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Effets de température

Les barrages à contreforts présentent lors de leur construction de grandes surfaces


coffrées. permettant un refroidissement aisé du béton En règle générale. il n'est pas
nécessaire de prévoir des dispositifs de refroidissement artificiel
Par contre. les variations de température jouent un rôle considérable dans l'état de
contrainte interne de l'ouvrage, sous charges normales Les contreforts sont des
structures relativement minces: ils réagissent donc immédiatement aux variations de
température. En cas de conditions climatiques extrêmes. les gradients de température
entre la tête et l'âme du contrefort peuvent être très importants. Des contraintes
de traction importantes peuvent de ce fait apparaître.
La figure 3.14 montre la répartition de la température dans le béton selon une coupe
horizontale située à l'axe d'un contrefort d'un barrage exposé à un climat aride. On
constate que la température est de 15 °C à l'amont. à proximité du parement en
contact avec la retenue. A l'aval, où l'âme est mmce, en contact avec l'atmosphère et
soumis à l'ensoleillement, la température atteint près de 40 °C.

On peut calculer pour tous les matériaux isotropes la variation de longueur et donc de
volume en fonction de la variation de température :

avec : L   .L .T
0

 ΔL la variation de longueur en mètre (m) ;


 α le coefficient de dilatation linéaire en kelvin puissance moins un (K -1) ;
 L la longueur initiale en mètre (m) ;
0
 ΔT = T - T la variation de température en kelvin (K) ou en degré Celsius (°C).
0
Remarque : puisqu'on utilise une variation (une différence de température) la différence
d'origine entre kelvin et degré Celsius s'annule, la distinction n'est donc pas nécessaire.

On peut aussi directement calculer la longueur en fonction de la température :

avec : 0 0
 
LT   L  L  L 1   T  T
0

 L(T) la longueur en mètre (m) en fonction de la température ;
 T la température considérée en kelvin (K) ou en degré Celsius (°C) ;
 T la température initiale en kelvin (K) ou en degré Celsius (°C).
0

Béton : α = 14 × 10- 6 K-1

Les matériaux cristallins non cubiques présentent une dilatation thermique anisotrope

Entre l’hiver et l’été, la variation de déformation verticale ne dépend que de la variation de


température de l’air :

1
   0e T 'T dx
e
En hiver, l’air (T1) est plus froid (température T1) que l’eau (T2). Il s’exerce une traction
biaxiale, dont la valeur maximale est du côté de l’air.

E T2  T1
 longitudin 
1  2

E   T  T1
 (T - T )   2

   T 
transvers 1   0 1  2 0 
  
exemple :

- module d’Young : E = 40 000 MPa ; coefficient de Poisson :  = 0.2


- coefficient de dilatation thermique : a = 14. 10 6 °C
- température au moment de la construction : T0 = 20°C
- température côté air : en hiver, T1 = −40°C ; en été, T1 = 20°C
- température côté eau : T2 = 0°C

les déformations,
60
  1.2  14.10-6   5.04  10 -4
2
Sur la hauteur de 200 m, le déplacement vaut donc environ 10 cm ! Il faut impérativement
tenir compte des dilatations dans la conception de ce type d’ouvrage.

les contraintes

40000 14.10-6  40
 longitudin   14MPa
(1 - 0.2)  2
-6
  40000  14.10 ((20  40)  0.2  (-20 - 20))  36,4MPa
transvers 0.8

Les valeurs obtenues sont suffisantes pour produire des fissures (le béton résiste à moins
de 10 MPa en traction).