie de la "dérive des continents". Selon cette théorie, les continents actuels sont tous issus
d'un même bloc originel, la Pangée [Photo_1].

A un moment donné de l'histoire géologique, la Pangée se serait fragmentée et les blocs


auraient dérivés les uns par rapport aux autres pour former les continents actuels.
La théorie de la dérive des continents est basée sur 4 observations majeures :
 le parallélisme des côtes ;
 la répartition géographique de certains fossiles ;
 les traces d'anciennes glaciations ;
 la correspondance de certaines structures géologiques.

I.1. LE PARALLELISME DES COTES


Quand on examine un globe terrestre ou un planisphère, on remarque facilement la
complémentarité des lignes côtières entre l'Amérique du Sud et l'Afrique [Photo_2], ce qui
suggère que ces deux continents sont les deux morceaux d'un même bloc.

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Tectoniques des plaques

I.2. LA REPARTITION GEOGRAPHIQUE DE CERTAINS FOSSILES


De part et d'autre de l'Atlantique, on a retrouvé certains fossiles de plantes et d'animaux
terrestres assez caractéristiques, datant de 240 à 260 Ma [Photo_3].

Le concept de mégacontinent permet de proposer des aires de répartition cohérentes pour ces
organismes [Photo_4] :

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Tectoniques des plaques

I.3. LES TRACES D'ANCIENNES GLACIATIONS


Des indices montrent qu'il y a 250 Ma, certaines portions des continents actuels étaient
recouvertes par une calotte glaciaire. On a même pu identifier le sens d'écoulement des
glaciers de l'époque [Photos5 & 6] :

Problèmes soulevés :
 il est plus qu'improbable qu'il ait pu y avoir glaciation sur des continents se trouvant dans
la zone tropicale (sud de l'Afrique, Inde) ;
 il est anormal que l'écoulement des glaces se fasse vers l'intérieur d'un continent (des
points bas vers les points hauts).
La répartition sur la Pangée montre que le pôle Sud était recouvert d'une calotte glaciaire et
l'écoulement de la glace se faisait (comme il se doit) en périphérie de la calotte [Photo_6] :

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I.4. LA CORRESPONDANCE DE CERTAINES STRUCTURES GEOLOGIQUES


Lorsque l'on essaye de faire un puzzle, il ne suffit pas que les pièces s'emboîtent bien, il faut
également que l'image soit cohérente sinon cela veut dire que la pièce n'est pas à la bonne
place. Dans le cas du puzzle des continents, non seulement y a-t-il une concordance entre les
côtes, mais il y a aussi une concordance entre les structures géologiques à l'intérieur des
continents …
Si on examine par exemple les structures géologiques aujourd'hui présentes en Afrique et
Amérique du Sud [Photo_7], on trouve des ensembles de roches très anciennes (> 2Ga), qu'on
appelle des boucliers.

Si on examine de plus prés les petits morceaux de boucliers situés dans la région de São Luis
et de Salvador, on remarque que ces morceaux se rattachent parfaitement aux boucliers ouest-
africain et angolais [Photo_8] :

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Tectoniques des plaques

... l'image du puzzle est cohérente.


On retrouve également une correspondance des structures géologiques entre l'Amérique du
Nord, l'Europe et l'Afrique [Photo_9] :

Trois chaînes de montagnes, aujourd'hui séparées par l'Océan Atlantique, ne forment qu'une
seule chaîne continue si on rapproche les continents :
 les Appalaches (Est de l'Amérique du Nord) ;
 les Mauritanides (nord-est de l'Afrique) ;
 les Calédonides (Iles Britanniques, Scandinavie) ;
On sait aujourd’hui que ces chaînes se seraient formées en même temps entre 470 et 350 Ma
(Ordovicien-Silurien-Dévonien : orogénèse "Calédonienne").

A l'époque où Wegener a présenté ses idées (1915), sa théorie n'a pas du tout convaincu car il
ne proposait aucun mécanisme pour expliquer la dérive. Il faudra attendre plus de 40 ans pour
que ses idées refassent surface et qu'on se mette à la recherche du mécanisme de dérive qu'il
lui manquait. Entre autre il avait manqué à Wegener les données fondamentales sur la
structure interne de la Terre.

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Tectoniques des plaques

CHAPITRE –II-

LA STRUCTURE INTERNE DE LA TERRE

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Tectoniques des plaques

II. LA STRUCTURE INTERNE DE LA TERRE


Lorsque qu'il se produit un tremblement de terre, il y a une émission d'ondes sismiques dans
toutes les directions. C'est l'analyse du comportement de ces ondes qui a permis de déduire la
structure interne de la Terre (sorte d'échographie) : certains types d'ondes se propagent autant
dans les liquides, les solides et les gaz, alors que d'autres types ne se propagent que dans les
solides. D'autre part, La vitesse de propagation des ondes sismiques est fonction de l'état et de
la densité de la matière.
Aujourd'hui, on sait que l'intérieur de la Terre est constitué d'un certain nombre de couches
superposées, qui se distinguent par leur état solide, liquide ou plastique, ainsi que par leur
densité [Photo_10] :
 au centre : le noyau, qui se divise en :
 noyau interne solide ;
 noyau externe liquide ;

 puis le manteau, qui se divise en :


 manteau inférieur solide ;
 manteau supérieur principalement plastique, mais dont la partie tout à fait supérieure
est solide;

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Tectoniques des plaques

 finalement, la croûte (ou écorce), qui compte pour moins de 2% en volume et qui est
solide.
Deux discontinuités importantes séparent croûte, manteau et noyau [Photo.10] :
 la discontinuité de Mohorovicic (moho) qui marque un contraste de densité entre la croûte
terrestre et le manteau ;
 la discontinuité de Gutenberg qui marque aussi un contraste important de densité entre le
manteau et le noyau.

La couche plastique du manteau supérieur est appelée asthénosphère, alors qu'ensemble, les
deux couches solides qui la surmontent, soit la couche solide de la partie supérieure du
manteau supérieur et la croûte terrestre, forment la lithosphère.
On reconnaît deux types de croûte terrestre :
 la croûte océanique, celle qui en gros se situe sous les océans, et qui est formée de roches
basaltiques de densité 3,2 et qu'on nomme aussi SIMA (silicium-magnésium) ;
 la croûte continentale, celle qui se situe au niveau des continents, et qui est plus épaisse à
cause de sa plus faible densité (roches cristallines de densité 2,7 à 3) et qu'on nomme
SIAL (silicium-aluminium).
La couverture sédimentaire est une mince pellicule de sédiments produits et redistribués à la
surface de la croûte par les divers agents d'érosion (eau, vent, glace) et qui compte pour très
peu en volume.

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CHAPITRE –III-

III : La tectonique des plaques

III.1. Les frontières divergentes

III.2. Les frontières convergentes

III.3. Les frontières transformantes

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Tectoniques des plaques

III : LA TECTONIQUE DES PLAQUES


A partir de la seconde guerre mondiale, l'exploration des fonds océaniques est devenue un
enjeu stratégique. De nombreuses études ont été lancées :
 Topographie des fonds océaniques (sonar) [Photo_11] ;
 Profils magnétiques ;
 Forages sous marins ;
Grâce à ces études, on sait que la lithosphère est aujourd'hui "découpée" en 14 plaques rigides
(14) [Photo_11] :

Ces plaques bougent les unes par rapport aux autres en "glissant" sur l'asthénosphère. Des
études ont montré que le "moteur" de ce déplacement est la désintégration radioactive de
certains éléments chimiques dans l'asthénosphère [Photo_12 »]. Les flux de chaleur dégagés
par les réactions de désintégration radioactive produisent des cellules de convection dans le
manteau, qui entraînent les plaques lithosphériques.

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Tectoniques des plaques

Ces mouvements définissent trois types de frontières entre les plaques :

 les frontières divergentes, là où les plaques s'éloignent l'une de l'autre (ici, entre les
plaques A et B, et D et E) ;

 les frontières convergentes, conséquence de la divergence (ici, entre les plaques B et C, et


D et C) ;

 les frontières transformantes, lorsque deux plaques glissent latéralement l'une contre
l'autre, le long de failles. Ce type de limites permet d'accommoder des différences de
vitesses dans le déplacement de plaques les unes par rapport aux autres, comme ici entre
A et E, et entre B et D, ou même des inversions du sens du déplacement, comme ici entre
les plaques B et E.

III.1. LES FRONTIERES DIVERGENTES


Nous savons [Photo_13] qu'il existe un flux de chaleur qui va du centre vers l'extérieur de la
terre, causé par la désintégration radioactive de certains éléments chimiques, et qui engendre
des cellules de convection dans le manteau plastique (asthénosphère).

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Tectoniques des plaques

A cause de cette convection, il y localement une concentration de chaleur, qui conduit à :


 une dilatation du matériel chauffé, ce qui explique le soulèvement au niveau des dorsales
océaniques (ex : dorsale médio-Atlantique) [Photo_14] ;
 une fusion partielle du manteau qui produit du magma.

La convection est le moteur du tapis roulant, entraînant la lithosphère océanique de part et


d'autre de la dorsale. Entre ces deux plaques divergentes, la venue de magma crée de la
nouvelle croûte océanique. Le schéma suivant [Photo_14] est un gros plan de la zone de
divergence :

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Tectoniques des plaques

L'étalement des fonds océaniques crée dans la zone de dorsale, des tensions qui se traduisent
par des failles d'effondrement et des fractures ouvertes, ce qui forme au milieu de la dorsale,
un fossé d'effondrement qu'on appelle un rift océanique.
Le magma produit par la fusion partielle du manteau s'introduit dans les failles et les fractures
du rift. Une partie de ce magma cristallise dans la lithosphère, alors qu'une autre est expulsée
sur le fond océanique sous forme de lave et forme des volcans sous-marins. C'est ce magma
cristallisé qui forme de la nouvelle croûte océanique à mesure de l'étalement des fonds.
C'est donc ainsi qu'il se crée perpétuellement de la nouvelle lithosphère océanique au niveau
des frontières divergentes, c'est-à-dire aux dorsales médio-océaniques. Ce sont ces processus
qui expliquent comment s'est formé un océan comme l'Atlantique, ...

Les schémas qui suivent illustrent les quatre étapes de la formation d'un océan
[Photo_15].

L'accumulation de chaleur sous une plaque continentale cause une dilatation de la matière qui
conduit à un bombement de la lithosphère. Il s'ensuit des forces de tension qui fracturent la
lithosphère et amorcent le mouvement de divergence. Le magma viendra s'infiltrer dans les
fissures, ce qui causera par endroits du volcanisme continental.
La poursuite des tensions produit un effondrement en escalier de la lithosphère [Photo_16],
ce qui produit une vallée appelée un rift continental. Il y aura des volcans et des épanchements
de laves le long des fractures. Le Grand Rift africain en Afrique orientale [Photo_16] en est
un bon exemple.

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Tectoniques des plaques

Avec la poursuite de l'étirement, le rift s'enfonce sous le niveau de la mer [Photo_16] et les
eaux marines envahissent la vallée. Deux morceaux de lithosphère continentale se séparent et
s'éloignent progressivement l'un de l'autre. Le volcanisme sous-marin forme un premier
plancher océanique basaltique (croûte océanique) de part et d'autre d'une dorsale
embryonnaire; c'est le stade de mer linéaire, comme par exemple la Mer Rouge.

L'élargissement de la mer linéaire par l'étalement des fonds océaniques [Photo_17] conduit à
la formation d'un océan de type Atlantique, avec sa dorsale bien individualisée, ses plaines
abyssales et ses plateaux continentaux correspondant à la marge de la croûte continentale.
Rem : Islande = partie émergée de la dorsale médio-Atlantique [Photos_18]

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Tectoniques des plaques

III.2. LES FRONTIERES CONVERGENTES


Aujourd'hui, les scientifiques sont assez d'accord pour dire que la terre n'est pas en expansion.
Le fait que les plaques grandissent aux frontières divergentes implique qu'il faudra détruire de
la lithosphère ailleurs pour maintenir constante la surface terrestre. Cette destruction se fait
aux frontières convergentes [Photo_19] :

La destruction de plaque se fait par l'enfoncement dans l'asthénosphère d'une plaque sous
l'autre plaque (phénomène de subduction), et par la "digestion" de la portion de plaque
enfoncée dans l'asthénosphère.
Lorsque deux plaques océaniques convergent l'une vers l'autre [Photo_20], c'est généralement
la plus vieille (plus dense) qui s'enfonce sous l'autre.

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Tectoniques des plaques

L'asthénosphère "digère" peu à peu la plaque lithosphérique. Il se produit un phénomène de


fusion partielle de la plaque engloutie. Le magma résultant (liquide), moins dense que le
milieu ambiant, monte vers la surface. Une grande partie de ce magma reste emprisonnée
dans la lithosphère, mais une partie est expulsée à la surface, produisant des volcans sous la
forme d'une série d'îles volcaniques sur le plancher océanique. De bons exemples de cette
situation se retrouvent dans le Pacifique-Ouest (ex : fosse des Mariannes) [Photo_25].

Voir aussi :
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosgeol/01_decouvrir/02_subduction/01_zones/00_intro.htm#
Lorsque la convergence concerne une plaque océanique et une plaque continentale, c'est
toujours la plaque océanique (plus dense) qui s'enfonce sous la plaque continentale
[Photo_21].
Comme dans le cas précédent, on a une remontée de magma résultant de la fusion partielle de
la plaque océanique. La plus grande partie du magma restera emprisonnée dans la lithosphère
continentale. Le magma qui aura réussi à se frayer un chemin jusqu'à la surface formera une
chaîne de volcans sur les continents. Les volcans de Cordillères des Andes en Amérique du
Sud, liés à la fosse du Pérou-Chili, sont un bon exemple de cette situation [Photo_22].

Lorsque le mécanisme de convergence fonctionne depuis un certain temps, le matériel


sédimentaire qui se trouve sur les fonds océaniques et qui est transporté par le tapis roulant
vient se concentrer au niveau de la zone de subduction pour former un "prisme d'accrétion".

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Tectoniques des plaques

A un stade avancé, la convergence de deux plaques continentales provoque la fermeture


progressive de l'espace océanique [Photo_23].

Le matériel sédimentaire du plancher océanique, plus abondant près des continents, et celui du
prisme d'accrétion se concentrent de plus en plus; le prisme croît.
Lorsque les masses de lithosphère continentale entrent en collision, le mécanisme se coince:
le moteur du déplacement (la convection dans le manteau supérieur) n'est pas assez fort pour
enfoncer une des deux plaques dans l'asthénosphère à cause de la trop faible densité de la
lithosphère continentale par rapport à celle de l'asthénosphère. Tout le matériel sédimentaire
est comprimé et se soulève pour former une chaîne de montagnes où les roches sont plissées
et faillées [Photo _24]. Des lambeaux de la croûte océanique peuvent même être coincés dans
des failles [Photo_25]. C'est la soudure entre deux plaques continentales pour n'en former
qu'une seule.

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Tectoniques des plaques

Toutes les grandes chaînes de montagnes plissées ont été formées par ce mécanisme. Un bon
exemple récent de cette situation, c'est la soudure de l'Inde au continent asiatique, il y a à
peine quelques millions d'années, avec la formation de l'Himalaya.

III.3. LES FRONTIERES TRANSFORMANTES


Les frontières transformantes correspondent à de grandes failles qui affectent toute l'épaisseur
de la lithosphère. Ces failles permettent [Photo_24] :

 d'accommoder des différences dans les vitesses de déplacement des plaques ;

 d'accommoder des mouvements opposés entre les plaques ;

 de faire le relais entre des limites divergentes et convergentes.

La fameuse faille de San Andreas en Californie est un bon exemple de cette situation
[Photo_25]. Elle constitue la limite entre trois plaques : plaque du Pacifique, plaque de Juan
de Fuca, et plaque de l'Amérique du Nord. Elle assure le relais du mouvement entre la limite
divergente de la dorsale du Pacifique-Est, la limite divergente de la dorsale de Juan de Fuca,
et la limite convergente des plaques Juan de Fuca / Amérique du Nord.

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Tectoniques des plaques

Examinons maintenant les vitesses de déplacements des plaques. Les taux de divergence et de
convergence ne sont pas identiques partout [Photo_26] :

 la divergence varie de 1,8 à 4,1 cm/an dans l'Atlantique et de 7,7 à plus de 18 cm/an
dans le Pacifique ;

 la convergence se fait à raison de 3,7 à 5,5 cm/an dans le Pacifique ;

 à noter le taux de déplacement latéral relatif le long de la faille de San Andreas en


Californie (environ 5,5 cm/an).

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Tectoniques des plaques

En résumé ...
La terre est un système où toutes les pièces, tous les éléments, forment une grande machine
mue par la thermodynamique.

Le moteur est constitué par l'action combinée de la gravité terrestre et des grandes cellules de
convection dans le manteau résultant du flux de chaleur qui va du centre vers l'extérieur de la

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Tectoniques des plaques

terre, un flux de chaleur qui est relié à la décomposition des éléments radioactifs contenus
dans les minéraux constitutifs du manteau.
Ces cellules concentrent de la chaleur dans leur partie ascendante, ce qui cause une fusion
partielle du manteau tout à fait supérieur et une expansion des matériaux. C'est cette
expansion qui produit une dorsale médio-océanique linéaire*.
L'écoulement de l'asthénosphère sous la lithosphère rigide entraîne cette dernière; il en
découle des tensions au niveau de la dorsale, causant la divergence et le magmatisme associé.
Ainsi, il y a formation continuelle de nouvelle lithosphère océanique au niveau de la dorsale
et élargissement progressif de l'océan.
En contrepartie, puisque le globe terrestre n'est pas en expansion, il faut détruire de la
lithosphère, ce qui se fait par enfoncement de lithosphère océanique dans les zones de
subduction qui correspondent aux fosses océaniques profondes pouvant atteindre les 11 km
(fosse des Marianes). Les dorsales sont disséquées par des failles dites transformantes pour
accomoder des différences de vitesses de divergence.

* A noter que l'iconographie de la tectonique des plaques présente toujours les dorsales
comme des droites sur un plan. En fait, il faut bien comprendre que, la terre étant une sphère,
le parcours de la dorsale est linéaire sur la surface de cette sphère. On représente aussi les
cellules de convection en deux dimensions; il faut faire un effort d'abstraction pour se les
représenter en trois dimensions, à l'intérieur de la sphère.

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Tectoniques des plaques

CHAPITRE –IV-

PLAQUES TECTONIQUES

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Tectoniques des plaques

Plaques tectoniques

Carte des principales plaques tectoniques (attention les surfaces sont déformées par la
projection de Mercator)

Plaques majeures :

Plaque pacifique Plaque de Nazca


Plaque eurasienne Plaque indienne
Plaque africaine Plaque philippine
Plaque antarctique Plaque arabique
Plaque nord-américaine Plaque de Cocos
Plaque australienne Plaque caraïbe
Plaque sud-américaine Plaque Juan de Fuca

Plaque mineure :

Plaque Scotia

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Tectoniques des plaques

Vitesse et direction de différents points des plaques lithosphériques

Les plaques tectoniques ou plaques lithosphériques sont des fragments de la lithosphère qui
résultent de son découpage à la manière d'un puzzle par un système de failles, de dorsales, de
rifts et de fosses de subduction. Les plaques lithosphériques se déplacent de quelques
centimètres par an dans des directions différentes, ce qui entraîne la formation de zones de
divergence, de subduction,
de collision et de coulissage.

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